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NICOLAS UNGEMUTH
Rencontre

Gonzaï rencontre Ungemuth.

Gonzaï rencontre Ungemuth.

Gonzaï rencontre Ungemuth. «Encore un truc de parisiens !», «Ras-le-bol des journaleux qui fréquentent les mêmes bars !», «Qu’ils viennent sur le terrain, partager la Kro tiède avec les Mystic Fuckers de Châteauroux ! »…. On entend d’ici – QG Gonzaï inc., Avenue Foch, côté soleil l’après-midi car c’est mieux pour l’amour, l’après-midi – la colère des régions sans Tour Eiffel, la mauvaise humeur des Gascons du rock, la grogne de l’artisanat myspace.

Raison gardons, gentlemen !

Pour détendre l’atmosphère, quelques questions simples : depuis combien de temps n’avez-vous pas lu un rock-critic qui semble croire à ce qu’il raconte ? Quoi de meilleur que de refermer Rock’n’Folk avec l’envie de foncer chez le disquaire ou de casser la gueule du journaliste (c’est selon ; si Ungemuth a éreinté ou non votre groupe fétiche) ? Et puis, entre nous, avez-vous déjà suivi les conseils de Jean-Vic Chapus (Rock&Folk) ou Jean-Daniel Beauvallet (Inrocks) ? Non, vous le savez, je le sais, les Mystics Fuckers de Châteauroux aussi. La prochaine tournée de Kro tiède est pour moi. Voilà. Nicolas Ungemuth a ramené de l’épiderme dans la presse rock. Avec style parti-pris, sans cet arrière-goût de dossier de presse, fade et pourtant si tenace ces derniers temps. Bon, ce n’est pas une révolution esthétique, un grand débat de fond, la réponse à l’avenir du rock et au téléchargement… Inutile de déterrer BHL ou Lester Bangs. Mais ça manquait, tout simplement. Et ça méritait bien une interview.

Gonzai : A la lecture des mails que nous avons échangés, j’ai eu l’impression que tu venais d’une famille de musicien…

N.U : Non, pas du tout, mais mon père était un fanatique de jazz, très ami avec le pianiste René Urtreger (qui joue par exemple avec Miles Davis sur Ascenseur pour l’échafaud), ou avec l’organiste Eddy Louis qui a fait des choses exceptionnelles avant pas mal d’atrocités, particulièrement avec Stan Getz. Il était également très proche de Francis Paudras (qui a hébergé Bud Powell puis écrit La Danse des Infidèles, livre adapté par Tavernier pour son film Autour de minuit). Ma mère était simplement fan des Beatles, des Stones, des Kinks, de Stevie Wonder… J’écoutais sa collection de disques.

Et parmi toutes ces références, quelles ont été tes premières fascinations?

Je ne sais pas pourquoi mais j’adorais Elvis, Eddie Cochran, Gene Vincent, le rock pionnier vers 8 ou 9 ans. Plus tard, on m’a offert le disque Never Mind the Bollocks qui a changé ma vie. Quand je suis rentré en sixième dans un lycée parisien, certains « grands », les types de terminale, étaient mods. Ils me fascinaient. J’ai cherché des disques des Jam et là j’ai immédiatement accroché. All Mod Cons est un album qui m’a retourné. Via les Jam, j’ai déroulé la pelote : tu découvres Motown, les Small Faces, les Action…

Il y avait donc un milieu mod parisien ?

Oui, on se retrouvait rue des Archives, puis à la Motte-Picquet. On partait à Londres, on se faisait parfois dépouiller par les skins. Bon, évidemment, comme souvent, cette bande est devenue de plus en plus puriste, fermée, codifiée…

Ce qui est un contre-sens complet quand on pense aux Mods originels : des types capables de s’intéresser à toutes les musiques noires, à la pop, au freakbeat…

Totalement, c’est le contraire du mouvement, de l’étincelle de base. Être moderniste, ce n’est pas rester bloqué dans le rétroviseur et vivre dans un fantasme de 1964 qui n’a d’ailleurs probablement jamais dû exister tel qu’on se l’imagine.

Pourquoi as-tu décidé d’écrire sur la musique ?

Je ne sais pas si j’ai vraiment décidé. Je ne savais pas quoi faire, en fait. Mon père était énarque et m’imaginait bien enchaîner Science Po et l’ENA. Mais non, c’était impossible pour moi. A l’époque j’étais très fan de Nico. Lorsqu’elle est morte, j’ai envoyé un article absolument impubliable à Guitares & Claviers parce que je connaissais quelqu’un là-bas. On m’a dit : « on ne peut pas le passer mais il y a une pile de disques ici, essaie de faire quelques chroniques ». Quelques mois plus tard, le chef des informations du journal est parti travailler au Guide du Routard, on m’a proposé sa place. J’avais 20 ans, c’était un mauvais journal, abominable, même, mais c’était trop beau ! J’ai pu rencontrer plein de gens en interview : Jeffrey Lee Pierce, Lou Reed, Arthur Lee, Link Wray, Weller, John Lydon… Je me suis fait virer en 1995 et Manœuvre m’a proposé d’écrire à Rock & Folk.

Quelles sont les interviews qui t’ont le plus marqué ?

Andrew Loog Oldham, sans hésiter. Un type raffiné, drôle. Et pas un musicien, ce qui est important car, aujourd’hui, j’ai un regard un peu bizarre sur l’interview de musicien. Quand j’avais 20 ans, pour Guitares & Claviers, j’ai pu rencontrer Iggy Pop, Keith Richards, Lou Reed, John Cale. Je croyais avoir des questions intéressantes et puis tu t’aperçois vite que ce sont les mêmes que les autres. Et que tes héros ont des réponses toutes faites. J’ai été content d’interviewer Gainsbourg par exemple. Sur le moment, je me suis dit « quel sens de la répartie ! ». Et puis, tu achètes les journaux et tu constates que nous avons tous eu les mêmes réponses. Ce sont rarement des gens très intéressants, les chanteurs de rock…

Ce qui m’avait très vite marqué dans tes articles, c’est que tu réhabilitais certaines références complètement passées à la trappe par la presse rock française « officielle » (pas les fanzines) : le paisley sound, les mods et Weller, des groupes américains fondamentaux comme Gun Club ou les Replacements… Tu en parlais, tu les citais comme références.

Oui parce que déjà en tant que lecteur j’étais frustré : tous les groupes qui m’intéressaient et que tu as cité avaient le droit à trois lignes dans la rubrique Télégrammes. Le seul média c’était Musicalifornia, à la télé, où tu voyais les débuts de Lone Justice ou des Blasters, par exemple. A l’époque le rock anglais était dans l’impasse. Pourtant fondamentalement, je suis anglais dans mes goûts, hein ? Mais à cette époque, ils avaient perdu le truc. Et ils l’ont retrouvé quand les Jesus and Mary Chain ont sorti Psychocandy. J’avais acheté le maxi chez New Rose. C’était une claque. Ensuite, ça n’a pas suivi malheureusement, c’est devenu le shoegazing.

De la musique planante en fait…

Exactement, ils ont abandonné l’approche spectorienne. A cette époque, j’ai rencontré Chuck Prophet le guitariste de Green On Red. J’ai habité chez lui et il m’a fait découvrir la country, genre que je détestais au départ, et Dylan également. Je n’aimais pas Dylan, j’étais fanatique de Lou Reed, j’avais l’intégrale plus des piles de pirates. Pour moi Lou Reed, c’était Bob Dylan en négatif, en mordant, donc en meilleur.

Alors, comment Chuck Prophet fait-il aimer Dylan ?

Il m’a demandé « Tu connais Blind Willie Mac Tell, la chanson ? Non ? Ce n’est pas possible ! ». Surtout qu’à l’époque, j’adorais le blues pionnier, Charley Patton, Blind Boy Fuller, Barbecue Bob. Le côté archéologue de Dylan m’a tout de suite plu. Et la country est devenue une obsession. Je n’écoutais plus de pop, je trouvais que c’était pour les enfants. J’écoutais la country, de Hank Williams et Jimmie Rodgers jusqu’aux derniers bons disques de Waylon Jennings. J’ai saoulé tout le monde avec la country, les gens se moquaient de moi…

L’insuccès de Green On Red, c’est une injustice incroyable tout de même, quand on y pense…

Carrément. Ils ont annoncé toute l’alternative country. Quand Uncle Tupelo est arrivé, j’aimais bien mais je me suis dit : « ce sont des petits garçons à coté de Green On Red ». Aujourd’hui, j’aime tout, même et surtout leur dernière période. Le songwriting est superbe, les ballades comme Too Much fun

sont parfaites.

Au moment où tu as pris la rubrique Rééditions de Rock & Folk, c’était une période charnière : les rééditions CD ont commencé à devenir intéressantes après des années d’arnaques…

Je lorgnais sur cette rubrique depuis pas mal de temps. Quand j’ai pu m’en occuper, j’ai pensé : « parlons de choses pointues. Un ZZ Top ou énième Best of des Stones, on s’en cogne. » Avec la réédition, on vit un rêve de mélomane. En fait, on découvre une chose : il y a des trucs inconnus qui sont très bons. Finalement, ce mythe de « l’injustement méconnu » est vrai. Je me disais souvent que le temps faisait le tri, que ceux qui avaient disparu le devaient tout simplement… Mais avec les rééditions actuelles, tu découvres régulièrement des disques fabuleux.

En Soul, surtout, c’est infini…

Moi, les sorties des premières rééditions Kent m’ont rendu fou ! Tu trouves toujours un type qui a fait deux 45 tours et qui est génial. En Soul, les obscurs sont au niveau des légendes. Parce que souvent, ils sont sortis sur des labels sans moyens financiers, qui mettaient la clé sous la porte après quelques années.

Parlons du cas Weller. Dans tes articles, tu l’as de nouveau cité comme une référence. Ça m’avait marqué car j’étais fou des Jam et je ne lisais que des imbécilités monstrueuses sur Weller…

Il est maudit en France, une cause perdue. On parlait de lui comme d’un réactionnaire.

On l’accuse de stagner alors qu’il a enchaîné les périodes, les genres.

Oui, le type passe des Jam au Style Council sans parler de ses derniers albums très aventureux. Et, après ça, tu trouves des imbéciles qui le comparent à Clapton…

As-tu vu les Jam sur scène ?

Oui, la dernière tournée, celle de l’album The Gift, lors d’un concert parisien sous chapiteau. C’était un concert violent. Des skins français avaient commencé à embrouiller un peu tout le monde mais ils sont tombés sur des mods anglais par centaines, un peu plus durs que les Français, si tu vois ce que je veux dire… Des voitures ont brûlé, les CRS sont arrivés. Sur scène, c’était superbe, rageur, tendu. Il fallait y être parce qu’après, quand tu réécoutes les live, ils passent assez mal sans l’ambiance. Le groupe joue trop vite, Weller est tellement agressif qu’il chantait faux parfois. Mais, j’étais dans un état de transe, c’était le deuxième concert que je voyais de ma vie.

Bon, j’imagine que tu lisais la presse rock française. Quels sont les articles qui t’ont marqué ?

J’aimais beaucoup Garnier et Chalumeau dans une moindre mesure, mais son humour était bienvenu. Je trouve aussi que tout le monde a un peu oublié les excellents articles que Manoeuvre écrivait dans les années 70. Son interview de Lou Reed pour la tournée Street Hassle est parfaite. Sa rubrique « Simplets » hilarante. Je n’aimais pas Yves Adrien. Ce qu’il fait, c’est en fait de la prose. Et la prose sur le rock and roll, ça ne m’intéresse pas du tout, hein. C’est beaucoup trop sérieux. Mais j’aime l’homme, le passeur, l’aiguilleur, le magicien. Quand j’ai découvert Lester Bangs, c’était ce que j’avais cherché toute ma vie. Le type était drôle, méchant, écrivait bien ; il écrivait de la musique… Et puis, il y a Nick Cohn. Si Lester Bangs était Mozart, Nick Cohn était J. S. Bach. Le grand inventeur, le créateur originel. Il faut relire ce qu’il dit des Beatles dans A Wop Bop… , surtout à propos de Sgt. Pepper’s et du double blanc . C’est d’une telle justesse. Tellement simple… En 1971 !

Mais dans tes articles, il y a plus que les références rock classiques. On sent un goût du pamphlet, français fin-de-siècle, NRF rock…

Oui, ça vient de mes goûts littéraires. J’aime les pamphlétaires. Paul-Louis Courrier, Darien, Léon Bloy, Léon Daudet, Céline et plus récemment, Philippe Muray. Un génie doublé d’un homme très courageux, et un immense styliste. Il a écrit un texte sur la Fête de la Musique intitulé La Nuit des Porcs Vivants. Je le recommande à tout le monde…

Et Albert Paraz ! Citons Albert Paraz dans Gonzaï…

Ah oui, Paraz. Nous ne sommes pas beaucoup à l’aimer celui-là. Il est très drôle. C’est notre Bukowski à nous. En fait, l’uniformité des goûts littéraires des rock critics m’a toujours étonné. On n’entend parler que de Burroughs, Kerouac, Schul, Hunter Thompson…

Ou le duo Barbey-Huysmans et basta !

Voilà. Et généralement, le type n’a lu qu’A Rebours et encore… la moitié. Pour Barbey, ce sont des milliers de pages qu’il faut ingurgiter et qu’en réalité, ces gens n’ont pas lu. Ils aiment le personnage mais ne connaissent rien de lui vraiment. Son œuvre critique, son journal, c’est ça qu’il faut lire, plus que les romans. Et puis Burroughs, honnêtement, c’est une blague, non ?

Alors, qui figure dans ton panthéon littéraire ?

Tout Céline, avec un faible prononcé pour D’un Château L’autre et Nord. Plus son style est éclaté, plus j’aime. Léon Bloy, aussi, énormément. Et Paul Léautaud, dont je suis un vrai fanatique. J’ai acheté son journal en entier, j’y ai consacré neuf mois de ma vie, peut-être les neuf meilleurs. J’aime énormément les écrivains du Mercure de France : Schwob, Gourmont, Léautaud… On rêve tous que les maisons d’éditions soient comme le Mercure. Tous ces livres, je les ai en édition originale, c’est mon seul fétichisme. Sinon, il y a la littérature anglo-saxonne. Chandler, insurpassable. Nathaniel West. Jim Thompson. Le nature writing aussi -voir le petit livre de Pete Fromm, Indian Creek-, parce que à la base, je suis très friand de littérature de voyage et j’accorde autant d’importance à L’Epopée de l’Endurance de Shackleton ou Courrier de Tartarie de Peter Fleming qu’aux meilleurs romans de Nimier ou Blondin… Les premiers Cormac McCarthy, également : Méridien de Sang, ou surtout L’Obscurité du Dehors, pour moi ça a été renversant, c’était ce que Faulkner n’avait jamais réussi à faire correctement. Et puis j’avoue une tendresse pour David Lodge. J’aime beaucoup son dernier livre, à la fois touchant et léger. Pour moi, il est un peu le Ray Davies de la littérature anglaise pour seniors…

As-tu lu le livre de Charles Dantzig sur Gourmont ? Vaut-il le coup ?

Oui, c’est vraiment très bon. Son dictionnaire de la littérature est également très brillant, ça virevolte. Il y a un vrai parti-pris, tu n’es pas d’accord avec tout et ça c’est intéressant. Il a écrit cette phrase géniale sur Huysmans – car il le déteste : « Huysmans, c’est Bouvard et Pécuchet malgré lui ». Phénoménal !

Je me demande souvent ce que les rock-critics écoutent quand ils ne sont pas obligés de chroniquer un disque…

Cette année, j’ai trouvé pas mal de nouveautés qui m’excitaient. C’était un bon cru. Mais, en fait, chez moi, j’écoute du classique et de la soul essentiellement. Le classique a été un choc, je m’y suis mis il y a 10 ans environ. Aujourd’hui j’ai le même plaisir à écouter de la musique classique que Coney Island Baby ou Street Hassle. C’était génial de se plonger dans ce genre parce que j’avais tout à découvrir, et j’aime bien découvrir. Les Années de Pèlerinage de Liszt, les sonates pour piano de Beethoven, le Requiem Allemand de Brahms, c’est fou, ça peut t’obséder ! Tu peux écouter l’une des dernières sonates de Beethoven pendant des millions d’heures et tu n’en feras pas le tour. Il y a un livre que je recommande vraiment : Histoire de la musique de Lucien Rebatet (NDR : écrivain français, critique de cinéma et spécialiste de la musique, styliste impeccable, dans le haut du panier. Rebatet s’est perdu dans la politique, mouillé jusqu’au cou dans la collaboration avec ses articles dans Je suis partout notamment et son livre Les décombres, « best-seller » antisémite de l’époque.) Tiens, Rebatet, justement, il faudrait citer…

Les deux étendards, ce chef d’œuvre absolu ! Indépassable !

Voilà ! Quand on parle de roman, on en tient un, là (NDR : Les deux étendards, tour de force faramineux, dépourvu des obsessions politiques de Rebatet impossible à résumer ici. Un chef d’œuvre reconnu et défendu par Georges Steiner, Antoine Blondin ou le mythique éditeur Jean Paulhan par exemple.). Les jeunes dandies feraient mieux de lire ça au lieu de s’abrutir avec Rose Poussière, Le Journal d’un voleur, Junkie ou je ne sais quel autre attrape-nigaud pour adolescent mal fini. Et son Histoire de la musique est géniale car elle est critique, il prend parti ; ahurissant. « Erik Satie est un clown. Un pitre. », il te le dit, et c’est vrai. Son style te donne envie d’écouter la musique dont il parle, c’est ça l’essentiel. Bon, on n’a pas parlé du jazz mais ça a été une obsession pour moi aussi, avec une prédilection pour Billie Holiday et Bill Evans. La seule chose dont j’ai hérité de mon père, en fait…

Revenons au rock. Je suis régulièrement étonné par la liberté que laisse Manœuvre aux journalistes de Rock & Folk. Par exemple, tu as publié cet article hilarant sur les pires groupes du monde, tu t’es payé la tête d’un papier sur Joy Division publié dans le même journal…

Oui, c’est effarant. Manœuvre a un respect du journaliste, de celui qui écrit. Aucun autre journal n’aurait laissé passer ma réponse à l’article sur Joy Division. Quand j’ai écrit que les Doors étaient un groupe complètement nul, nous avons reçu des lettres d’insultes et même du papier cul usagé ! Mais Manœuvre, grand fan des Doors d’ailleurs, laisse passer, il continue. Je doute que cela se déroule comme ça aux Inrockuptibles…

Le plus dur, c’est d’éviter la méchanceté, le pamphlet pour le pamphlet, systématique…

Quand tu es critique, tu dois donner un avis, polémique ou pas, mais un avis clair. Trop souvent, dans les magazines rock, tout est bon. Quand tu lis le site Pitchfork, tu découvres des disques notés 8,6/10, avec un avis vaguement positif. C’est consternant, ils en sont aux décimales ! Un jour, je me suis retrouvé à interviewer les Smashing Pumpkins, qui représentent tout ce que je déteste. J’ai eu vraiment du mal, je ne savais pas quoi en faire de ces types. Je n’allais pas dire « leurs disques sont ignobles » en intro et faire l’interview ensuite. Alors, on peut me dire « un vrai journaliste doit pouvoir parler de tout ». Bon, d’accord. Eh bien, disons que je me considère comme un critique, pas comme un journaliste.

http://www.myspace.com/ungemuth

30 Comments

  1. couillut

    9 juillet 2009 at 15 h 30 min

    L’intérêt avec Ungemuth est qu’il ne fait pas dans la démagogie, sauf lorsqu’il fait des interviews où ils est plutôt mauvais, enfin comparé à ses critiques de disques. Je ne partage pas toujours ses goûts, mais lorsque je les partage, je trouve que ses mots sont écrits avec une telle justesse que ça me laisse songeur! Et parfois se mec me plie en quatre avec ses remarques d’une drôlerie peu commune à Rock’n Folk. C’est de loin mon critique préféré…

    Pour ce qui est de Sonic Youth, il s’est planté, mais on s’en tape ! Tant mieux. Il a oublié de dire que Teenage Riot et Dirty Boots étaient de bons morceaux, que Steeve Shelley est un batteur fabuleux, et que ces branleurs mal dans leur peau n’ont jamais eut la prétention qu’on veut bien leur faire porter. C’est surtout les intellos genre chez les Inrocks, qui les ont fait passer pour des génies, à tort.
    Que les Sonic Youth continuent, moi je ne suis pas fan, je ne les ai jamais trouvé si cools, mais j’apprécie leur démarche passionnée, et quelques uns de leurs albums. Ce qui est déjà pas mal.

  2. Bazil

    9 juillet 2009 at 15 h 44 min

    D’autre part critiquer le rock critic, c’est reconnaître la critique de musique comme un art littéraire à part entière.

  3. Anonyme

    19 juin 2009 at 13 h 25 min

    Ungemuth donneur de leçons de musiques, ça fait rire. Effectivement comme le signale l’excellent papier rapporté par Jay, les rock critics sont morts avec Internet, à la fin des années 90. Fin du bal.
    La preuve ? Le sieur Ungemuth omet de signaler qu’il travaille à la Fnac comme responsable éditorial (je fais des chroniques de 8,5 mots pour signaler que le nouveau Lara Fabian vient de sortir). La Fnac, ce truc pseudo-culturel qui nous fait encore croire que la musique existe en leurs murs. Faites le test et demandez n’importe quelle disque un rien pointu au rayon CD : dans 8 cas sur 10, ils ne l’auront pas.
    Le fantasme, c’est facile, la réalité, c’est un combat.

    (* la dernière en date du duo internal Manoeuvre-Ungemuth : monter en épingle une « polémique » sur Sonic Youth, avec à la clé une pauvre page « critique » très mal écrite de notre cher Nico sur les New-Yorkais, qu’il déteste. Nicolas, quand tu auras 1/10ème du talent de Thurston Moore, le soleil sera déjà éteint)

  4. Anonyme

    3 septembre 2009 at 19 h 22 min

    jai été choqué lorsque j’ai lu l’article de ce pauvre Ungemuth par rapport à SONIC-YOUTH dans le Rock & Folk de juillet 2009!
    cet homme m’a fait tellemnt de peine!! Il ne sait ni écrire ni critiquer, et tente, en ramenant sa pauvre gueule, de démonter SONIC-YOUTH, le meilleur groupe, DE TRES TRES LOIN!!! qu’il n’est jamais existé! Ces gens ont tout compris et ne font que créer une musique novatrice et qui emporte, magnifique, distordante, réunissant tous les sons du rock pour en créer le meilleur. Je suis entièrement d’accord avec un « Anonyme »: « monter en épingle une « polémique » sur Sonic Youth, avec à la clé une pauvre page « critique » très mal écrite de notre cher Nico sur les New-Yorkais, qu’il déteste. Nicolas, quand tu auras 1/10ème du talent de Thurston Moore, le soleil sera déjà éteint »
    la dernière phrase est tout à fait celle qu’il faut adresser a ce pauvre Mr Ungemuth. Cet homme est fou pour dire les conneries qu’il a dit dans son article. Je pense qu’il ne connaît rien à l’Oeuvre de sonic-youth, où qu’il n’a pas pris la peine d’y tendre son oreille en se concentrant. Nicolas, j’aimerais déja t’entendre gratouiller sur ta guitare, rigoler un bon coup et en reparler!
    Il va même jusqu’à pourrir le dernier album de SONIC-YOUTH, « The Eternal » pour mieux appuyer sa thèse, album divin qui vient se poser en une sorte d’apothéose de leurs NOMBREUX albums!
    Nicolas Ungemuth m’a sèrieusement dérangé, et mis la HAINE!!
    Sonic-Youth est incomparable, indescriptible, insondable et NON criticable! Ce groupe ne ressemble a aucun d’autre, et ne s’inscrit dans aucun mouvement, puisqu’ils on toujours innové et changé de styles, tout en gardant leur unité exceptionelle et propre à eux. Ils sont l’image même de l’idée d’INDEPENDANT!
    Je suis toujours sur le cul, à me demander comment Mr Ungemuth a pu écrire de telles foutaises, se prenant l’artiste intellectuel, à la Phillipe Maneuvre, qui a son mot sur tout. Comment a-t il pu oser tenter de démonter des gens de plus de 20 ans que lui, avec une crétion musicale si abondante derrière eux???
    cet homme est fou! je le confirme!
    SONIC YOUTH RUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUULES!!!!! <3

  5. Anonyme

    9 juin 2010 at 10 h 57 min

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  7. Zenoni

    1 mars 2011 at 13 h 42 min

    Ha ça sent le Nabisme à plein nez tout cela. En effet, toujours citer ses sources même si cela enlève au prestige de passer pour un ‘fou’.

  8. SONIC YOUTH

    4 août 2011 at 17 h 51 min

    PAUVRE NICOLAS UNGEMUTH!….

  9. Lars Larsen

    13 août 2011 at 16 h 45 min

    Cher Anonyme du 3 septembre 2009 à 19 h 22 min,

    Tu ne liras sans doute jamais ce commentaire. Mais je volais quand même te dire ceci : ce n’est pas parce que tu crois que ta merde sent la rose que les autres n’ont pas le droit de penser qu’elle pue la merde.

  10. ElCoro

    9 janvier 2012 at 12 h 09 min

    Et Marc-Edouard NABE dont il pille l’âme tel un faible voleur dans cet interview?

  11. ElCoro

    9 janvier 2012 at 12 h 09 min

    et MARC EDOUARD NABE la dedans?

  12. Benway

    10 janvier 2012 at 1 h 25 min

    Culturellement c’est assez intéressant : la littérature de pédé toxicomane (Burroughs, Genet) contre la littérature d’extrême droite française (Céline, pourchassé à la libération, Léon Daudet, pamphlétaire antisémite à l’action française, Rebatet, condamné à mort pour fait de collaboration puis amnistié, Albert Paraz, le précurseur du négationnisme en France, Léautaud réputé pour son sulfureux journal sous l’occupation).
    Enfin, un rock critik qui pose l’histoire de la musique de Rebatet (cf Wikipédia) comme étalon, ça fait peur.

  13. Nabot

    15 mai 2013 at 4 h 12 min

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    17 mai 2013 at 1 h 54 min

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  15. thecerealpopster

    22 juin 2017 at 11 h 00 min

    Ungemuth m’évoque un collègue, prof de maths, qui notait exceptionnellement les copies de ses étudiants au dessus de 8/20. Quand, lors des jurys de fin d »année, les collègues essayaient de manifester leur agacement, il répondait  » celui qui a passé, comme je l’ai fait, au moins huit heures par copie peut m’adresser la parole « .

  16. Zygomar

    5 février 2009 at 6 h 43 min

    J’ai lu A Rebours à moitié.

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  23. Anonyme

    9 février 2009 at 11 h 34 min

    Un type vraiment intéressant, Nicolas Ungemuth…

  24. - Jay

    20 février 2009 at 10 h 06 min

    Bel exemple de rock critic à la Française en effet : l’élitisme bourgeois contre le mauvais goût du peuple. Ce soit-disant franc-parler n’est ni plus ni moins qu’un réflexe de classe un peu plus prononcé que ses collègues.
    Ce Ungemuth aurait dû suivre les conseils de son papa et faire l’ENA…

  25. - Syd C

    20 février 2009 at 10 h 45 min

    Cher Jay,
    je ne comprends rien à ce que vous voulez dire.
    Bien à vous cependant,
    Syd C.

  26. - - Jay

    22 février 2009 at 18 h 19 min

    Ca me semble pourtant clair…
    Simplement une impression générale exercée sur moi conjointement par l’interview, la photo et les articles d’Ungemuth dans Rock ‘n Folk.
    Des parti-pris assez nets certes (anti-Queen, anti-Doors, anti-Nirvana, anti-Pumpkins, …etc) mais reflétant avec exactitude les goûts d’une bourgeoisie intellectuelle parisienne ultra-conservatrice repliée sur elle-même et ses références pompeuses (Lou Reed, le Velvet, le rock littéraire, ces vieilles lunes, sans oublier l’indémodable « je n’écoute que du classique chez moi… ») et qui n’a plus grand chose à apporter à l’histoire culturelle de ce pays…
    Voilà ce que j’entendais par réflexe de classe.
    Les rock critics français ne sont désormais intéressants que comme objets d’étude sociologique. Mais, bon, je laisse ça aux chercheurs,
    Amicalement,
    J.

  27. - QUOTIENT

    2 mars 2009 at 2 h 13 min

    Je viens de tomber là dessus sur le site des INROCKS :

    Longtemps, la France a compté plus de rock-critics dignes d’un rayonnement international – de Philippe Garnier à Yves Adrien – que de groupes de rock pouvant revendiquer cet honneur. Mais depuis que Daft Punk, Air, Justice, Phoenix ont enfin placé la France sur une carte mondiale de la musique, c’est exactement l’inverse : la rock-critic à la française, littéraire, pompeuse et hautaine, a fait long feu. Elle semble fossilisée, engoncée dans un quant-à-soi et un parisianisme de salon qui, vu de province, la rend encore un peu plus abjecte, antipathique et précieuse-ridicule. Se référant encore et toujours à de glorieux aînés comme Nick Kent, elle se contente aujourd’hui de vivre par procuration ses rêves de débauche et de flamboyance, sans même se rendre compte du grotesque de ses poses et prétentions dans une industrie totalement nettoyée des excès, de la démesure et, en un mot, des artistes. Car travailler dans le rock aujourd’hui est à peu près aussi exaltant, dangereux, glorieux et désirable qu’une carrière de conducteur de tramway automatisé – même le métier de broker fait plus fantasmer le gogo.

    Alors voilà : il n’est plus supportable de lire les avis pontifiants et même pas renseignés, les certitudes embarrassantes et les exercices de styles laborieux de quadras qui vivent encore, grands enfants dramatiques, dans une BD dont le scénario a été écrit il y a trente ans par des têtes brûlées qui leur aurait pissé sur leurs chaussures d’occasion – seuls les rock-critics portent ces souliers vernis qu’ils imaginent dandys Nick Cave, achetés chez Emmaüs à un mort. Vous les reconnaitrez facilement aux concerts, en meutes ricanantes et blasées, à essayer d’extorquer à une attachée de presse trop poire leur bière tiède du soir : ils ont des avis sur tout, mais des opinions sur rien.

    Ils se gargarisent de gonzo journalisme, mais certains vivent encore à 40 ans chez leur mère, ne mettant leur existence en danger que pour traverser la rue, acheter chez Monoprix du thé anglais. Ils reviennent alors chez eux se réfugier entre des murs de vinyles que trente années de mise à l’épreuve ont finalement trié, hierarchisé : incapables de se prononcer en direct sur l’importance ou non d’un groupe, il leur faut énormément de temps, d’autres avis, de reniements et de lâcheté, pour former leur opinion. Souvent, un groupe est mort depuis belle lurette – de Joy Division à Jesus & Mary Chain – avant que la rock-critique française ™ n’ose se prononcer, statuer solennellement sur son cas. On se croirait au Sénat.

    Piètres écrivains, romanciers frustrés, ils se gargarisent d’auteurs maudits, souvent des salopes d’extrême-droite de l’entre-deux guerres, dont ils vénèrent le style éblouissant en se gardant bien d’émettre la moindre opinion sur les agendas politiques. Ils sont de toute façon tellement réactionnaires et provocateurs à la petite semaine qu’un peu de droite raide à la papa ne leur fait pas peur.

    Vieux garçons gangrenés de manies et de lubies, ils pensent que le rock ne peut se passer d’eux, parasites dérisoires rendus caduques et eunuques par une génération de bloggeurs pour qui la musique compte vraiment, viscéralement. Alors que chez ces divas évidées, elle n’est plus qu’un prétexte pour quelques idées recyclées, quelques méchantes remontées d’aigreur et quelques bons mots empruntés.”

    Est-ce la réponse du berger à la bergère ?

  28. - - Syd Charlus

    2 mars 2009 at 10 h 43 min

    Wow ! En effet, c’est virulent, comme quoi les Inrocks ne dorment que d’un oeil. C’est déjà ça, c’est déjà sain.
    Sur les histoires d’extrème droite, de réaction… please, peut-on parler livre et écrivains sans ressortir la rengaine ? Personne ne dit ici que Rebatet ne s’est pas conduit comme le pire des salauds. Oui il s’est conduit comme un salaud. (Ca va mieux ?) Mais personne ici n’oserait dire que Les deux étendards n’est pas un chef d’oeuvre. La vie est compliquée, les hommes n’ont pas la gueule de leurs oeuvres, les gentils et les méchants cohabitent souvent sous le même crâne. Désolé.
    Ensuite la critique à la française… bizarrement je suis d’accord, un peu. Comme quoi, on peut se retrouver dans le viseur et s’y sentir pas plutôt bien.
    Merci pour l’extrait.

  29. - - - Syd Charlus

    2 mars 2009 at 13 h 58 min

    En fait, le problème dont on peut parler n’est pas l’évolution d’une critique à la française. Mais la critique en général.
    Sinon, j’ai oublié de dire une chose qui me semble importante dans mon commentaire précédent : Nicolas Ungemuth cite pas mal de références, très variées. C’est un peu raide de s’arrêter et de focaliser sur les noms habituels.

    > Jay : oui, je vois, l’approche à la Bourdieu, reproduction des élites. Mais désolé, je ne comprends toujours pas, par rapport à l’interview ci-dessus. Après tout on parle de soul et de country, si peu de Lou Reed et du velvet (et on en peut quand même pas renier Reed, enfin, tout de même.) Donc, je ne vois toujours pas de quelle élite parisienne il s’agit. Mais j’habite Paris, peut-être suis-je mauvais juge. Et puis quand Nicolas Ungemuth défendait Paul Weller, ce dernier étaut plutôt consiédér comme un Anglais ringard, non ? Ce sont les gouts d’un individu, je n’arrive toujour spas à comprendre l’angle « luute des classes ».
    Merci d’avoir lu le papier anyway. Bien à vous

  30. RaKaille Le Raide

    4 mai 2009 at 20 h 51 min

    Plutôt me faire enculer que de finir « à rebours » cher Nicolas : comme vous, j’aime trop ça !

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