Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le libertinage de pensée et de mœurs avait partie liée avec des scènes musicales. Les loges de l’Opéra favorisaient ainsi les rencontres licencieuses. Mais ce couple « musique et libertinage » tient-il encore la route ? Du Cap D’Agde à la Vendée, des DJ’s de clubs libertins témoignent.
Avec ses plages naturistes, ses dunes prometteuses et ses clubs chauffés à blanc, le Cap D’Agde, plus grande station balnéaire d’Europe, porte fièrement l’étendard du libertinage en France. A 700 kilomètres de là, plus proche des algues de la côte Atlantique que des Churros de la côte d’Azur, Auchay-sur-Vendée et ses 1 134 habitants. Leur point commun ? L’existence d’un club libertin, avec en son sein, un DJ. « Deux salles, deux ambiances ». Cette fameuse maxime des boîtes de nuit s’applique aisément au Glamour, et au Domaine. Avec 50 000 clients par saison et une capacité de 1000 couples, le Glamour, un des plus grands clubs libertins d’Europe, fait figure depuis plus de 25 ans de vaisseau amiral du libertinage au Cap D’Agde. Sa clientèle internationale – 70 % d’étrangers – se compose essentiellement d’anglais et d’américains. Depuis la guerre en Ukraine, les Russes ont plié bagage. En pleine campagne vendéenne, à 45 minutes de Niort et de la Roche-sur-Yon, le Domaine affiche des ambitions plus mesurées pour accueillir sur son dancefloor de 350 mètres carrés et dans ses caves voûtées une clientèle plus locale. Aux platines de ces deux établissements, les DJ Arno A et Benoît témoignent sur les spécificités de leur métier d’ambianceurs musicaux en club libertin. Et sur l’importance de la musique dans ces endroits parfois mystérieux.

DJ professionnel depuis 2007, Arno A (aka DJ Artnoÿz) commence à travailler dans le monde de la nuit à la fin des nineties. Passionné de musique, il farfouille très tôt dans les vinyles de son père, écoute religieusement la radio en utilisant son magnétophone pour enregistrer ses coups de coeur musicaux. Adolescent, il découvre les boîtes de nuit, le clubbing. Et finit par y devenir light-jockey, puis par y passer de la musique, comme DJ. En amateur. « Quand j’ai commencé dans le monde de la nuit, vivre du métier de DJ, c’était peu répandu. Sans parler de la famille, qui te demande souvent d’avoir un travail qui te permet de vivre, et pas un travail où tu t’amuses. Quand ta famille ne croit pas à la possibilité de gagner ta vie en étant DJ, tu choisis souvent une autre voie sans pour autant oublier de croire en tes rêves. J’ai commencé dans la restauration, puis j’ai bifurqué dans le commerce, et dans l’informatique ».
Le digital n’est pas encore né. Arno débute et apprend en mixant des vinyles. Par commodité, il se met à mixer en digital dès que la technologie le permet. « Ça permet d’avoir un minimum d’espace pris avec un maximum de titres ». En attendant de devenir DJ professionnel, Arno bosse donc dans l’informatique. Un choix réfléchi. « Je suis arrivé là-dedans parce que je voulais faire de mon ordinateur un juke-box. Fin 90’s, je me suis rendu compte que les ordinateurs n’étaient pas aussi fiables que ça. Plutôt que d’être dépendant de quelqu’un qui te dépanne quand il a le temps, j’ai préféré apprendre l’informatique sur le tas pour être autonome et gérer moi-même mon système ».
« Un ami lui souffle alors que le plus gros club libertin du Cap recherche un nouveau DJ résident. Un peu par hasard, il postule »
Après quelques hésitations, Arno lâche son job pour devenir DJ en before dans un bar d’ambiance, l’Eros Café, situé dans un village naturiste. Son nom de scène ? DJ Artnoÿz. Un clin d’oeil à l’art du bruit et pas à Art Of noise, le groupe de Trevor Horn. Pendant sa session de 3h, il concocte « des programmations électroniques de type Tomorrowland, cassant de grosses séquences électro avec des vieux titres électro-pop ou rock ». Son objectif ? Garder la clientèle sous tension, créer une ambiance festive et permanente. Après une mésentente avec un membre du staff, Arno range ses platines. Il souhaite faire une pause, reprendre un boulot traditionnel. Pôle emploi, pas encore devenu France Travail, attendra. Un ami lui souffle alors que le plus gros club libertin du Cap recherche un nouveau DJ résident. Un peu par hasard, il postule. Et débarque dans un univers qu’il connaît peu, les clubs libertins.
« DJ en club libertin, c’est différent d’une boîte de nuit. Le but principal d’un client en club libertin, ce n’est pas forcément la musique. Le DJ joue plus sur des œufs ». Pour renouveler ses sets, Artnoÿz se tient informé des nouveautés dans de nombreux styles. En écoutant sa « botte secrète », Radio FG, depuis plus d’une vingtaine d’années. Pour en savoir plus sur les tendances, il surveille aussi le Top Shazam et reçoit dans sa boite mail les top singles et les top albums de la semaine. Le reste se fait au feeling. « Je vais aller sur un artiste particulier, tomber sur un autre, etc. C’est un travail quotidien. À l’époque, il fallait « chanter » (plus ou moins bien), le titre qu’on recherchait à son dealer de disque favori, aujourd’hui, mon meilleur allié, c’est Shazam ».
Même armé de munitions sonores, la vie de DJ en club libertin n’est pas un long fleuve tranquille. Pourtant, Artnoÿz n’exerce pas en poste avancé. « Ma cabine de DJ est un peu excentrée de la piste. Ça n’est pas un problème, car je n’aime pas être dans la lumière. Mixer dans un endroit où on ne me voit pas, ça me va parfaitement ». Dans un club libertin, les gens cherchent avant tout le contact et la rencontre. Parfois, Arno se voit obliger de jouer sur des sonorités assez latines pour pouvoir les chauffer, les rapprocher. Certains soirs, quand la clientèle semble plus ouverte à des sonorités très électroniques, sa programmation s’élargit à des sons EDM classiques, voire à des titres plus underground, certaines fois « minimal », d’autres fois proche des free party avec de la Tribe. Malgré tout, des limites existent. Lors de ses premières soirées au Glamour, Artnoÿz fait d’ailleurs quelques faux pas. « Quand j’ai commencé, je me suis mis à mixer comme dans un bar before. On m’a tout de suite calmé : « Attention, ici, c’est un club libertin. Les gens sont avant tout là pour se rencontrer ». Le côté festif et grosse ambiance qu’on peut trouver dans un club classique avec des passages plus kitsch, on ne le fait pas. Ce n’est pas notre façon de travailler, nous sommes plus subtils. Dans un bar before, tu peux tenter de faire chanter la Marseillaise aux gens un 14 juillet comme je le faisais auparavant, dans un club libertin, ça me semble impossible ».
Sur le dancefloor, le volume sonore est au même niveau que dans un club classique, aux alentours de 90 décibels, voire un petit peu plus. La sélection d’Artnoÿz est multi-diffusée sur la partie haute du club, où les gens dansent, boivent et se chauffent en vue d’une éventuelle rencontre. La partie « Coins câlins », à l’étage inférieur, a sa propre musique. Une bande-son plus lounge, indépendante de sa sélection. Sur une soirée, Arno joue entre 100 et 120 titres, sans limite de styles et avec une stratégie affinée au fil des années. « Mes soirées ne sont jamais construites à l’avance, je n’ai pas de playlist prédéfinie. Je joue à l’instinct, à la piste, la réaction des noctambules guide mes choix. Parfois, je pars avec l’idée d’envoyer de l’électro et ça n’accroche pas. Le challenge, c’est d’arriver à se remettre en question sans trop se brimer. Dans un club libertin, tu as parfois des trous de pistes qui ne sont pas dus à la musique mais au fait que les gens ont fait leur rencontre. Ils quittent le dancefloor pour aller câliner. Pour un DJ de club libertin, c’est le plus compliqué à gérer. Il faut arriver à ne pas se dire « J’ai fait quelque chose de mal, je n’ai pas mis le bon titre au bon moment ». Ça peut arriver bien sûr – je ne dis pas que mes sélections sont 100 % parfaites – mais il faut arriver à accepter ça ».
« Ça reste des musiques assez sexy. Beaucoup de femmes aiment s’exhiber sur le pôle dance, sur tout type de musique »
Artnoÿz vient de l’électronique. Ses grandes références se nomment Carl Cox, Laurent Garnier, Jean-Michel Jarre. Pour enflammer le dancefloor du Glamour, ses titres phares sont ailleurs. Lorsqu’on lui demande lesquels, la réponse fuse. « Fade to love de Polina, Silence de Delerium, des musiques qu’on peut rejouer souvent. Ou Opus, d’Eric Prydz, un morceau que j’avais lancé sur un village naturiste peu de temps après sa sortie et qui en était devenu l’emblème ». Même si l’instinct du DJ prime, tout semble pensé, réfléchi. L’expérience des années a amené Artnoÿz à cerner au plus près les attentes des clients. En observant leurs comportements sur la piste, leur attitude, leurs gestes, il comprend s’il doit changer de style ou creuser encore un peu une veine musicale. « La majorité de mes sons sont vocalisés, dans l’esprit Tiësto, un peu trance. Ça reste des musiques assez sexy. Beaucoup de femmes aiment s’exhiber sur le pôle dance, sur tout type de musique. Les musiques sans vocaux, plus mélodiques, je les garde plutôt pour la deuxième partie de soirée, à partir de 4h30-5h du matin, quand la nuit est bien avancée et que les gens ont pris leur plaisir dans le club. Quand ils ont passé cette étape-là, on peut continuer à s’amuser sur de la musique un peu plus underground et pointue ».
Pour autant, sa vie de DJ n’est pas toujours simple. Dans une société qui voudrait tout évaluer – l’effet Black Mirror ? – le DJ de club libertin n’échappe pas à la règle. En charge de la communication du Glamour, Artnoÿz voit ainsi passer tous les avis des clients sur les comptes Facebook ou Instagram du club. Hang the dj, comme chantait Morrissey. Comme ailleurs, l’immense majorité des clients satisfaits de sa prestation de DJ gardent ce bonheur fugace pour eux, mais quelques « rageux » s’expriment, parfois avec de la haine, sur les réseaux. Dès que les remarques arrivent, Artnoÿz est le premier au courant :
« Les retours positifs me font plaisir au moment où je les lis, mais je n’en tiens pas plus compte que ça. Par contre, les remarques négatives me conduisent à me remettre en question. Je revis la soirée et je me demande ce que j’ai mal fait. Je retravaille mes historiques de playlists pour voir où ça a pu pêcher. C’est une remise en question permanente. Faire plaisir à tout le monde, c’est difficile, car il y a autant de goûts que de personnes. On essaye car nous sommes des psychologues de la piste. Sur une saison, on fait environ 50 000 entrées. Des personnes me donnent des pourboires, me remercient pour l’ambiance créée. Et les quelques-unes qui ne sont pas contentes n’hésitent parfois pas à le crier haut et fort, voire avec de la haine, sur les réseaux. C’est le plus dur à encaisser, mais il faut avoir un peu de recul ».
Lorsqu’on l’interroge sur le futur, l’après DJ, il botte en touche. Vivre la nuit n’a jamais été un problème. Il se souvient de sa première nuit blanche à 13 ans, au collège. « DJ en club libertin, ça me convient très bien. Je ne me vois pas arrêter tout de suite. Même si ma résidence venait à s’arrêter un jour, je continuerai à être mangé par la musique. Si j’avais un peu plus de temps libre et un travail traditionnel, je me remettrais peut-être à la production. Pour l’instant, je ne prévois pas du tout de m’arrêter de vivre de cette passion.. ». Quelques temps après notre entretien, c’est contraint et forcé par des problèmes d’audition qu’Arno quittera ses fonctions de DJ. Après presque 18 années à jouer pour des centaines de milliers de clubbers, une page s’est tournée. Serait-ce le moment pour lui de prendre du temps à produire ?
« Dans son club libertin situé en Vendée, le Domaine, BenoÎt confirme les propos de son collègue du Cap D’Agde »
En club libertin, la musique serait donc fondamentale. « Elle donne le ton de la soirée, l’ambiance. Avec une musique agréable, on ne danse pas forcément mais on peut rester assis et discuter plusieurs heures. Une musique crispante va tout de suite gâcher le feeling qu’on pourrait avoir sur une soirée ». Dans son club libertin situé en Vendée, le Domaine, BenoÎt confirme les propos de son collègue du Cap D’Agde. Mari de la gérante, il exerce son activité de DJ dans un club libertin très différent, plus familial. Gamin, il découvre Santana, Renaud, Simon and Garfunkel, puis bascule dans la new-wave et la musique pop-rock. Un « parcours musical » classique qui le sera moins par la suite.

Le Domaine ouvre en septembre 2013. Trois ans plus tôt, Benoît et son épouse Delphine habitent Nancy. Ils découvrent le libertinage. Elle, secteur médical dans un service de cancérologie, lui, fonctionnaire depuis 25 ans après une formation initiale de paysagiste. Delphine sature. Son mari lance l’idée de tout quitter et d’ouvrir un club libertin. Banco . « Nous nous sommes mis à chercher un bâtiment avec du charme, et atypique. On ne voulait ni de hangar, ni une ancienne discothèque. Il fallait aussi que ça reste dans notre budget, car on achetait seuls, sans investisseurs. Nous sommes tombés sur une ancienne brasserie Napoléonienne de 1600 mètres carrés, avec du grand potentiel et dans nos moyens ». Un an et demi de travaux plus tard, le club ouvre ses portes. Depuis, d’autres agrandissements ont été faits au fur et à mesure des années dans les caves voûtées pour créer des nouveaux espaces, en retirer d’autres. Et puis il y a la musique. Le Domaine n’a ni jacuzzi, ni sauna. Toute l’animation repose sur la piste de danse, où tout se joue. « Si on n’arrive pas à emmener les gens danser, on les a sur des fauteuils et c’est difficile de créer ce dynamisme, ce petit déclic qui va permettre de se rapprocher, de discuter, de jouer de sa sensualité et de pouvoir faire des rencontres ».

Rapidement, ils embauchent un DJ, puis deux. Mais la clientèle se plaint, les morceaux ne conviennent pas. Certains démissionnent après quelques semaines, trouvant l’exercice trop complexe et contraignant :
« La difficulté quand la piste est vide en club libertin, c’est de faire venir plusieurs personnes dessus. Une ou deux, c’est facile. Plus, c’est compliqué. C’est pour ça que j’ai eu énormément de mal à trouver des DJ’s. Certains venaient avec des playlists dont l’ordre ne pouvait absolument pas être changé. Une catastrophe. Malheureusement pour les DJ’s traditionnels, on a une clientèle aux goûts musicaux totalement variés et très influencés par les réseaux sociaux et par la radio ».
Fort de ce constat, Benoît se met aux platines, d’abord par contrainte puis par conviction. Il se considère avant tout comme un « DJ de mariage, et pas comme un DJ professionnel. Je suis incapable de concevoir un son en mélangeant des musiques, par exemple. Je peux prendre le micro, faire des jeux de lumière, mettre quelques effets dans la musique. La clientèle de club libertin, en tout cas chez nous, n’attend pas un set underground.». Il apprend sur le tas, auprès de ses DJ’s et de gens du métier, et devient un amateur éclairé mais aux idées très précises, presque théorisantes.
« Il y a 10 ou 15 ans, on appelait ça des clubs échangistes, parce que les gens recherchaient une pratique sexuelle. Aujourd’hui, dans les clubs libertins, les gens recherchent avant tout une ouverture d’esprit. Ils veulent pouvoir danser entre filles, avec d’autres personnes, avec le pied léger »
« Parmi les idées courantes, il y a celle que dans un club libertin, les gens ne viennent pas pour danser. Mais aujourd’hui, la clientèle a énormément changé. Elle est assez jeune, avec des gens qui en ont marre des discothèques classiques, de l’alcool et de l’agressivité qui y règne parfois. Il y a aussi un besoin pour les filles de pouvoir danser et s’habiller comme elles veulent, de pouvoir s’exprimer. Il y a 10 ou 15 ans, on appelait ça des clubs échangistes, parce que les gens recherchaient une pratique sexuelle. Aujourd’hui, dans les clubs libertins, les gens recherchent avant tout une ouverture d’esprit. Ils veulent pouvoir danser entre filles, avec d’autres personnes, avec le pied léger. Se laisser aller à leurs envies. Dans le libertinage, les envies sont multiples. Il y a des gens qui voudront danser de façon sexy uniquement avec leur compagnon, d’autres qui voudront se chauffer avec d’autres femmes et d’autres hommes sans aller plus loin. Et puis il y a d’autres personnes qui voudront aller plus loin. La musique est donc hyper importante. C’est elle qui va les mettre dans cette envie de se bouger, se frotter. Dans un club libertin, sur la piste de danse, il y a des vagues. Tu as le moment où les gens veulent s’amuser, danser, le moment où les gens veulent se rapprocher, où certains quittent la piste pour partir dans les coins câlins… ».
Sa cabine de DJ trône désormais au milieu de la piste de danse de 350 mètres carrés, au bout d’un bar qu’il a fait rallonger pour que les clients le voient mieux. Sa méthode relève de l’artisanal mais plaît.
« Je suis un peu surélevé, avec des plexis devant moi pour protéger mes platines Pioneer et mon logiciel Rekordbox. Je suis en même temps accessible au bar. Si je me laisse emporter par la conversation, il peut m’arriver de créer un blanc musical. Les gens s’en moquent royalement si derrière j’enchaîne une musique qui les accroche. Dans mes répertoires musicaux, j’essaye de n’avoir que des morceaux que les gens connaissent ».
De la zouma au Shatta – sous-genre du dancehall qui vient de la Martinique – en passant par de la variété française, les genres défilent pendant la soirée. Après une grande période électro, les « musiques du soleil » priment. « Samedi dernier, par exemple, je n’ai pas du tout passé d’électro, alors que j’essaye toujours d’en passer un peu parce que les gens aiment ça. Là, j’étais sur des « musiques du soleil », comme Collectif Métissé, Kassav, Magic System. On a fait une grosse session de Shatta et de Kizomba, une danse angolaise. Mais j’ai aussi passé des vieux titres, Sucré salé de Logobi GT par exemple. Ca varie sans cesse. J’ai même calé une période de musique burlesque, d’Aliguera. Quand je démarre une soirée, je n’ai aucune playlist et aucune liste préenregistrée ».
« Deux salles, deux ambiances », une formule finalement bien réductrice quand on y songe. Entre le Cap d’Agde et la Vendée, plus de 500 clubs libertins existent en France. Celles et ceux qui souhaitent y aller devraient donc y trouver leur bonheur. Et si vous profitiez de l’hiver qui s’annonce pour aller vous réchauffer en allant vérifier que musique et libertinage vont vraiment de pair ? Sans oublier bien sûr de remercier le DJ en partant.
EN 1990 y’avait un yackt club au port entre la ciotat & toulon amarré donc strips back room champs tek bierres mex et tout çà gratossse car on leur vendait des cartouches.