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Barouh d’honneur

« Il y a des années où l'on a envie de ne rien faire ». C’était le slogan du label fondé en 1965 par Pierre Barouh, et ce fut aussi pendant longtemps le destin fainéant du papier qui suit, résultat d’une rencontre en 2010 avec l’homme derrière Areski, Fontaine ou Higelin. Homme de cinéma autant que de musique, il est décédé le 28 décembre dernier dans l’insouciance générale des fêtes. Cet article tente de lui rendre un hommage tardif. Histoire d’un homme et d’une flemme.

Être pionnier en France, c’est souvent passer les dix premières années de sa vie à créer et les vingt suivantes à attendre que la vie vous rattrape. Pierre Barouh était, puisqu’il faut désormais conjuguer son histoire au passé, l’un de ces mecs trop en avance. Un artiste jamais vraiment remonté à la bonne heure, et pour cette bonne raison en éternel décalage. Vaste tragédie que celle du passeur. Mais c’est comme ça.

Depuis ses débuts à l’affiche du plus célèbre des films de Lelouch,  Un homme et une femme, Pierre Barouh sert invariablement la même histoire à qui veut bien l’entendre. Ils ne sont pas nombreux, hélas, à avoir pris le temps de l’écouter. Pourtant, à sa façon, Barouh est une pièce clef du mécanisme, un pied de chaise pas vraiment stable qui s’est balancé pendant cinquante ans. Acteur, musicien, patron du plus vieux label français indépendant – Saravah, créé en 1965, poète à ses heures perdues, l’homme était un voyageur qui défrichait tout ce qui ressemble de près ou de loin à quelque chose d’invendable : la bossa nova, Brigitte Fontaine, Jacques Higelin, Jean-Claude Vannier, la world music, Lewis Furey. Tous se sont fait pousser dans le dos par Pierrot. Dans l’avant mai 68, il a pris son bâton de pèlerin, parcouru le monde sans attendre qu’il vienne à lui. De lui justement, il dit se résumer « à un promeneur qui ne marcherait pas sur deux kilomètres », peu soucieux du silence médiatique qui l’entoure en France et des journalistes qui s’épuisent à ressasser les vieux clichés – son premier rôle chez Lelouch, son court mariage avec Anouk Aimée, la chanson À bicyclette écrite pour Yves Montand. Quand on lui pose des questions sur son histoire, ses yeux s’illuminent et le moulin à paroles s’enclenche automatiquement, comme un flipper longtemps laissé au placard.

Roi du slow-bizz

L’autre devise du label de Pierre Barouh ? « Saravah, les rois du Slow-Bizz ». À regarder le catalogue, il faut bien avouer que les « coups commerciaux » ne sont pas nombreux et les meilleurs disques, au mieux, rentabilisés après dix ans. Certains d’entre eux sont devenus cultes ; ceux de Brigitte d’abord (« Brigitte Fontaine est… folle » en 68, « Comme à la radio » en 69), ceux plus hippies d’Higelin (« Higelin et Areski » en 69, « Jacques Crabouif Higelin » en 71) sans oublier le premier LP de Jean-Roger Caussimon (« Jean-Roger Caussimon chante Jean-Roger Caussimon », grand prix de l’Académie Charles Cros en 1970). Dans la France de 68-69, une grande partie des dadas aux cheveux longs atterrissent chez Barouh, plus sensible à la bande de la Coupole qu’à celle du Drugstore. Et alors que plusieurs rockeurs du sous-sol rendent les armes dès le début des 70’s, préférant rejoindre la variété ou les studios plutôt que d’accepter l’échec frontal, Barouh et les siens continuent de résister à la vague des nouvelles modes en leur préférant le temps long.

Le jour de notre rencontre, le 29 mai 2010, je ne sais pas encore quoi faire de ce papier, vraiment. Peut-être attendre que Barouh, 76 ans à l’époque, passe de l’autre côté, pour de bon, et c’est d’ailleurs précisément ce qui s’est passé, en fait. Ce jour là, donc, Barouh déroule généreusement une carrière allongée comme son café. Il fume, pas mal, parle, encore plus. Nous sommes à quelques mètres du siège d’Universal, près du Panthéon, et rien que ce grand écart entre le poète et la musique marchande est un clin d’œil. Entre deux souvenirs, il évoque sa passion pour l’Asie, parle de ses estampes japonaises, des bambous allongés dans son jardin. De Barouh à la science du tube végétal, avec accrochées dans son dos, invisibles, des chansons qui ont pris le temps pour pousser.

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Il voyage en solitaire

Au tout départ, Pierre Barouh est un enfant de la banlieue parisienne. Né en 1934 de parents juifs émigrés séfarades, il a six ans au début de la guerre et se retrouve propulsé dans le bocage vendéen avec frère et soeur chez un paysan du maquis. « Il s’appelait Monsieur Hilaire Rocher dit-il, avec sa mémoire parfaite, j’ai donc passé toute la guerre à poser des pièges à perdrix, à garder les vaches ou poser des collets, aller à la pêche. Lorsqu’après la guerre je suis rentré dans la banlieue, je parlais le patois mais j’étais le cancre total, sans même un certificat d’études, en complète incompatibilité avec toute forme d’éducation dirigée ».

Le déclic, celui qui le sauvera des usines des Trente Glorieuses, c’est un cinéma de quartier, à côté du domicile familial. Pierre a quatorze ans ; il brave le couvre-feu, se faufile dans la salle obscure et découvre Les Visiteurs du soir de Marcel Carné. « De là, j’ai commencé à me cultiver dans le désordre, de Prévert à Renoir à Brassens à Trenet, puis j’ai commencé à écrire tout de suite. C’est là que j’ai décidé de me promener jusqu’à 30 ans ». Contrat rempli, Pierre, donc, se promène. Il découvre le monde en stop, parfois même des deux côtés de la route, recto-verso. « Je me laissais porter par le courant, je me retrouvai portier de nuit à Oslo à travailler dans une tannerie à Lisbonne, puis à chaque fois je rentrai à Paris, direction Saint-Germain-des-Prés fin des années 50, où tout se passait dans un petit ruisseau, la rue St Benoit, le jazz… » Difficile, paradoxalement, d’imaginer la transposition de cette vie de bohème dans l’époque actuelle où, si tout semble plus simple, tout paraît en réalité plus compliqué. Barouh, lui, s’en fout. Acteur à mi-temps pour Georges Lautner, chanteur aussi (Les Filles du dimanche), et pourquoi pas même, journaliste sportif (l’une de ses autres passions) et joueur de… volley-ball dans l’équipe nationale.

« Pourquoi devait-on préméditer forcément le spectacle ? »

Et puis finalement, tout s’emballe. Le feu aux poudres d’escampette, c’est un film. D’où viens-tu Johnny, réalisé par Noel Howard en 1964, avec Johnny – forcément – et Sylvie Vartan – idem. Barouh joue le rôle de Django, chef des gitans, qui lui va comme un gant. A la même époque, il s’essaye aussi à la chanson, pour de bon, grâce à Lucien Morisse qui vient de créer les disques AZ. « Il me dit ‘’on va te trouver un super arrangeur, tu vas faire un disque’’, moi je lui réponds que je préfèrerais faire ça avec mes potes, Maurice Vander, Raymond Sénéchal, tout ces gens que je voyais tous les soirs à Saint-Germain-des-Prés. Morisse refuse au prétexte que ce sont des musiciens de jazz, autant dire que mon premier disque commence par une grève… Je suis reparti ». Le contrat avec AZ, fatalement, se casse. Barouh, encore, s’en cogne. Il a pris déjà tellement de recul que l’idée de se prendre un mur lui semble une idée saugrenue, pour le moins. « Un jour, Lucien m’annonce que je vais faire la première partie d’une chanteuse connue à Bobino mais moi, de façon générale, je n’ai jamais aimé tout ce qui a un début et une fin, j’aime pas les rappels. Pourquoi devait-on préméditer forcément le spectacle ? Le jour de la première arrive, Brassens était dans la salle – il avait déjà écrit un mot magnifique sur mes chansons – j’étais sapé comme j’étais, bref je commence par une chanson que j’avais en tête, je m’arrête au milieu de la seconde pour raconter une histoire, les gens avaient l’air contents mais je vois le patron de Bobino en coulisse qui me montrait du poing. J’ai regardé mes potes dans la salle, j’ai fait « ok » et j’ai descendu la scène par la salle, je suis descendu dans la rue ». Après cela, Barouh ne remontera pas sur scène avant plusieurs années. Le petit milieu le dit grillé, foutu. Mais lui, quarante-cinq ans après, n’a visiblement aucun regret. Pas plus sur cela, que sur le reste.

Un homme et un homme

Si Barouh reste important dans l’inconscient collectif, c’est évidemment à cause du film qui l’a fait connaître au grand public : Un Homme et une femme (1966), un film que de son propre aveu il n’a pas revu depuis quarante ans. Bon, l’histoire entre Claude Lelouch et Barouh tient quand même à peu de choses. Introduit au réalisateur par Gérard Sire, l’inventeur des Scopitone, Barouh commence par tourner dans Une fille et des fusils puis rempile, sans plan de carrière, sur Un Homme et une femme ; peut-être le premier film de cette époque où la musique (de Barouh et Francis Lai) tienne une si grande place. Lui dit : « la grande magie des impondérables, c’est que si l’on a pu aller au bout de cette liberté, c’est uniquement parce qu’on n’avait pas un rond pour faire le film. Après Trintignant – qui était un pote de poker en Camargue, j’avais fait de l’intox à Lelouch sur le talent de Francis Lai, accordéoniste niçois qui jouait dans les bals, que j’avais également rencontré à Saint-Germain-des-Prés. […] Moi j’étais content, j’avais réussi à placer mes deux potes ». Directeur de casting improvisé, Barouh se frotte les mains et continue à faire ce qu’il fait de mieux : il improvise. Le tournage du film pas commencé, il repart au Brésil (qu’il a déjà visité en 59) et se la colle avec Vinicius de Moraes et Baden Powell, qu’il rejoint tous les soirs pour faire la bringue, avec Milton Banana pour le lever de coude. Puis soudain, la fête est finie : « je reçois un télégramme de Lelouch me disant : ‘’rentre, on commence le tournage’’. Ma dernière nuit au Brésil, je décide donc de la passer avec mes potes, et c’est cette nuit-là que j’écris La samba Saravah. Ça faisait des années que Vinicius me demandait de la faire en français, je n’y arrivais pas, et cette nuit-là… Elle est née, comme par magie. Bref, on la chante toute la nuit – mon avion partait à 14 h le lendemain – je me retrouve chez Baden à 8 h du matin et je l’enregistre sur un Revox, en une prise. J’ai mis en boîte trois chansons, Milton Banana tapait sur des boîtes en fer, il n’avait même pas sa batterie ».

« Trouver l’entre-deux qui boite avec grâce ».

Une fois arrivé à Paris, Barouh pas frais se rend compte qu’il a tout de même un peu tiré sur l’élastique. Mais il ne peut résister à l’envie de faire écouter à Lelouch les chansons composées la veille. En toute logique, Lelouch bouscule son scénario et inclut les morceaux dans Un Homme et une femme, avec le succès qu’on sait. « Ce qu’il y a de fou, c’est que si vous écoutez le disque, poursuit-il, La samba Saravah est la seule chanson qui ne bénéficie pas d’un son studio, on a gardé la prise originale… Tout cela a des prolongements incroyables, parce que moi je n’aime pas les trucs clean, j’ai le goût des choses penchées, et rien de mieux que la sentence de Cocteau ne peut résumer ça : ‘’on soigne trop sa besogne ou on ne la soigne pas assez, rarement on trouve l’entre-deux qui boite avec grâce’’. Pour moi qui n’arrivais pas à comprendre mon désamour de la perfection en studio, avec des directeurs artistiques qui voulaient tout aplatir, cette expérience a été salvatrice, certaines choses spontanées ne doivent pas être gommées ». On trouve ici la source de l’ambiguïté et des malentendus qui lient certains musiciens à la France.

Saravah, ce mal entendu

Après le film de fauchés qu’est Un Homme et une femme, paradoxalement là encore, Barouh cherche toujours du blé. Car contrairement à la légende que l’argent arrange toujours tout, le funambule peine à convaincre les éditeurs de Paris de signer ses chansons. « On dit souvent que Saravah est né du succès d’Un homme et une femme, or c’est l’inverse : Saravah est né de cet insuccès supposé, et puis les chansons brésiliennes avec un accordéoniste… » Snobé par les labels, puis courtisé par les mêmes après la vague (l’histoire d’amour entre Anouk Aimée et Barouh ayant aidé), Pierre le pré-punk se lance finalement dans l’aventure à son compte avec Saravah, SON label. Un beau bordel du reste, où l’on trouve aussi bien l’Art Ensemble of Chicago avec Fontaine qu’Alfred Panou (rappeur de la première heure), François de Roubaix, le groupe hyper chelou Catharsis ou Barouh lui-même. « Moi j’ai toujours trouvé que le classement des genres c’est du marketing m’explique-t-il dans son salon, je sais que je peux pleurer sur un air d’accordéon, m’envoyer en l’air à une soirée free jazz, et pour moi l’histoire est simpliste : il y a des choses qui m’émeuvent et j’ai envie de les partager avec les gens qui m’entourent. Et donc je me retrouve, avec Saravah, sur un malentendu incroyable en France, vis-à-vis des médias ».

« C’est suspect en France de passer quarante ans à découvrir le talent des autres ».

Moralité, et pour contredire le disque presque éponyme de Fontaine, pour Saravah c’est silence à la radio. Les disques que Barouh envoie aux programmateurs, invariablement, se retrouve aux puces trois mois plus tard. Le seul soutien du label reste José Arthur. Mais bon, ça n’empêche pas l’illuminé de sortir des disques. Pleins. Barouh, avec le recul, c’est une espèce de Peter Gabriel complètement pété ouvrant son auberge à tous les reclus de la world music – un terme qui, à l’époque, n’existe pas. La signature d’Higelin et Fontaine chez Saravah ? Grâce à un héritage touché par Barouh, subjugué par la chanson Cet enfant que je t’avais fait composé par le premier à la seconde. La rencontre entre Fontaine et Jean-Claude Vannier, pour « Brigitte Fontaine est… », c’est grâce à Barouh. Et ainsi de suite. À l’époque de l’interview, ça fait cinquante ans que le perché n’est pas redescendu, dixit. « C’était ça aussi, la politique maison chez Saravah. Mon parcours a déstabilisé tout le monde : c’est suspect en France de passer quarante ans à découvrir le talent des autres ». Et puis Barouh de s’énerver sur le terme « marginal » ; un terme qu’il vomit et inventé, selon lui, par les grands médias. Ou ce qu’il en reste.

Et maintenant, que vais-je faire ?

Historiquement, Savarah était – ou est, fonction de comment la maison survivra au décès de son fondateur – le plus vieux label indépendant, toujours en activité. Pas vraiment directeur artistique, pas vraiment patron non plus, Barouh a géré l’entreprise comme un cirque ; souvent pour le meilleur, parfois pour le pire (économiquement, en premier lieu) comme en atteste le fait que pendant cinquante ans, il s’est assis le 7 du mois au bistrot du coin pour ouvrir la lettre des droits SACEM, « sans savoir si le contenu de l’enveloppe permettrait de payer un coup aux copains ». Une gestion sur le fil, en demandant simplement aux artistes d’aller au bout de tout. Et une envie profonde : ne jamais devenir le nouveau Jacques Canetti ; dit autrement, ne pas être un petit patron du music-hall et rester assez libre pour repartir en voyage. Ce qu’il fera d’ailleurs, quand, au creux de la vague au début des années 80, un Japonais se pointe à Paris pour confier à Barouh son admiration pour son travail. Et lui propose, dans la foulée, de faire ses valises pour le Japon pour enregistrer un album avec des musiciens locaux. « Autant je me foutais d’un disque de plus ou de moins, autant une aventure de plus… » Les Japonais qui l’attendent sur place se nomment Yukihiro Takahashi et Ryūichi Sakamoto, fans. Là-bas, Barouh demande l’assistance d’une traductrice, nommée Atsuko Ushioda. Elle deviendra sa femme.

La dernière séance

Pour Saravah, comme pour Barouh ; les deux étant indissociables, la suite de l’histoire est un peu plus confuse. Officiellement, et même si c’est la branche édition qui a toujours tenu le label sous respiration artificielle, la production de disques n’a depuis 1965 jamais cessé. Les albums ont continué de sortir, sans qu’on sache s’il se trouvait encore des gens pour les écouter. Celui qui avait commencé avec un bon quart d’heure d’avance avait peut-être fini par être un peu à la bourre ; aucunement un jugement du reste, c’est ce qui nous attend tous.

Une dernière fois, Pierre Barouh tomba pile sur les aiguilles du cadran, à bicyclette. C’était en 1991. « Yves Montand était tombé fou amoureux de ma chanson Cabaret de la dernière chance. À l’époque, il préparait ses concerts à Bercy, qui allaient être son chant du cygne devant 500 000 personnes alors qu’il n’était pas monté sur une scène depuis trente ou quarante ans. Un jour, message sur mon répondeur, c’était Montand qui me disait: ‘’Pierre, je termine mon film avec Jean-Jacques Beineix [1], je te donne rendez-vous chez moi place Dauphine le mercredi 13 novembre à 11 h du matin, j’ai libéré mon après-midi on travaillera ensemble sur la chanson’’. Je note le rendez-vous et reprend mon travail. Une nuit, vers quatre heures du matin, je termine la chanson et je pense à Montand avec une émotion particulière. C’est cette nuit-là qu’il est mort. Le lendemain, la radio m’apprend qu’il serait enterré le mercredi 13 novembre à onze heures du matin. Je ne voulais pas lui poser un lapin, encore moins aller au Père-Lachaise avec les badauds, Jack Lang et tout ça. Donc j’ai été place Dauphine où j’avais rendez-vous, je me suis installé au bistrot à côté de chez lui et j’ai couché sur papier ce testament qu’il n’écouterait jamais et je l’ai laissé au soin de Bob Castella, son pianiste attitré depuis 1947. Deux ans s’écoulent. Un jour, je tombe sur l’émission et j’entends Cabaret de la dernière chance chantée par Montand, il avait eu le temps de la chanter avant de mourir. C’était la seule chanson inédite qu’il avait pu chanter, avant sa mort. Après tout ce que j’ai vécu, c’est l’histoire la plus émouvante que j’ai jamais vécu avec une chanson, la plus émouvante ».

L’entretien avec Barouh s’est terminé comme ça. En lisant d’autres interviews, plus tard, je fus surpris d’apprendre que le patron de Saravah avait raconté la même histoire à tout le monde, partout, au mot près, de A à Z, jusque sur sa page Wikipédia. J’en avais gardé une certaine rancœur mal placée, voire une petite déception. Et connement, n’avais jamais pris le temps de coucher l’histoire sur papier. A croire qu’après cinquante ans, le disque avait fini par se rayer. Tant pis si les mots étaient les mêmes, ce disque, on pouvait quand même l’écouter, encore.

[1] L’île aux pachydermes, sorti en 1992, musique de Gabriel Yared. Yves Montand décédera d’un infarctus le lendemain du dernier jour de tournage, le 9 novembre 1991. Un film à la fin duquel son personnage lui aussi, coïncidence, meurt d’une crise cardiaque.

6 Comments

  1. Philip Louis PELEGRY

    2 janvier 2017 at 4 h 45 min

    Bel article , RIP Pierre Barouh……

  2. sam hall

    2 janvier 2017 at 14 h 45 min

    Bravo . Certainement le meilleur article consacré à ce grand artiste .

  3. atsuko ushioda

    2 janvier 2017 at 15 h 01 min

    laissez le en PAIX! cha cha @ gogo!

  4. the MAN.

    3 janvier 2017 at 12 h 43 min

    kique C qui c faisait toucher la Biroutte @ Abesses square ?

  5. madonnasummer

    5 janvier 2017 at 1 h 28 min

    Superbe hommage (le papier qui dort… comment faire mieux ?). J’aurais aimé le pondre, vivre la rencontre (et parler du Brésil avec cet homme qui l’avait si bien compris…). Chapeau bas.

  6. mad about zel

    6 janvier 2017 at 15 h 25 min

    ‘breaking news » les fainiasses ont touches leurs fond (Eu) et qu’es qu’ils font,? a part des necros…….

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