Dans « Gonzaï », on voit bien d’où vient la première partie du mot (de « gonzo », genre journalistique subjectif et speedé créé par Hunter S. Thompson). Mais la terminaison vient-elle de « banzaï » (pour le côté rentre-dedans) ou de « bonsaï »(la devise du site : « Seul le détail compte ») ? (Télérama, novembre 2008)

Gonzaï est un média fondé en Mars 2007, à Paris.

Gonzaï est un magazine imprimé sur du papier virtuel (comprendre : sur Internet), tourné vers les cultures de demain et celle, « culte », devenue intemporelle. Brandissant le parti-pris comme un dogme rédactionnel, Gonzaï s’inspire du gonzo journalism (H. S. Thompson, Lester Bangs) et s’affirme comme un prescripteur en matière de rock, pop, littérature, art et ses différents mouvements. Domicilié au 9, villa de Guelma, 75018 Paris, ce collectif éditorial et artistique rassemble une quarantaine de contributeurs disséminés aux quatre coins du globe, parmi lesquels des reporters, chroniqueurs, auteurs, photographes, réalisateurs, illustrateurs, graphistes, et quelques animaux sauvages.

Ce collectif est d’abord incarné par le site www.gonzai.com, web-magazine culturel prescripteur s’imposant le parti-pris comme dogme avec près de 150.000 visiteurs uniques mensuels. Plus de 2000 articles parus depuis sa création, une cinquantaine de vidéos, interviews et reportages disponibles sur sa chaîne vidéo (http://www.dailymotion.com/Gonzai_mag), les publications hebdomadaires de Gonzaï sont parfois attendues avec excitation par les « professionnels de la profession » et sueur dans le dos par ses détracteurs. Reconnu et parfois même encensé par la presse (Technikart, Magic, Elle, Isa, etc), la radio (Le Mouv), Gonzaï dispose aujourd’hui d’une revue de presse (voir plus bas) à faire rougir les timides.

Fort de son expérience en création média, défrichage et gestion d’ensembles éditoriaux, le collectif Gonzaï travaille en parallèle sur plusieurs projets qui, bien que différents, respectent toujours les valeurs défendues par ses créateurs : liberté, subjectivité, fraternité.

GREEN ROOM SESSION: Gonzaï conçoit et rédige « Le Mag » pour le site Green Room Session, dessinant sous sa plume l’actualité musicale tendance de France et d’ailleurs. Chroniques, interviews et live report au bagou pétillant pour fêtards positivistes : Nightclubbing et lunettes noires pour nuits blanches.

http://www.greenroomsession.fr/mag/

ORANGE INNOVATION: Pour la web TV Orange Innovation, Gonzaï développe et réalise intégralement une série de reportages accessibles sur les nouvelles technologies. D’abord avec MOquête à la rencontre de ceux qui font la modernité ; puis via l’émission Gen Y où la Net génération remet ses aînés à niveau quant aux nouveaux outils numériques. Un lasso lancé à l’assaut de la vidéo 2.0.

http://www.orange-innovation.tv/webtv/moquete/liste_video-109-fr
http://www.orange-innovation.tv/webtv/gen-y/liste_video-109-fr

LUXE INTÉRIEUR (LE DIABLE VAUVERT) : Plutôt que de jouer le classique tango double vitesse en se lançant dans l’impression papier, le collectif balance la revue numérique Luxe Intérieur en partenariat avec les éditions du Diable Vauvert. Lancée au salon du livre 2009, Luxe Intérieur est la première revue digitale à être éditée (chez, rappelons-le, l’éditeur de Nicolas Rey, Irvine Welsh, Coralie Trinh Thi, Virginie Despentes, etc) et devance l’iPad de trois mois en enterrant le maquettage double page droite-gauche symbole du pdf vieillissant, comme ses nombreux auteurs.

http://www.luxe-interieur.com/

LES SOIRÉES FEAR & LOATHING : Spécialisé depuis ses débuts dans l’événementiel et les soirées, Gonzaï a toujours eu un pied coincé dans la porte des backstages : depuis sa création, le collectif a organisé une douzaine de soirées Fear & Loathing dans les clubs parisiens de toute taille (La Mécanique Ondulatoire, Les Disquaires, le Divan du Monde, L’International, Le Social Club…) et découvert quelques artistes (Alister, Koudlam, Zombie Zombie, Turzi, Mustang, Young Michelin), devenus depuis stars sur papier imprimé. Le collectif a également rejoint le squat de la Gare aux Gorilles en 2009 avec les soirées Squat The Fuck, événements DIY qui rassemblent chaque soir trois groupes souvent ni signés en label ni bien coiffés, et une foule vêtue de peaux de bêtes et de chaussures de créateurs.

Trois ans après ses débuts, Gonzaï est toujours en selle, et continue sa conquête du world wild web. Au cas où vous chercheriez un pistolero du verbe à contacter, Gonzaï a une résidence secondaire sur Facebook, un Twitter pour les vacances de neige, et conserve une garçonnière Myspace sans toutefois y faire le ménage. Et pour (tout) le reste : desk(at)gonzai.com.

Vous avez bien bien évidemment le droit de ne pas souscrire à cette doctrine/manifeste, encore faudra-t-il nous montrer que vous savez faire mieux. Gonzaï, ou l’art de connaître beaucoup sur peu de choses. Car dans un monde globalisant et réducteur, seul le détail compte.

La direction