Après avoir entamé un peu par hasard sa carrière aux États-Unis, un DJ anglais a pendant trois décennies enregistré en live tout ce qui a compté dans le rock outre-Manche. Et donné vie, grâce à ses Peel Sessions diffusées sur la BBC, à des milliers de morceaux punk, rock ou reggae. Pourquoi John Peel était-il si différent des autres ?
Votre petit frère ne le sait peut-être pas, mais il ne suffit pas pour être DJ de remplir une clef USB jusqu’à la gueule et d’appuyer sur play. Non, bien avant l’ère des simili-DJ, le disc-jockey était une figure respectée. Souvent anonyme, certes. Mais considérée. Niveau respect, difficile dans cette profession de rivaliser avec un phénomène nommé John Peel. On conseillera d’emblée aux sceptiques l’expérience suivante : prendre n’importe quel livre traitant de la musique depuis 1967, et consulter l’index des noms apparaissant dans l’ouvrage en question. Neuf fois sur dix, ils y trouveront le nom du natif de Hestwall, près de Liverpool. Peel, une référence que des amateurs de dub iront même jusqu’à surnommer Jah Peel, quand après avoir embrassé la cause punk, ce dernier emporta le reggae dans la foulée et se mit à passer des riddims à gros débits aux côtés d’icônes comme les Buzzcocks, Siouxsie and The Banshees et The Exploited.
Hate me, I’m famous
Né au début de la Seconde Guerre mondiale, pas encore trentenaire lorsque le psyché explose, presque quadra quand le punk montrera les crocs, Peel symbolise une époque où la musique était un marqueur social important, peut-être le plus fort. Une période où aimer un groupe et en bannir un autre de sa chambre était synonyme de prise de position et de doigt d’honneur, bref, d’identité. Et pas seulement d’identité culturelle comme aujourd’hui. Une époque où Radio One jouissait d’un quasi monopole sur la pop music. Une ère où le mainstream était clairement l’ennemi à abattre pour les spécialistes de musique, ceux qui possédaient l’érudition (rappel à nos jeunes lecteurs : internet n’avait pas encore été livré par Amazon), les snobs, quoi. Peel en était-il un sans en avoir l’air ?
En bon amateur d’underground, ce découvreur invétéré détestait en tout cas fort logiquement la célébrité et tout ce qui s’y rattachait. Ce qui l’amènera parfois à lâcher un pote sur l’autel du stardom. Laissons la parole à Rod Stewart, rockeur bien coiffé qui n’a pas comme beaucoup de confrères eu la chance de mourir avant l’arrivée du synthétiseur. « Peel pensait que le succès m’avait enlevé à lui – nos chemins cessèrent de se croiser après mon départ pour Los Angeles – et que je m’étais perdu en devenant célèbre. » Cette détestation du star-system et du mainstream est peut-être une des raisons qui fera que Peel aimait tant les losers et les sans-grades du rock et de la pop music. Au point par exemple de défendre avec conviction toutes les sorties du label Self Immolation monté par l’icône bizarro-underground Jim « Foetus » Thirlwell. Un saint homme, quoi. Et un fou furieux.
« Je ne fais pas confiance aux maisons de disques pour mesurer la durée des morceaux. »
Car Peel était un taré de musique. Un malade « mental » qui finira par amasser dans sa maison une discothèque de 26 000 LP et 40 000 singles. Un butin de guerre auquel il faut ajouter des milliers de CD si on veut être parfaitement complet. Pas d’énervement, ami lecteur, en admettant que tu ne dormes jamais il te faudrait plusieurs années d’écoute en mode continu pour en arriver à bout. Un rapide calcul que n’avaient peut-être pas fait ceux qui, quelque temps après la mort de Peel au Pérou en 2004, eurent l’impudence d’annoncer qu’ils allaient numériser l’intégralité de sa collection pour la mettre en ligne. Après avoir traité tous les disques de la lettre A, et malgré un rythme prévisionnel de cent disques par semaine, le projet des zozos tomba assez rapidement à l’eau. Trop ambitieux ? Ou tout simplement pas assez fous.
Do you actually like John Peel??? pic.twitter.com/AfQl8beSGV
— The Extreme Music Enthusiast (@TheExtremeMusi1) July 11, 2025
La gastrophonie
26 000 albums, 40 000 singles… Impressionnant… Même si on reste bien loin des cinq millions d’albums actuellement disponibles sur Bandcamp, ces nombres peuvent effrayer. Rappelons tout de même que Peel ne collectionnait pas les disques (que) pour le plaisir. C’était avant tout ses instruments de travail. Une matière première qui lui servait chaque jour, chaque semaine, à polir ses émissions pointues et accessibles en même temps sur les ondes de la fameuse BBC, célèbre pour son rôle dans la résistance. Un refuge rêvé pour ce passionné qui n’avait de cesse de vouloir faire écouter ses découvertes à ses auditeurs.
Une telle activité demandait bien sûr une organisation de maniaque. Et ça, Peel savait faire. On pourrait d’ailleurs dire sans trop mentir que c’était un vrai leader en la matière. Pour chacun de ses disques, il tape à la machine à écrire une petite fiche cartonnée listant tous les morceaux de l’album. Au verso de chaque disque, le voilà collant une étiquette où la durée de chaque morceau est annotée par ses soins. Pas un, pas deux, mais bel et bien la durée de chaque morceau de l’album ! Peel le dit lui-même en interview. « Je ne fais pas confiance aux maisons de disques pour mesurer la durée des morceaux. » Alors pour s’éviter toute mauvaise surprise s’il devait en passer un à la radio, il chronomètre chaque morceau. Bien avant l’ère du CD. Folie douce ou rigueur extrême ? À vous de juger.
Mais quel titre passer dans son émission ? Comment se souvenir si untel doit l’être et un autre pas quand on en possède des centaines de milliers et qu’iTunes ou Spotify n’existent pas encore pour classer tout ça en mode roi fainéant ? En grand pro, Peel a une méthode de sélection imparable. Quand un morceau lui plaît, il note sur l’étiquette magique une, deux ou trois astérisques à côté du titre. Un astérisque pour « pourrait être joué », deux pour « devrait être joué », et trois pour « doit être joué ». Une sorte de Gault & Millau musical titanesque. La gastrophonie, si vous nous passez l’expression. Peel c’est aussi un style relax, un charisme inexistant, une calvitie pas vraiment indie pop et une voix un tantinet austère mais au débit de mitraillette.
» Ce fut l’admiration que nous voua John Peel qui nous aida à gagner le cœur du public anglais. » (Rod Stewart)
Un type cool, donc. Mais carré. Du genre à écouter une à une toutes les autoproductions qu’il reçoit des quatre coins du pays. Du genre aussi à privilégier les groupes non-londoniens. Particulièrement ceux qui manquent d’ambition et qui respirent l’amateurisme. Du genre enfin à expliquer sans prendre de gants cette doctrine toute personnelle. « Je voyais arriver ces disques envoyés par des types aux airs butés qui venaient de villes minuscules comme Lincolnshire, le genre de coin qu’il faut chercher sur une carte pour savoir où ça se trouve… Ces gars voulaient juste sortir un single, ou venir enregistrer une Peel session. J’adorais ça », rappelait-il ainsi peu avant sa mort. Son amour du DIY et son rayonnement radiophonique sont tels qu’ils finiront par faire germer le terme de « Peel band » pour décrire des groupes excentriques enregistrant entre 1979 et 1981 des singles bizarres sur un quatre-pistes posé dans leur cuisine. Ce label « Peel band » a tout d’une garantie de mini quart d’heure de gloire warholien. Suivi d’un oubli définitif.
Peel slowly and see
L’homme fut donc essentiel. Et sacrément influent. Des tripotées de groupes anglais doivent une fière chandelle à ce passeur chronique. Le premier nom qui ressort systématiquement, c’est bien sûr The Undertones, puisque le DJ a dit et redit depuis sa sortie en 1978 que leur hymne « Teenage Kicks » était tout simplement le meilleur morceau de tous les temps. Un amour inconsidéré. Au point d’aller jusqu’à adopter comme épitaphe la première phrase du morceau. « Are teenage dreams so hard to beat ? » trône ainsi sur la tombe de Peel. Au point aussi de clôturer tous ses sets de DJ avec ce morceau transgénérationnel.
Bien d’autres groupes furent mis dans la lumière par – attention instant radio crochet – ce découvreur de talents. Certains finiront même par devenir ses amis. À commencer par les Faces de Rod Stewart, qui en témoigne d’ailleurs largement dans son autobiographie. « Ce fut l’admiration que nous voua John Peel qui nous aida à gagner le cœur du public anglais. En 1970, il venait de commencer les Peel Sessions, une émission dans laquelle on jouait devant un public peu nombreux, enregistrée dans les studios de la BBC de Lower Regent Street, à Londres. Peel adorait les Faces et il nous fit venir en juin… Cela nous aida à toucher le public et à vaincre certaines résistances. Ce fut le début de ma longue amitié avec lui. Je fus invité à son mariage. Les Faces enregistrèrent d’autres Peel Sessions, durant lesquels nous le stressions horriblement en le retenant dans le pub en face du studio jusqu’à la toute dernière minute avant le début de l’émission. Il se mettait à paniquer, et parfois des gros bras de la BBC étaient même envoyés nous chercher. Mais jamais nous ne fûmes en retard. » Peel ira jusqu’à faire semblant de jouer de la mandoline, un instrument auquel il ne pipait évidemment rien, lors d’une Peel Sessions avec le groupe. L’intimité n’ayant plus de limites, le voilà invité à déjeuner un dimanche chez Stewart, qui lui sert un rôti préparé par sa femme. Pas de bol, hors des modes et avant-gardiste, le DJ est végétarien. Un artichaut sera finalement cuit en catastrophe pour éviter un jeûne dominical forcé.
C’est aussi l’histoire d’un mec qui finit par déranger
La musique, c’est comme le foot. Quand on devient un passeur de génie, les attaquants se plaignent et n’ont guère la reconnaissance du ventre. Même ceux que Peel a souvent portés aux nues. Ainsi le Mancunien Mark E. Smith, leader historique de The Fall et renégat du rock anglais mort l’année dernière, crachait volontiers tant qu’il lui restait un peu de souffle. « Notre existence n’a jamais dépendu de John Peel. Ma carrière ne lui doit rien. » Une vision pas du tout partagée par Marc Riley, ancien membre de The Fall devenu depuis… DJ pour la BBC sur Radio 1, Radio 5 et Radio 6. Les deux hommes s’écharperont régulièrement sur ce point, Smith arguant qu’être étiqueté « écurie John Peel » avait au final plus limité le groupe qu’autre chose dans sa progression. Une critique vache, même si la bourrique de Manchester savait aussi reconnaître les mérites et qualités du pousse-disques. « Je préférais l’écouter au début des années 70, du temps où il passait des morceaux de reggae assez inhabituels. Mais je connais des gens qui l’écoutaient religieusement. Il ne sera pas remplacé de sitôt, à mon avis. »
C’est bien connu, si le succès isole, le pouvoir, lui, affole. Peel l’apprit aussi à ses dépens lorsqu’Alan Horne, manager d’Orange Juice et branché parmi les branchés, déboula un jour dans les locaux de la BBC pour dire ses quatre vérités à l’animateur. Et lui demander bruyamment pourquoi il ne programmait pas encore le groupe dans son émission. Nous sommes alors au tout début d’Orange Juice, et la bande d’Edwyn Collins n’avait pas encore l’aura indie qui la rattrapera rapidement. Le soir même, Peel tue dans l’œuf cette tentative d’intimidation en expliquant à l’antenne qu’il avait eu affaire dans la journée à un garçon très agressif venu tout droit de Glasgow. Il passera néanmoins la ligne de basse disco « Falling and Laughing » d’Orange Juice. Une seule fois. Et Horne en fut pour ses frais.
Une mésaventure qui ne doit pas cacher toutes les belles histoires et gâcher l’aura du meilleur outil promotionnel de l’histoire anglaise : John Peel. Grâce à lui, pendant trente ans, les branchés furent au parfum. Influenceur avant l’heure bénie (oui, oui) du web, Peel et ses émissions ont donné à des singles ou des groupes une exposition qu’ils n’auraient jamais eue sans. La règle était fort simple : quand John aimait un morceau, il lui donnait immédiatement une visibilité d’envergure nationale. The Undertones, The Fall, Scritti Politti (qui vendit ainsi rapidement grâce à son soutien en 1978 plus de 2 500 exemplaires du single « Skank Bloc Bologna »)… Nombreux sont ceux qui grâce à lui vendent leurs galettes. Ses découvertes se faufilent et vont parfois jusqu’à infiltrer toute la programmation de Radio One. Certaines deviennent d’improbables tubes, comme « O Superman », étrange morceau de huit minutes de Laurie Anderson. Ou Pigbag, émanation du Pop Group qui atteindra avec (attention, jeu de mots) « Papa’s Got a Brand New Pigbag » la troisième place des charts à force d’être diffusé et rediffusé par l’animateur fou. Pour autant, il serait idiot de penser que cela fonctionnait à chaque fois. Tenez, les Swell Maps par exemple. En neuf mois, seuls 750 exemplaires de leur « Read About Seymour » se vendront lors de sa sortie. Peel l’avait pourtant programmé une bonne dizaine de fois dans les trois semaines suivant la sortie.
Me faites pas suer, je fais ce que je veux
On parle donc ici d’un véritable punk, allergique à l’ordre établi. Du genre à foutre un bon coup de pied au cul d’Elton John ou Rod Stewart. Du genre aussi à transgresser les règles quand elles ne lui plaisent pas. Un exemple ? Quand le 45 tours « God Save the Queen » paraît chez Virgin le 27 mai 1977, un scandale éclate. Sur la pochette signée Jamie Reid, fondateur de la maison d’édition radicale The Suburban Press, le visage de la reine d’Angleterre trône sur fond de drapeau britannique. Outrage ! L’écoute du morceau n’arrange rien. Johnny Rotten, le chanteur des Sex Pistols chante « God save the queen, the fascist regime… » Scandale. Toucher à la reine, c’est toucher au sacré. La subversion est totale. Les ouvriers qui doivent presser le disque refusent de le faire. L’imprimeur ne veut plus réaliser la pochette. Un spot TV est enregistré par la bande de Johnny « Le pourri » mais plusieurs chaînes refusent de le passer. La polémique nourrit-elle cette promotion ou la pourrit-elle ? Nul ne sait vraiment. Même pas Malcolm McLaren, le manager des Pistols. À ce moment-là, personne ne parle de buzz même si on se doute déjà que toute publicité, bonne ou mauvaise, est bonne à prendre. Une chose est certaine : toute la BBC censure le titre et la vire de sa « playlist ». Toute ? Non. En bon punk, John Peel piétine l’interdit et passe à deux reprises ce morceau sulfureux. Allez tous vous faire foutre, messieurs-dames. Cordialement, mais allez-y quand même.
En matière de punk, profitons-en pour ajouter que la France doit reconnaissance éternelle à cet homme. N’en déplaise à certains, les froggies n’ont jamais été précurseurs en la matière, s’inspirant – quand ils ne copiaient pas servilement leurs modèles anglo-saxons – avec talent des groupes d’outre-Manche et d’outre-Atlantique. Malgré tout, une scène punk se crée, hétéroclite et éclatée sur le territoire. À Paris en mars 1978, Gazoline, groupe de l’étoile filante Alain Kan, se fait virer de la scène de La Boule Noire par les videurs de la salle pour avoir joué trop fort et avoir refusé d’obéir au patron de la salle qui leur demandait d’arrêter les frais. À Rennes, c’est Marquis de Sade qui fait ses gammes, empruntant un plan à Wire, un autre à Bowie. Les groupes seront nombreux. Dans ce boxon, citons Modern Guy, Casino Music, Suicide Romeo ou encore Artefact, duo synthés-costumes dans lequel officie le futur écrivain proto-SF Maurice G. Dantec. Une scène riche, à peine relayée en France dans Pogo, émission d’Europe 1 lancée par Alain Maneval en septembre de la même année. À Londres en revanche, aucun problème de visibilité. Cette scène nouvelle est relayée par Peel, notre DJ visionnaire qui officie alors sur Radio One. Définitivement punk, le John, et propagandiste de la révolution.
Une carrière anglaise mais une sortie internationale
Une « rêvolution » (sic) qui s’achèvera par la mort de son leader au Pérou en 2004, d’une crise cardiaque. Vingt ans plus tard, la légende de ce DJ n’en finit plus de briller. Peut-être parce que le règne de Peel sur la musique populaire aura duré plus longtemps que celle de ses concurrents. Peut-être aussi parce que ses auditeurs sentaient son humanité et sa simplicité à chacune de ses prises de parole. John Peel n’hésitait pas à dire à l’antenne qu’il s’était gouré dans ses notes. Il arrivait aussi à ce roi des platines de saluer les noces d’or de ses parents en regrettant de ne pas avoir trouvé un morceau assez fort pour rendre grâce à leur amour. Respect.
Pendant ce temps-là en France : Un peu comme Landru, John Peel fut souvent imité, rarement égalé. José Arthur ? Trop rare. Alain Maneval ? Trop tard et trop bref. Bernard Lenoir ? Une vaste blague pour adolescents en mal de pop. Francis Zégut ? À réserver aux bikers. Georges Lang ? For fans de Queen only. On pourrait développer ici le pourquoi du comment John Peel n’eut pas vraiment d’équivalent à la hauteur en Gaule, mais la question dépasse probablement celle des personnes. La musique ici n’a jamais eu l’importance qu’elle a outre-Manche. N’importe qui vous le dira.
j’ai failli le faire crever sur le morçà d’undertones/ramones au sonar club cagnas a la main cul a l’air cellphones chos, mossos a la ramasse mord donc le neu! exfiltré y’a une you tube qui traine c facile a verif – langoustes vino blanco- lourde addition!
l’ai crois& a une petite ête backstage the cramps hammersmith palais ou ete la tres jeune et timide pj harvey pas encore tres bjork!
o squatt de tulse hill estate (voisin de mbv) on l’ecoutait & le samedi on n’allait essayer de piquer quelques skeuds ecouter/decouvert a portobello stadium
grands bleuffés nardine narbonne vs saucisse chode lyon on n’y dort mal
Un jour quelqu’un écrira un commentaire intéressant sous un de mes papiers. Ce jour-là, je démissionnerai. Merci. au revoir.
Merci, merci merci.
Merci qui ? John Peel.
Sa force fut sûrement d’être capable dès la première écoute de détecter un tube, ou ce qui s’en rapproche.
Et d’être passé à côté des plein d’autres.
Qu’il ai pu écouter tous ses disques me laisse pantois. Je sais de quoi je parle.
Démission.
ben T no’t Pot
Ben c’est les ravages de la drogue, alcool, etc
Ça rend c..
c du pepssssi en kubykon
il fàut parlé delà facé càché trés sombré du bonhomme cé fut un mégà gros pédophile ,on pàrlé jàmàis én fràncé màis én Angleterre sont coté toxiqué pédo ést connu ét dénoncé
t né sous un pont ?
scritti politti aussi
Merci Albert Potiron. Et gloire à la chaîne youtube Vibracobra23 qui archives les merveilleuses Peel sessions.
La section commentaires de gonzaï, ça sent l’asile psychiatrique. C’est triste, personne mérite de lire ça.