Souvent relégués au fond de top 10 d’artistes à suivre parrainés par des marques de téléphone, ils luttent contre 60 ans d’histoire pour se faire une place dans le cœur d’auditeurs qui croient avoir tout entendu. Eux, ce sont les musiciens d’aujourd’hui, anonymes et fauchés, comme The Itch, un duo britannique qui sonne comme un plan à quatre entre LCD Soundsystem, Morrissey, Model/Actriz et Jamie xx.
Est-ce qu’on peut avoir 30 ans en 2025 et déjà être rincé par l’industrie musicale ? Bah oui, trou de balle. Précarité, horaires pourris, harcèlement, excès, injonction de se vendre sur TikTok, algorithmes de Spotify, blablabla : la liste des crasses est interminable.
Et cette désillusion se répercute sur la musique, avec un revival-rock-grunge-indie-rock-années-2000 pour exprimer toute cette colère, toute cette frustration et toute cette crispation. « Quand on fait de la musique aujourd’hui, on est tellement absorbé par les statistiques des réseaux sociaux, le nombre d’écoutes. On est absorbé par ça parce que beaucoup de gens – les managers, les agents, les bookers, etc. – nous martèlent l’importance de ces choses-là. En réalité, l’important, c’est d’aimer faire de la musique », confie Georgia, moitié du duo The Itch, au magazine Rolling Stone.
Georgia Hardy et Simon Tyrie ont grandi à Luton, à 50 bornes de Londres. Ado, ils sortent dans l’un des rares lieux alternatifs du coin, The Edge, et découvrent la musique club quand ces banlieusards prennent le train pour la capitale. Ils rêvent alors de faire partie de cette belle famille qu’est l’industrie musicale. Et les lectures sur les concerts DIY organisés à l’arrache par Foals ou les vieux souvenirs rock de l’époque leur met des paillettes dans les yeux. Sauf que derrière ces histoires « cool », les deux se prennent la réalité du métier de musicien en pleine gueule, loin des images reçues. Et même s’ils s’accrochent en initiant plusieurs projets musicaux — dont le groupe Regressive Left —, les deux amis finissent par se rendre à l’évidence : ils ne sont pas heureux. Pire, ils perdent même ce pourquoi ils ont eu envie de tout quitter : leur amour pour la musique.
Alors The Itch, ça gratte ?
Plutôt que de retourner à Luton avec un goût amer de bière tiède dans la bouche, les deux trentenaires lancent un nouveau projet : The Itch. La déception des coulisses de cette industrie mène le groupe à faire les choses à sa manière, sans se préoccuper des conventions. Ça passe par un mélange assumé des genres et des influences sans s’auto-censurer, par leur réticence à s’aventurer dans des tournées à rallonge pas du tout rentables et par un planning de sorties qui n’a pas été validé en amont par un CSP+ dans un open-space. Car le plus important, comme l’a souligné Georgia, c’est de rester fidèle à ses valeurs et à son art. Et de dire fuck à ce que le music business veut nous faire croire.
Pour l’instant, The Itch a deux morceaux au compteur : Ursula et The Influencer / Co-Conspirator. Un troisième titre baptisé Space In The Cab devrait bientôt sortir et un premier album est en route, sans qu’on sache exactement quand il sortira. Sur ses deux premiers singles, le groupe prend le temps de se présenter et même de vous faire un petit tour du propriétaire. Ça sent l’ambiance club à 5 heures du matin, les soirées spéciales eighties où s’enchaînent les tubes et les textes désabusés de Jarvis Cocker et Morrissey. The Itch pioche dans la house, la new wave, la synth-pop, la techno ou le rock puis mélange ces drogues comme un dealer ultra-sympa afin de recréer cette effervescence que seule la musique procure. Et ça marche, puisque le duo parvient sans se ridiculiser à faire le pont entre Tears for Fears et la house de Chicago tout en faisant un détour pour faire coucou à Pulp et Jamie xx.
Sur la base de deux (très) bons singles, The Itch fait chauffer le moteur. Reste à voir si le groupe réussira à maintenir la pression sur un album entier sans baisser en intensité. Et plus dur encore, sans s’enfoncer lentement direction le cimetière des groupes déjà enterrés avant de naître.
YoP la goche de la goche met sur la gueule de la goche a goche
disco sucks çà URGE!
M’Aime les cassosses/casseurs viennent plus a Paris, tout fout le kamp
& les pros je me retrouve avec 4500 skeuds sur les bras qui les rachetera un bon tarot aParis ?
T’as l’Grand Bleu dub version ?
hi soo cat woman (susan) tu connais pas tété pas nées
1 novo broc say install& a trudaine paris bjr the price
en roue libre bob dylan, ooops emmanuel macron
Je m’en fous je vote POMPIDOU DOU DOU
il est pas Tordu ce gouv’
si la goche passe je me casse
les chinois contruisent une gare en O9 jrs la france en 013 ans
ils vont s’e char ber ? encore !!!!!!