(C) Gérard Love

Heavy metal de Montauban, punk-mitaines en cuir du Grand Est, new wave de Dijon, groupe de twist du Morbihan, baba cool camarguais ou héros kraut oubliés : rencontre avec Claude Picard pour parler de son indispensable cabinet des curiosités, Cameleon Records.

« Mais ce n’est pas du punk, ça ! » s’agace Claude Picard, un brin taquin, en feuilletant le dernier numéro de la revue Gonzaï spécial punk français. Je suis chez lui depuis à peine trois minutes et il semble évident qu’il ne faut pas rigoler avec la notion de punk rock. Chacun semble en détenir sa propre définition et Claude, lui, en a fait un de ses combats. Pour être plus précis, à travers son label, Cameleon Records, il milite pour sortir des 33 et 45 tours de groupes, souvent français, qui n’ont jamais percé ou sont restés à l’état de curiosité pour collectionneurs. Mais pas seulement du punk : on trouve aussi du prog-rock teinté de kraut, des héros synth oubliés, du garage 60’s breton, du heavy métal 80’s de Lorient ou encore de la cold wave de Caen. Depuis des années qu’il réalise ce travail de forçat, Claude semble dessiner une autre cartographie de la musique en France. Et ce n’est pas la même que celle dont on a l’habitude d’entendre ou de lire…

Claude tente aussi de retrouver les héros anonymes de ces disques dont ces enregistrements -tirés en quantité limitée, environ 300 exemplaires – restent les seules traces de cette époque. À l’heure où consommer localement n’a jamais été autant pris au sérieux, je me suis dit qu’il serait bien de mettre en valeur le travail de ce véritable artisan du disque.

(C) Gérard Love

Claude, comment t’es-tu retrouvé à créer ton label ? 

Tout au début, j’ai commencé en créant un site encyclopédique au sujet de 45 tours où je référençais les sorties avec moult informations. C’est aussi grâce à Olivier Maître et son label, Close UP, qui avait aussi un site et un forum du nom de 45 tours de rock français. Ensuite avec cinq autres potes, on a décidé de monter un label, Mémoire Neuve – qui existe toujours – dont la particularité est de ne sortir que des inédits en punk et hard rock. À partir de là, je me suis dit : « pourquoi pas moi », et je me suis lancé. D’abord avec le label Vinyl Vidi Vici en copiant un peu Close Up qui ne sortait que des groupes actuels. J’ai commencé par deux ou trois références, puis un jour je suis tombé sur des vieilles bandes de 1984. J’ai ensuite décidé d’arrêter les groupes actuels – parce que je ne suis pas fait pour cela, c’est un vrai métier – et j’ai décidé de me focaliser sur les rééditions. C’est là que j’ai monté Cameleon records. Cela s’est fait par hasard, après avoir mis la main sur un exemplaire d’un 45 tour du groupe Repulse, dans une brocante du côté de Quimper. Des amis m’ont fait remarquer que ce disque était introuvable et très rare : donc, c’est parti de là.

Tu savais comment fonctionnait un label? Le côté paperasse, les droits, le travail administratifs, etc. ?

Non, pas du tout, j’ai appris sur le tas. Ensuite, il faut souligner que je n’étais pas tout seul au début :  j’avais un pied dans le label Mémoire Neuve, et cela m’a beaucoup servi. Cela fait très longtemps que je collectionne des disques. On va dire que j’ai chopé le virus à 13 ans quand j’étais dans ma piaule et que j’écoutais de la musique sans cesse. J’ai commencé par le groupe The Rubettes, puis mon beau-père qui était aux États-Unis m’a fait découvrir Elvis, The Mamas and the Papas et par la suite c’est King Crimson ou le Floyd par mon cousin. Pour le punk, c’est intéressant, car je suis tombé dedans il y a dix ans environ. Je connaissais évidemment ce mouvement, car j’écoutais The Damned ou les Sex Pistols, mais en ce qui concerne le punk français, il ne fallait pas trop m’en parler ! J’avais de gros a priori à ce sujet. Pour tout te dire, je pensais que c’était de la merde. Et puis, à force, je me suis jeté dedans et, depuis, j’ai revu mon opinion et je trouve cela génial.

Avec l’âge, on peut perdre une certaine passion pour la musique comparée à celle qui nous animait adolescent. Qu’est-ce qui, d’après toi, t’anime toujours ?

C’est grâce au label si je continue d’écouter de la musique avec autant de passion. Même si, par le passé, j’ai aussi éprouvé un gros ras-le-bol à suivre l’actualité musicale. Surtout dans les années 90 et cette période indé : j’ai saturé, j’en avais marre. Même si les disques que j’ai écoutés le plus dans ma vie se sont les Red House Painters de l’époque du label 4AD, « Unisex » des Blueboy ou le premier album de R.E.M. Mais le fait de côtoyer d’autres personnes avec lesquelles je partage cette passion puis ensuite ce virage singulier que j’ai embrassé pour le rock français : cela m’a endurci à écouter sans cesse de la musique. Même si je peux toujours écouter du rock progressif, et ce, sans aucune limite !

En parlant de rock progressif, j’aimerais m’attarder sur une réédition magnifique de ton label : Sealsia. Un obscur groupe de baba cool, fans de Genesis, qui sévissait dans la région d’Arles. Un truc jamais sorti, donc ? 

Oui, c’est un groupe comme il en comptait quelques-uns et qui sont passés complètement sous les radars. Ce groupe de folk prog-rock a réalisé quand même les premières parties d’artistes comme Can, Ash Ra Temple, Captain Beefheart ou encore Nico, quand ces derniers étaient de passage dans le sud de la France et plus particulièrement au théâtre antique d’Arles. Vers 1976, le groupe a enregistré des morceaux en studio à Paris, mais pour des raisons obscures cela n’est jamais sorti. Il n’y aura qu’un unique acétate de gravé. Leur leader est un vrai hippie, je veux dire dans la philosophie de l’époque : ils n’ont jamais cherché à être signé ou quoi que ce soit. C’était un collectif qui vivait en communauté une vie tranquille du côté d’Arles. Même encore aujourd’hui, leur maison tu ne peux pas la voir via Google Maps ! Quand j’ai écouté ces morceaux par l’entremise de René Debot – un des plus gros collectionneurs d’acétates originaux – j’ai craqué tout de suite.

Comment mets-tu la main sur ces morceaux inédits ? Tu t’es fait un réseau depuis ce temps ? 

Oui, depuis des années je suis en rapport avec des collectionneurs et d’autres passionnés. Sans ces nombreux contacts – que j’appelle « les Camis » – le label n’existerait pas. Au début, c’était plus facile, car je réalisais uniquement de la réédition, en autoproduction. C’est seulement ensuite quand je commence à sortir des inédits que cela se complique. Notamment avec le groupe les Jerries : un orchestre de 60’s beat originaire de Concarneau. Ces gars tournaient dans toute la Bretagne avec une Simca Ariane et une caravane accrochée à l’arrière ! Ils avaient gagné un tremplin rock et enregistré dans les studios rennais de l’ORTF en 1966. Mais le 45 tour n’est jamais sorti. Il y a aussi l’exemple de VC3 – À Trois Dans les WC – un groupe orienté Jeunes Gens Modernes de St Quentin. Ils ont enregistré ces morceaux au tout début des années 80. Un de leurs morceaux s’appelait Captain Valium et CBS a reculé de peur d’un éventuel procès ou représailles de l’industrie pharmaceutique : car Valium était une marque. Du coup, tous les exemplaires du disque ont été entièrement pilonnés à l’exception de cinq exemplaires.

Il y a aussi le cas du groupe punk anglais Kameras : là aussi, c’était du pur hasard. J’ai été chez Philippe Siegfried, car j’étais intéressé par son groupe parisien new wave des années 80, les Panoramas (Lire l’étonnante histoire de Philippe Siegfried dans le numéro de Gonzaï spécial punk. NDLR). Et en discutant, il va chercher une valise et me sort ces enregistrements : des morceaux studio jamais sortis d’un groupe punk londonien de 1979 dans lequel il jouait quand il vivait à Londres. Siegfried a vraiment vécu les années punks au premier plan : il a passé des auditions pour incorporer Siouxsie & The Banshees, il traînait avec Monochrome Set ou Adam & The Ant. Son groupe Kameras n’a jamais été signé et ces enregistrements sont restés dans sa valise 40 ans avant de sortir enfin chez Caméléon !

Au rayon obscurité, il y a aussi Scoop par Sidharta. La bande originale incroyable d’un film français expérimental. Un truc très krautrock-psyché.

C’est l’un des deux seuls groupes dans tout ce que j’ai sorti dont je n’ai jamais retrouvé la trace des musiciens. J’ai retrouvé le réalisateur du film et il ne savait même pas qu’un 45 tour original avait été commercialisé pour la sortie du film en 1973. Il était incapable de me dire qui a réalisé la musique. Il s’agit à l’origine d’un film d’art et d’essai très rare qui a été projeté deux fois au cinéma Le DIAF 16 dans le 16ième arrondissement de Paris. J’ai demandé au réalisateur de me donner au moins les noms des acteurs, mais il ne semblait plus se souvenir de cette époque… J’ai galéré, mais j’ai tout de même retrouvé le nom du photographe, Fabrice Roume, mais pas lui directement. Je ne sais pas qui joue sur ce disque, mais une chose est sûre : ce ne sont pas des manchots. Je pense que ce sont des mecs connus, des musiciens de sessions. Le plus dingue, c’est que c’est un moyen métrage de 50 minutes, qui est entièrement composé de musique. Mais c’est le réalisateur qui a les bandes originales et aujourd’hui il ne semble pas disposé à les sortir. C’est dommage, car ce serait génial d’avoir un album entier. C’est pareil pour la sortie d’un autre 45 tours par les Blow Mind. Ce sont des Anglais, je pense, des mecs de passage. Ou alors des Belges. C’est pourtant un des meilleurs singles de garage que je connaisse. Il n’y a aucun nom sur la pochette, seulement des pseudonymes. Les titres sont signés d’un certain Roger. Alors, avec ce genre d’information, je ne vais pas loin… C’est trop commun comme nom. Et puis cela date de 1970 : cinquante ans après, c’est très dur de trouver des sources.

Tu peux me parler des Yss Boys, la dernière sortie – qui est déjà sold out ? 

C’est un groupe congolais, mais musicalement très européen, avec une fougue terrible. Ce sont des titres inédits de 1965. Je les ai découverts via un contact et j’ai trouvé cela exceptionnel. J’ai trouvé un membre des Yss Boys, Hubert Thienza, à Kinshasa via Facebook. D’ailleurs, je tiens à dire que sans Facebook ou même des sites comme Copain d’Avant, je ne pourrais pas travailler comme je le fais. Hubert était très content que l’on arrive à sortir ces morceaux : ils ne se souvenaient plus les avoir faits ! C’est le seul survivant du groupe. C’était super de bosser sur les Yss Boys. Déjà, me documenter et réapprendre des choses historiques sur le Congo, et son contexte d’indépendance. J’essaie aussi de trouver des photos, parce qu’il n’en existe aucune sur ce groupe. C’était une superbe opportunité de le sortir et cela m’a fait super plaisir.

Il y a aussi le singulier Douglas : un Belge qui donnait dans la variété psyché-pop. 

Pareil, avec ce gars, c’était la croix et la bannière pour le retrouver ! Cela fait très longtemps que j’avais son morceau en tête, Si Je Buvais Moins, afin de le rééditer. J’avais un souci avec la maison de disques original, Philips, qui a tardé à répondre à ma demande pour enfin m’affirmer qu’il ne détenait plus les droits. Par la suite quand je retrouve Douglas, il me dit : Ne t’emmerde pas, t’as qu’à le faire ». Ce disque était rare, car il ne s’est pas du tout vendu à sa sortie. Il faut dire que Douglas n’a pas été aidé et a enchaîné les emmerdes. La promotion du disque est tombée en plein Mai 68 puis ensuite il a dû affronter la guerre des Six Jours, ce qui fait que toutes ses apparitions ont été annulées. Après ce fiasco, Philips, à l’époque, a appelé Douglas pour lui proposer de racheter le stock d’invendus. Douglas a juste récupéré cinq exemplaires et ils ont passé tout le reste au pilon : ils ont tout détruit, voilà. Finalement, Douglas est ravi des années que ce disque voit le jour.

J’ai l’impression, en t’écoutant, qu’il y a un côté archéologue qui part à la chasse au trésor qui sommeille en toi. Un Indiana Jones des vestiges du rock français…

Ah oui, j’adore ! S’il n’y avait pas ce travail de recherche, cela ne serait pas pareil. C’est aussi pour cela que je sors désormais plus d’inédits que de réédition. Rechercher les protagonistes, trouver des pistes, du matériel voir des photos d’époque. Et puis, ce sont aussi les histoires qu’il y a derrière que j’essaie de retracer sur le site du label.

“Je ne m’occupe pas du punk parisien tout simplement parce qu’il y a aussi bien ailleurs, dans toutes les régions de France”.

Une scène française insolite, qui est aussi représentée par quelques sorties de Cameleon, c’est celle du hard rock franchouillard. Des gars de province du début 80 qui sont branché cuir, Motörhead et Maiden…

Oui, avec des groupes comme Auroch, Venin, XS, 38 Tonnes, Otchkiss, Holocauste. Ces derniers tournent toujours d’ailleurs – mais sous un autre nom – ils remplissent des salles en Allemagne. Par exemple avec le groupe Venin, le disque était un des plus recherchés à l’époque sur Ebay – c’était avant Discogs. J’ai vu que ces types étaient français. Le gars derrière s’appelle Robert Deferre et vient de Troyes. Il a sorti plusieurs albums avec d’autres groupes. D’ailleurs, la plupart de tous ces groupes, ce sont des musiciens qui ont commencé à l’âge de 16 ans et si tu les contactes demain, la plupart jouent toujours. C’est très rare que les mecs aient abandonné. Même si certains ont lâché le perfecto et sont devenus profs, ils continuent la musique, parfois dans le blues, et se produisent dans des bars à cinquante ou soixante ans. S’il y a une chose que j’ai apprise avec mon label, c’est qu’il y a énormément de musiciens en France.

(C) Gérard Love

Et pas seulement à Paris, donc. Parce qu’avec le mouvement punk – très représenté par ton label – j’ai l’impression que l’on a mis l’accent sur la capitale. Mais les véritables héros ne sont-ils pas à trouver en province ? 

Tout à fait. Je ne m’occupe pas du punk parisien tout simplement parce que je pense qu’il y a aussi bien ailleurs, et ce, dans toutes les régions de France. À titre d’exemple, à l’époque du label Mémoire Neuve, on avait sorti un disque du groupe, Les Privés, qui date de 1979 : pour moi, c’est un des meilleurs albums punks de France. On a fait un focus sur des groupes comme Asphalt Jungle sur Paris. Ou bien si l’on cite la Normandie, on parle des Olivensteins, à Bordeaux le groupe Strychnine et à Lyon c’est Marie et les Garçons. Voilà, on a fait le tour. Alors que cette scène est extrêmement riche. Il y a encore beaucoup de travail à faire et c’est ce que je m’emploie à faire avec les compilations « Thesaurus ». Là, j’en suis au cinquième volume. Depuis l’avant-dernier volume, je m’emploie à n’y faire paraître que des inédits par des groupes punks et cold wave issue de plein de régions. Pour le prochain volume, qui est déjà dans les tuyaux, ce sont des morceaux inédits par des groupes de Clermont-Ferrand, Dijon, la région est ou bien Lille. D’ailleurs, je pensais qu’il n’y avait rien sur Lille ou juste une mini-scène. Mais les punks étaient absolument partout en France ! Beaucoup de ces œuvres ne sont jamais sorties. Ce qui est intéressant en ce qui concerne le son : les productions sont parfois un peu bancales, mais l’on arrive à les rattraper en studio. Mais pour moi, il y a des morceaux vraiment excellents et cela serait dommage que cela tombe dans l’oubli. Il y a encore beaucoup de travail à faire, mais je ne peux pas aller plus vite que la musique.

Tu te vois comme un artisan ? 

Oui, tout à fait. Ce sont des créations de A à Z, même les pochettes c’est moi qui les ai réalisés avec l’aide d’un ami. J’ai aussi peint les pochettes des tests pressing à la main. Et puis, avec Cameleon ce sont surtout de très belles rencontres avec les artistes. Il a aussi fallu que je me décrasse les oreilles, car je me suis rendu compte que beaucoup de productions dont on a l’habitude d’entendre ont un son assez policé. C’est quand je suis tombé dans le punk, avec des morceaux que l’on me file brut de décoffrage parfois directement depuis la console : tu ressens une énergie. Tu sens réellement quelque chose. C’est ce qui me gênait, avant, quand j’avais des a priori sur la scène française un peu franchouillarde…

Tu parles de Téléphone, là ? 

Ah, non ! Le premier album de Téléphone, pour moi, c’est une petite bombe. Tu sais, pour un travail d’archive et de recherche, je feuillette tous les vieux exemplaires de Rock’n’Folk, Best et Rock en Stock. À la fin de ces magazines, imprimés en tout petit, il y a toutes les dates de concerts des groupes de l’époque en France. C’est pour te donner une idée de la dynamique de ces groupes, une véritable cartographie. Quand tu épluches cela, tu t’aperçois qu’un groupe comme Téléphone, dès 1977, ils écumaient tous les bars, absolument partout en France. C’est incroyable. Comme le groupe Bijou. En fait ce que je n’aime pas, quand je parle de son franchouillard, ce sont les groupes indé français dits alternatifs de1985 ou 1986 – même si j’adore Bérurier noir.

Il y a un gros travail de nettoyage des bandes originales ? 

Je réalise un premier jet à la maison, pour avoir une copie au cas où le matériel lâche. C’est la première chose que je fais. Ensuite, je prends rendez-vous au studio, chez François Terrazzoni, pour le nettoyage des bandes et la masterisation. Malgré ce que l’on peut penser, les K7 sont un bon support. Bon, cela dépend lesquelles. Si c’est des marques de merde, genre Piral, ce n’est pas bon. Cela dépend aussi comment elles ont été stockées. Il arrive que l’on travaille à partir d’acétate original stocké depuis des dizaines d’années, avec des champignons dessus ! Par exemple, le groupe Les Loups Noirs, de 1962. Ces types qui jouaient sur ces morceaux, les seuls survivants du groupe, ils n’ont jamais pu écouter leur disque : 57 ans après, ils ont enfin pu y avoir accès ! C’était un groupe qui donne à voir une certaine histoire du rock en France : un groupe qui écumait les bals de Bretagne – on parle de près de 500 concerts, là. Il commençait leur set en jouant de l’accordéon, ensuite il passait aux choses sérieuses en jouant du rock-twist en se contorsionnant dans tous les sens. C’est d’ailleurs quelque chose qui m’intéresse beaucoup depuis que j’ai monté mon label : l’histoire de tous ces artistes qui jouaient dans les bals. Il y a un très beau livre qui parle de cette époque par Olivier Polard. (Orchestres et dancings dans le Finistère. Coop Breizh, Ndr). Tu t’aperçois que c’est monstrueux le nombre de groupes qui jouaient de la musique ainsi que le nombre de personnes qui participaient à ces événements ruraux. C’était avant les discothèques et les raves.

Rassure-moi, Claude, tu écoutes de la musique actuelle ou tu es resté scotché dans le passé ?

Non, pas du tout ! J’écoute beaucoup ce qui sort actuellement. Par exemple, là, juste à côté de toi, il y a le dernier Viagra Boys, j’aime beaucoup ce groupe. Puis encore Music On Hold qui sort chez Born Bad, mais aussi les Sleaford Mods, Teezar ou encore Bertrand Belin – que j’adore.

John Lennon disait : « Le rock français, c’est comme le vin anglais ». Claude, le rock français, c’est de la merde ou tu as changé d’avis ? 

J’ai changé d’avis à fond ! Avec Caméléon records, je milite pour qu’on sache qu’il a de très grandes choses en France.

Plus d’info sur Cameleon records :
https://cameleonrecords.bandcamp.com/

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15 commentaires

        1. mais c’est pas important ma culture on parle juste de toi c’est toi qui est importante je veux parler que de toi et de tes commentaires rigolo

  1. ROK n’est pas le livre de Olivier Polard. c’est celui de Frank Darcel. d’ailleurs, comme le port salut, c’est marqué dessus !!! LADTK, le label de Darcel. mais peut-être que M. Picard ne voulait pas le mentionner…
    le volume 1 50/80’s est sorti chez les Editions de Juillet effectivement. Épuisé. mais ce n’est pas le visuel qu’on voit. et le vol 2 90/10’s sur LADTK, label de Darcel et Marquis de Sade, James Chance etc
    au passage, des dizaines de journalistes ont contribué aux deux livres ROK. Une Somme !!! Olivier Polard s’occupant de la partie Brest et plus. Olivier Polard a aussi sorti un livre sur l’histoire du rock à brest en son nom, avant les ROK. super livre. Épuisé.

    1. Le bouquin, c’est “40 ans de rock à Brest”, sorti en 2005 et définitivement épuisé, avec le livre, 1 cd 25 titres dont…Les Loups Noirs et un tas d’autres groupes.

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