Qualifiés voilà un an de « fils de gynécologues du 16ième arrondissement ayant réussi l’exploit de faire parler d’eux sans savoir ni chanter ni composer », les membres de Therapie TAXI ont depuis fait du chemin. Nommé aux Victoires de la musique catégorie « révélation scénique », le groupe a aussi décroché un disque de platine pour « Hit sale », rempli des salles entières partout en France et, pour couronner ce parcours que certains trouveront catastrophique ou exemplaire selon qu’ils préfèrent lire ou danser, il a accepté une rencontre à lire ci-dessous comme un combat de free fight façon Kaaris vs Booba. A ma gauche, un critique en fin de trentaine ne comprenant rien à ces chansons Instagram taillées pour les fêtes de village, de l’autre un groupe plus cohérent qu’il n’y paraît et pour qui le succès populaire est tout sauf une insulte. Le gong vient de sonner, c’est parti.

La musique, c’est toujours un peu la même histoire. On ne parle pas des chansons en tant que tel, mais de leur réception. A travers les époques, en France surtout, dans ce pays où tout est discuté, disséqué et analysé, il est rare qu’un groupe, bon ou mauvais, parvienne à satisfaire tout le monde. Les critiques d’un côté, le grand public de l’autre. En très peu d’occasions les deux parviennent à se rencontrer ; il y a finalement autant de points communs entre le « Melody Nelson » de Gainsbourg et le dernier double album de Maitre Gims qu’entre Nagui et un squat anarcho-punk. A partir de là, l’interview à découvrir ci-dessous s’avère cent fois plus intéressante qu’un énième question-réponse avec un artiste « indépendant » n’intéressant personne d’autre que lui et sa petite communauté de 53 fans sur Facebook.

Reprenons désormais depuis le début. Therapie TAXI dispose de trois « tubes » à son actif : Salope, Hit Sale (en featuring avec Romeo Elvis, un rappeur, au cas où vous auriez 55 ans) et Avec ta zouz. Forcément, si vos hobbies consistent à jouer au golf le dimanche en écoutant Richard Wagner sur votre Discman, il y a peu de chances que des paroles comme « Y’ a des bugs dans ma tête / Des rêves imaginaires / Y’a des bugs dans ma tête / Quand j’écrase mes cigarettes » vous ait percuté le cervelet.

Une partie de la France, pourtant, aime Therapie TAXI, le chante même, en concert, sans trop réfléchir à la qualité du riff de deux notes joué pendant le rappel (juste avant d’aller acheter le T-Shirt au stand merch’). Après le concert, le public, il rentre le soir chez lui, il est crevé le public, il n’a pas pris le temps de lire le billet de Gonzaï publié voilà un an. En revanche, et comme il est fan de la page Facebook (gérée par le groupe), il est récemment tombé sur la réponse du groupe audit billet et il a pris parti pour (ou contre) cette critique. C’est le début d’un débat. Quand on sait que sociologiquement, la musique, en 2019, ne représente plus rien, on finit par se dire que même si ces chansons sonnent creux (c’est le principe d’un tube, au sens littéral), il y a là assez de matière pour une confrontation.

Il y a 1 an jour pour jour Gonzaï publiait un article d'une clairvoyance musicale certaine.Ps: Bester Langs, c'est…

Gepostet von Therapie TAXI am Sonntag, 23. Dezember 2018

 

Assez malin pour instrumentaliser le torrent déversé sur lui (cf le statut ci-dessus), Therapie TAXI a finalement accepté la proposition de rendez-vous qu’il avait lui-même suggéré ; pas pour s’en prendre encore une fois plein la gueule, mais discuter de sa génération, de son propre rôle dans cet océan de notifications et de la suite à donner à son premier album que peu d’entre vous réécouteront dans dix ans. On s’est donc retrouvé là, dans un bar de Barbès, fin janvier. Quinze ans nous séparent, on va donc éviter de jouer au vieux con. On va aussi laisser l’agressivité au placard. Parce que peu importe que vous aimiez leur musique ou non, les réponses ci-dessous s’avèrent d’une sincérité, il faut bien le dire, désarmante. Appelons ça un match nul, et pas dans le mauvais sens du terme.

Adelaïde, Raphaël, commençons avec une question simple : qu’est-ce qui vous a le plus dérangé dans le papier écrit voilà un an ?

Adélaïde (chanteuse) : Au départ on était plutôt content de ce papier, on s’est dit « putain trop bien on nous pète la gueule » [ce qui signifiait donc que le groupe commençait à faire parler de lui, Ndr]

Raphaël (chanteur et compositeur) : Notre tourneur nous a expliqué qu’il fallait pas s’en faire, que [se faire défoncer par Gonzaï] c’était un passage obligé, mais j’ai notamment regretté que le papier soit moins fouillé que pour d’autres défonces comme celle de Cléa Vincent. L’autre chose qui m’a dérangé, c’est lorsque tu avances qu’on voudrait faire comme tout le monde, mais plus vite [« le groupe tente, comme Uber, d’être plus rapides et moins chers que la concurrence, Ndr]. Le point de vue est intéressant, c’est vrai qu’on reprend une certaine esthétique parisienne [la copie de la pochette de Agar Agar pour son EP, Ndr], ça c’est une bonne critique, mais tu aurais pu creuser en tentant de comprendre comment on tentait de transformer le milieu parisien en un truc [une musique, Ndr] plus consommable. Moi y’a une question qui m’obsède et je suis toujours le cul entre deux chaises à ce niveau, c’est : comment réconcilier la scène indépendante parisienne et des artistes comme Flavien Berger, Fishbach ou Bagarre et le truc ultra pop représenté par des gens comme Maitre Gims ou Aya Nakamura ? Je me questionne depuis longtemps sur ce qui les différencie tous. Ce débat, je l’ai souvent avec mes potes qui sont parfois très durs avec Thérapie TAXI, mais moi ce qui m’énerve, ce sont les gens qui s’extasient sur des musiques qui jouent sur des effets stylistiques mais qui musicalement, ne sont pas très fouillées. Tu racontes des choses à fond énigmatiques, un peu poétiques… je peux être parfois client de ces trucs là, mais certains crient rapidement au génie alors que c’est creux. A quel moment peut-on parler de vraie profondeur, à quel moment est-ce que c’est du vent ? C’est encore un autre débat.

“Thérapie TAXI c’est trois albums et ciao”.

Vous, en tant que groupe, fixez-vous une frontière entre un Flavien Berger et un Maitre Gims ? Ou est-ce que c’est tout pareil, même combat ? Comprenez bien ma question : si vous étiez un ersatz de Flavien Berger, tout le monde vous aimerait (moi y compris) mais vous vendriez 50 albums sur Bandcamp. A l’inverse, dès qu’un groupe commence à fonctionner, cela horripile les gardiens du temple, les policiers du bon goût (moi y compris).

Raphaël : Il y a des contre-exemples comme Eddy de Pretto, qui n’horripilent pas grand monde.

Adélaïde : J’ai l’impression que c’est en train de changer ; idem pour ce qui passe à la radio. Les choses sont moins segmentées avec d’un côté la merde commerciale et de l’autre les trucs indés.

Raphaël : Si on veut être honnête avec nous même, on sait qu’on peut être horripilant. Quand tu sors un son comme Salope tu sais très bien que… Bref à la longue, en tant que groupe, ça peut devenir fatiguant.

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Etes-vous condamné à faire du Hit sale toute votre vie ?

Adélaïde : Ca pourrait… tout dépend de la pression que tu te mets à vouloir refaire un truc aussi gros, en te questionnant pour savoir si c’était vraiment bien ou simplement ça qu’on aurait envie de refaire.

Raphaël : Cela nous condamne surtout à être perçu d’une certaine manière par le public. L’exemple très concret, c’est la sortie du morceau Avec ta zouz qui nous a valu un sale procès sur Twitter ; les gens disaient « ouais Thérapie Taxi ils font l’apologie du viol ». Les gens nous imposent leur propre grille de lecture et voient constamment des choses qui n’existent pas. Ils confondent un clip (la forme) et le fond (la chanson). J’ai très mal vécu cet épisode. Aujourd’hui, je ne suis pas sûr que si j’avais un texte aussi catchy mais touchy que Salope, ou même Selfie de Vald, je le sortirais. Trop d’emmerdes à gérer. Et pour nous c’est la grande question du moment : où est le curseur entre la sécurité de l’interprétation et la liberté d’expression ? D’un côté nous voulons raconter des choses, mais de l’autre on ne souhaite pas que ce soit mal interprété.

Ca tombe bien, car j’ai sincèrement du mal à voir ce que vous racontez dans vos chansons. 

Raphaël : Ca dépend de quelle chanson on parle…

Pour moi vos chansons rentrent dans la case Angèle : du songwriting de réseau social, une écriture du quotidien en 140 (ou 280) caractères.

Raphaël : Je n’ai pas assez écouté l’album d’Angèle pour avoir un avis, mais une critique de son album m’a marqué ; il y était question de la « crise existentielle des réseaux ». Dit comme ça, ça paraît négatif et pourtant ça me semble très concret. Comme n’importe quelle crise, celle-ci est une crise de son temps, et il se trouve qu’aujourd’hui, tous les gamins sont sur les réseaux. Ca s’applique certainement à nous aussi, on est comme tous nos amis auto-centré.

Adélaïde : Pour moi, ce qui est fort dans une chanson, c’est de saisir des choses très évidentes et de les recracher de la même manière, que le public percute tout de suite en pensant « ah mais ouais, grave ».

C’est l’histoire du Basique d’Orelsan.

Adélaïde : Oui, ou comme La loi de Murphy d’Angèle. Tout le monde en a un peu marre des poèmes, des trucs un peu fumant où on comprend rien. Les gens ont besoin de se reconnaître dans ce que tu racontes, de sentir qu’ils ont la même vie, les mêmes emmerdes, que toi. L’évidence, en fait, c’est du génie.

Raphaël : Ca montre bien à quel point la société s’est égo-centrée de ouf ; des rappeurs aux autres artistes, c’est « je je je » et « moi moi moi » partout.

En gros, vous êtes l’exact opposé des Benjamin Biolay et Bashung. Quels sont les artistes qui vous inspirent, ceux à qui vous aimeriez ressembler ?

Raphaël : Déjà tu cites Biolay, je pète un plomb. C’est tout ce que je déteste. Il y a un ras le bol de l’attitude. Un groupe comme Feu Chatterton m’a profondément marqué et…

Pour le coup, c’est très poseur comme musique.

Raphaël : Oui, mais c’est beaucoup plus intéressant que Biolay. Par exemple, je suis très fan de Lomepal et quand je vois la recherche, pas forcément sur les rimes, mais sur le sens et la manière d’amener une idée, ça me semble très intéressant. Sa chanson Lucie, pour moi c’est une chanson politique nettement plus crédible et subtil que n’importe quelle autre titre.

Adélaïde : La barrière est tombée entre les artistes et leur public ; on se croise dans la rue on est potes. Ca vient d’Instagram, des réseaux et même inconsciemment, je pense que les gens qui achètent des places de concert vont voir les musiciens en se disant que ça pourrait être eux. On est loin de l’artiste inatteignable.

En clair, le mythe du « n’importe qui peut être artiste » véhiculé depuis 15 ans par la Star Academy, Nouvelle Star et The Voice.

Raphaël : Fondamentalement, on ne va pas être d’accord. Moi je pense que n’importe qui peut être artiste. Il suffit d’apprendre à se connaître soi-même ; tout le monde possède une capacité d’expression artistique.

Si je suis ton raisonnement, existe-t-il une différence entre être artiste et musicien ?

Raphaël : Une grosse différence. Moi je ne suis pas un musicien.

Musicien, c’est au dessus d’artiste ?

Raphaël : Pas au dessus ou en dessous, c’est simplement pas la même chose. J’ai fait le Conservatoire, mais je n’ai pas réussi à avoir la rigueur, la technique. C’est bien pour cela qu’on vient de recruter deux musiciens.

Adélaïde : Un musicien, c’est celui à qui tu dis « là ça doit faire ‘’na na na’’ et lui il prend sa guitare et te joue directement le ‘’na na na’’. Nous, on en est incapable.

Raphaël : Certains arrivent à être les deux à la fois, mais de ce que j’ai vu, en général les musiciens ne sont pas de bons artistes [compositeurs, Ndr] et inversement.

“La course contre la montre dans laquelle on est tous lancé, c’est la conquête de ce public tout en parvenant à le conserver, et sans se trahir artistiquement.”

Adélaïde : Nous au départ on ne doutait pas que ça « marcherait » comme ça, et en même temps, en étant honnête, n’importe qui commence un groupe se dit, au fond de lui, que ça peut marcher.

Raphaël : C’est toute la problématique de Youtube. Aujourd’hui n’importe qui a des moyens de production plus accessibles qu’avant ; pas besoin de 30 000 €, tu as simplement besoin d’internet pour apprendre et te faire entendre. La course contre la montre dans laquelle on est tous lancé, c’est la conquête de ce public tout en parvenant à le conserver, et sans se trahir artistiquement. Cet enjeu est le même pour tout le monde, et cela crée – selon moi et quoiqu’on en pense – une période très riche avec des artistes comme Angèle, Lomepal, Romeo Elvis, Damso.

Adélaïde : On parlait de Maitre Gims tout à l’heure ; à l’inverse si tu vas voir Eddy de Pretto en concert tu auras un truc très brut, tu sais que ça ne sera pas une explosion de feu d’artifice mais au contraire un truc très indé, pas surjoué. Même si les deux sont au final devenus des produits.

Raph : Ce ne sont simplement pas les mêmes produits.

Sans tomber dans le commentaire de commentaire, en réponse à mon « article », vous avez tenté de m’expliquer sur Facebook qu’il était dur d’avancer que vous ne saviez ni chanter ni composer de chansons maintenant que vous êtes disque de platine avec « Hit sale ». Vous pouvez m’expliquer ?

Raphaël : C’est un vieux débat. Personne n’a jamais raison, c’est extrêmement subjectif et il n’existe aucune mesure scientifique pour juger de quelle musique est bonne ou pas. Mais je crois que la vraie valeur, la plus « entendable », c’est le nombre d’écoutes ou d’albums vendus. Je n’aime pas Jul, mais force est de constater qu’il y a du génie là dedans puisque 4 ou 5 millions de Français l’écoutent. Réunir autant de sensibilités, y’a rien de plus mathématique.

C’est l’adage du « 50 millions de fans ne peuvent pas avoir tort » d’Elvis [pas Romeo hein, le vrai].

Raphaël : Je ne dis pas que les fans peuvent avoir tort, mais si je reprends ta question de « qu’est-ce que vous racontez dans vos morceaux », eh bien moi je crois que notre premier album, il manque de profondeur. Parce qu’on a raconté de façon très simple qu’on aimait sortir, nous bourrer la gueule, etc.

Votre vie, quoi.

Raphaël : Oui. Nous n’étions pas assez mature pour faire autre chose.

“Nous sommes déjà un produit”.

Dans quelques semaines vous jouerez aux Victoires de la musique puisque vous êtes nommés dans la catégorie « Révélation scénique ». Comment allez-vous faire pour éviter de devenir un produit.

Raphaël : Mais nous sommes déjà un produit. Depuis le début. On écrit déjà de nouvelles chansons sur le fait d’avoir du succès, de trouver l’amour quand ta situation sociale change, etc.

Adélaïde : Impossible d’écrire des morceaux qui raconteraient qu’on prend le bus et toutes ces conneries.

Raphaël : On a encore cette chance de ne pas être reconnu dans la rue et de se bourrer la gueule comme avant ; y’a toujours des choses à raconter et les Victoires de la musique ne changeront pas grand chose.

Comment on fait pour éviter de devenir un produit comme Maitre Gims ou même le mètre étalon The Carters et éviter de transformer un concert authentique en grosse industrie de divertissement ?

Adélaïde : Ca nous saoule de voir des concerts où la moitié du set est en playback. Au moins dans nos concerts, tout est joué, parfois c’est faux, c’est mal chanté parce qu’on tente de faire du rock, qu’on saute partout ; mais au moins, tout est vrai. Effectivement quand tu joues en festival et que tu passes après des mecs où tout sonne nickel parce qu’il y a des bandes derrière, ça t’amène à te poser des questions sur ton propre niveau. Ca n’empêche pas qu’on est nommé aux Victoires dans la catégorie live. C’est bien que ça doit plaire aux gens qu’on se met en danger.

On parlait tout à l’heure du moment où vous aviez commencé à avoir du « succès ». Est-ce le featuring avec Romeo Elvis qui a été le déclencheur ?

Raphaël : Evidemment. Au départ, c’est venu de nous. Il a aimé la démo qu’on lui a envoyé, et on avait bien sûr conscience que ça allait nous aider à donner à notre album une sacrée exposition.

Adélaïde : Et c’est ça qui est dingue ; on sort d’une grosse tournée et toutes les semaines, tu enchaines 2 à 3 concerts où le public connaît toutes les paroles de chaque chanson, et pas seulement de Hit sale et Salope. La vraie différence entre les morceaux de l’album et Hit sale, c’est que lorsqu’on le joue, tu vois tous les portables qui se lèvent.

Ah oui c’est intéressant ça : pour savoir si un morceau est un tube, il suffit de compter les smartphones éclairés.

Adélaïde : Ca m’étonne toujours de voir l’engouement sur ce morceau ; remarque ça permet de comparer les marques de téléphone, c’est pas mal.

Dernière question : vous vous voyez où dans 5 ans ?

Raphaël : Dans ma tête, Thérapie TAXI c’est trois albums et ciao.

Adélaïde : On ne va pas s’accrocher au fauteuil, on fera autre chose.

Raphaël : Pour rester sain dans ta tête, je crois qu’il ne faut pas passer plus de 10 ans dans ce milieu [la musique, Ndr].

Adélaïde : En tant qu’artiste solo, c’est certainement plus facile. Mais en tant que groupe, c’est difficile de vieillir ensemble – hormis pour Coldplay que je continue d’adorer.

Raphaël : Arrive toujours un moment où tu as tout dit…

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Le label est déjà au courant que dans 3 albums Thérapie TAXI, c’est fini ?

Raphaël : Ca tombe bien, on a signé pour 3 albums, aha ! Peut-être qu’on aura changé d’avis d’ici là, mais 3 disques, ça me semble suffisant pour exprimer ce que tu as en toi. Et les tournées c’est éreintant, fatiguant pour la pression autour de toi. Y’a une vie après la musique… et au pire on pourra toujours devenir gynécologue…

Adélaïde : Ou bosser chez Desigual.

***

On s’est quitté la dessus, on a fumé une clope devant le bar, finalement moins ennemis qu’au début de l’interview. Raphaël a confié que son obsession vaniteuse, comme touts les musiciens de sa génération, c’était que lorsque le public repenserait aux années 2018-2019-2020, il pense à Thérapie TAXI. Il m’a aussi parlé des journalistes qui souvent lui envoient spontanément les questions des interviews à l’avance, on a rigolé de ceux qui continuent encore de leur demander d’où vient le nom du groupe, puis j’ai fini par conclure qu’en fait, interviewer des groupes qu’on aime bien devrait être interdit. Après ça, les deux Therapie TAXI sont partis dans l’autre sens. A pied.

http://therapietaxi.com

Le groupe sera concert le 23 mai au Zenith de Paris et dans toute la France

8 commentaires

  1. Adélaïde : Un musicien, c’est celui à qui tu dis « là ça doit faire ‘’na na na’’ et lui il prend sa guitare et te joue directement le ‘’na na na’’. Nous, on en est incapable.

    aie aie aie …

  2. “La course contre la montre dans laquelle on est tous lancé, c’est la conquête de ce public tout en parvenant à le conserver, et sans se trahir artistiquement.”

    “Nous sommes déjà un produit”.

    Peut-être n’ont-ils pas fait HEC mais ils on pris de l’avance pour leur survie
    dans le monde merveilleux du marché hyper concurrentiel de la musak avec des paroles dedans.
    Bravo les djeuns
    vous faites honneur à votre label

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