Du 24 au 26 janvier, pour sa quinzième édition, le festival MOFO fête fièrement la fin de la puberté en draguant les mélomanes et les curieux  de tous poils.

C’est pas parce qu’on digère à peine son foie gras qu’on prend les lecteurs de Gonzaï pour des canards sauvages. Comme la vie est trop courte pour lire intégralement une programmation de festival en 2019 (déso pour nos chouchous du Mofo), on vous mâche un peu le travail en vous donnant les cinq groupes à ne pas manquer à Mains d’œuvres à la fin du mois. Et en pleine période des étrennes, c’est cadeau : Gonzaï fait gagner des places.

Maria Violenza

C’est l’un des concerts auxquels on se réjouit de pouvoir assister. On pourrait dire qu’elle fait du « punk synthétique » mais ses influences brassent plus large que Michael Phelphs. On est sous le charme de cette énergumène qui navigue elle aussi en eaux troubles, mi-nostalgique mi-violente : les dents de l’amer.

Société Étrange

On les a loupés à la Ferme Electrique l’été dernier (ils jouaient à l’heure de l’apéro), mais on se rattrape cette année. Le secret le mieux gardé du label lyonnais SK Records fait de la musique répétitive mais sans redites. Le bruit court qu’il s’agirait d’un complot pour faire danser le MOFO.

Lysistrata

Les trois minots originaires de Saintes n’ont pas mis d’eau dans leur Pastaga depuis qu’ils ont gagné le prix Ricard en 2017, puisqu’ils ont sorti un excellent album et se sont taillés une réputation de costauds sur scène, à force de concerts percutants comme un camion seize tonnes. Des Charentais pas pantouflards.

Ellah A. Thaun

Un parfum de 90s émane des chansons de ce groupe emmené par la rouennaise Nathanaëlle. On ne pense pas spontanément aux boums ou aux Minikeums mais plutôt à tout ce que la décennie a d’obscur, du rimmel goth aux sapes des shoegazers. Une trans(e) très noire à prévoir.

Strasbourg 

Les corps des quatre membres de Strasbourg ont été retrouvés miraculeusement par une équipe de chercheurs en musiques très froides basée à Saint-Ouen. Après deux ans d’hibernation, les trublions du Turc Mécanique reviennent jouer les trouble-fêtes et cracher leur bile au MOFO.

Mais aussi : la musique toute en contrastes des Yossarians pour les rockers au grand coeur, les guignoleries de Mottomoda pour les amateurs de LOL-musique, la kora de Sourakata Koite pour les fans de DKR de Booba, la musique planante de Bear Bones, Lay Low pour les adeptes du parapente, les arabesques de Jerusalem In My Heart pour les islamo-gauchistes…

Festival Mofo : 24, 25 et 26 janvier à Mains d’œuvres, 1 rue Charles Garnier, 93400 Saint-Ouen. Plus d’infos sur www.mainsdoeuvres.org, www.festivalmofo.org et sur Facebook.

2 commentaires

  1. les SuiSSes du label de Maria Violenza sont de sacres crôteux trous du cul (si ils en ont 1)

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