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JOHNNY THUNDERS
Too much junkie business

Johnny Thunders, le guitariste des New York Dolls et des Heartbreakers, roi des punks et champion des drogues dures, fait l'objet d'un nouveau documentaire nommé Looking for Johnny. Mais devant ce spectacle on s'interroge : Pourquoi sommes nous attirés par ces rock stars droguées ? Et Johnny Thunders mérite-t-il vraiment ce statut d’icône culte ?

johnnyDans la salle, pendant la projection, plus on montrait à l’écran des mecs complètement à la ramasse raconter leur souvenirs borderline, plus le public riait et en redemandait.
Devant nous se succède une galerie de rescapés de l’époque punk pas très glorieuse. Des mecs sans âge qui arborent les stigmates d’une vie de toxicomane. Des individus en précarité sociale, à moitié édentés et qui ont du mal à formuler des phrases construites. Ils portent encore leurs cuirs, comme un dernier symbole de leur identité. Des anciennes groupies aujourd’hui soixantenaires, qui donnent leur avis, le cul sur leur canapé minable et qui se souviennent du bon vieux temps.
Et c’est ce spectacle qu’on est venu voir, manifestement, avec ce rockumentaire signé par l’Espagnol Danny Garcia. Le genre de documentaire dont les trentenaires et quadras fanatiques de POP culture sont friands. Très friands même, car ce même Johnny Thunders avait déjà fait l’objet d’un documentaire en 2000 (« Born too lose, the last rock’n’roll movie » par Lech Kowalski, inédit en France). Danny Garcia, qui avait déjà réalisé un documentaire sur les Clash, a fait ce documentaire sur Thunders dans son coin, comme un fan qui veut payer un tribut à son idole. Il a fait appel au crowdfunding, et les fans ont répondu présent. Le résultat est donc ce « Looking for Johnny », présenté à Paris la semaine dernière.

Il faut se dépêcher car le stock d’icônes potentielles s’amenuise, et surtout, plus les années passent, plus les témoins de l’Histoire sont en train de passer l’arme à gauche. Un exemple criant avec Billy Rath, compagnon de guitare de Thunders au sein des Heartbreakers, décédé il y a tout juste deux mois. Heureusement pour le documentaire, il apparaît dans le film : c’est dans la boite. Ouf, c’était moins une.

On ne peut pas en dire autant du principal intéressé, Johnny Thunders, décédé en 1991.

La carrière de Thunders commence, évidement, merveilleusement bien, et puis se finit dans le tragique (un peu comme Rod Stewart, vous notez, c’est une constante dans la POP). Un gamin du Queens, de son vrai nom John Genzale, au départ très timide et plutôt bon en baseball, qui se lie d’amitié avec d’autres branleurs. Cela donnera les New York Dolls. La suite, on la connaît : Les Dolls n’arrivent pas à assurer un concert sur deux, leur batteur Billy Murcia meurt d’overdose a à peine 21 ans. Puis c’est le cirque : Malcom McLaren, les tenues de communistes en latex rouge, la croix et la faucille, puis la fin pathétique des Dolls sur le tarmac d’un aéroport. Arrive le chapitre Heartbreakers, tournée avec les jeunes loups anglais Pistols et Clash. Le reste, et toutes les années 80 : des histoires de galères, de dépendances: des trucs de junkie.

C’est ce que retrace le film.

Bizarrement, quand on sort de la projection, on n’a pas trop envie de s’acheter un badge Johnny Thunders ou d’écouter ses vieux disques. Au contraire, un goût désagréable nous reste dans la bouche. Ce film nous interroge, non pas sur Thunders et son maigre apport artistique, mais sur nous-même et sur la fascination que l’on a pour les rocks stars déglinguées.

Bohemian Rhapsody

Plus que de musique, dans ce documentaire, il est évidement question, de came, de came et encore de came. Pour Johnny Thunders, j’ai même envie de dire que c’est malheureusement sa toxicomanie qui l’a rendu célèbre. Alors pourquoi les gens sont attirés par un junkie à la peau verdâtre?

L’origine de la vie de bohème, naît avec le récit d’Henry Murger en 1851, Scène de la vie de bohème. C’est ce récit que Puccini adaptera trente ans plus tard pour son opéra La bohème (1896). Puis c’est le mythe du bohème en tant que figure maudite comme Vincent Van Gogh, Verlaine et Rimbaud. Et c’est véritablement avec les héros de la contre-culture beat 50’s que le culte de l’artiste bohème débute. Patrick Mignon, un sociologue qui s’est penché sur ce problème nous explique :

« La figure de la bohème est une sorte de protestation sociale qui, à travers une certaine théâtralisation, permet une mise à distance du monde social et de ses conventions. Elle peut prendre la forme du dandysme, de l’élitisme, de la pauvreté ou bien encore de la fascination pour l’échec».

C’est cette fascination pour l’échec dont il est question ici avec Thunders, car ce pauvre Johnny a passé sa vie à galérer. Veronique Nahoum-Grappe, anthropologue de métier va même plus loin :

« L’artiste maudit troque le désespoir de fond entre folie et génie, contre le confort social, il offre son corps en sacrifice, un corps détruit par un mode de vie particulier, brûlés par les substances toxiques ingérées sur l’autel de l’œuvre qui lui survivra.».

C’est cette manière de s’offrir, tout en fragilité, qui suscite l’amour et l’admiration. Mais plus que tout, c’est le maître à penser de Johnny Thunders, Keith Richards qui nous explique avec une objectivité dont il est rarement coutumier, dans son livre Life:

« Je ne sais pas si je n’ai pas tout simplement joué le rôle pour lequel on me destinait. La bague tête de mort, les dents cassées, le khôl. (…) Une partie de moi ne rêve que de susciter cette réaction chez les autres, parce que je sais que tout le monde à ça en lui, il y a un démon en moi comme il y en a en chacun d’entre nous. Les gens adorent cette image. Ils m’ont imaginé, ils m’ont fait, le peuple a créé ce héros populaire. Qu’ils soient bénis, je ferais de mon mieux pour leur faire plaisir. Ils me demande des choses qu’eux même ne peuvent pas faire .Ils ont un job, une vie, courtier en assurance, je ne sais quoi, mais en même temps au fond d’eux sommeille un Keith Richards déchaîné».

La transposition de nos fantasmes Rock’n’roll, cela serait pour ça que nous sommes attirés par ces junkies à paillettes ? Cesrockumentaires ne sont là que pour sublimer et vendre du fantasme rock’n’roll au gens. La défonce, qui fait partie du package, une simple marchandise pour donner un peu de frissons, faire la canaille et au final Johnny Thunders finira, lui aussi, sur des tee-shirts H&M à 19,90€.

On tente, sous prétexte de contre-culture et de héros marginaux, de vendre ce style de vie à un public trentenaire plutôt habitué à être lové dans son canapé avec son pull tout doux et une tasse de chocolat. Mais bon, n’ayez crainte, le filon n’est pas encore tarit. Un biopic est en préparation produit par L.A.M.F Films. La réalisation a été confiée à un jeune pubard qui a bossé pour Nike, et c’est adapté d’une bio écrite par Nina Antonia (A cold blood, non traduite en France). Cette même Nina, est actuellement en train d’écrire une biographie sur… Pete Doherty. Quand à Danny Garcia, qui a réalisé ce Looking for Johnny, son prochain projet est un documentaire sur – tiens donc – Sid Vicious. Too much junkie business ?

(C) Gerard Love

(C) Gerard Love

Kill Your Idols

Question : le guitariste des Heartbreakers est-il une veritable icône artistique? Avec le mythe Johnny Thunders, on est en face d’un cas de figure du loser maudit. On ne peut pas le ranger aux côtés des survivants POP qui ont connu la dope, qui ont côtoyé la mort et en sont revenus. Car Thunders a toujours baigné dans la came, et ses succès artistiques sont mineurs.
Les fans essayent donc de nous vendre Thunders comme une sorte de génie qui aurait eu une influence considérable, et ce documentaire en est l’exemple même. Malheureusement cela ne fonctionne pas : on assiste simplement à sa déchéance physique et artistique sans solution de rédemption.

Du coup, on est plutôt emmerdé quand on nous demande ce qu’a laissé Thunders comme traces (blanches) dans la pop music. Quand on évoque Johnny, c’est le mot came et seringue qui nous vient à l’esprit. Pas tellement ses disques. Exception faite pour les quelques rockeurs obsessionnels qui se jettent sur des rééditions ou des bootlegs inaudibles de concerts enregistrés en 1989, aux pochettes douteuses et sorti sur des labels obscurs.

Si son apport charismatique se porte bien, son apport artistique, lui, ne paraît pas très pertinent et semble même objectivement surestimé. Il reste peu de très bons disques et une poignée de chansons que l’on prend en fermant les yeux, pour être poli.

Thunders n’a jamais semblé intéressé par quelconque évolution musicale. Se contentant de sortir ces quelques albums enregistrés à la va-vite, aux compositions peu inspirées et des concerts chaotiques. Pourtant il a fait de nombreux aller-retour en Europe, il aurait pu se prendre une claque post-punk. Mais Thunders, et c’est ce que l’on voit dans ce documentaire, était tout simplement trop défoncé pour s’intéresser à quoi que ce soit d’autre qu’à une cuillère rouillée et du coton imbibé. Sans aucun émoi, il vends ses guitares pour s’acheter de la dope, squatte des chambres de bonne ou des hôtels minables. Il traverse toutes ces années, de 1975 à 1990, dans cet état amorphe. Rien n’a de prise sur lui, c’est une question de survie. Ce qui nous donne un mec hors du temps, qui ressemble à un personnage des BD de Frank Margerin, une caricature de rocker.

Thunders-2Sous nos yeux, se dessinent les limites idéologiques et théoriques du pessimiste punk. C’est avec une curiosité perverse que l’on assiste au délabrement physique, à l’enlisement. Jusqu’à la putréfaction de son corps, touché par une leucémie. Regard hagard face à la caméra, des plaques qui s’étendent sur le visage et le corps. C’est juste une longue ode funéraire, durant laquelle on tente de nous vendre quelques chansons pas toujours terribles. Difficile d’avoir de la peine pour ce mec; on reste apathique devant ce portemanteau tout maigre avec un bandana dans les cheveux, comme dans les clips de Michael Jackson.

Le documentaire se finit sur sa mort dans un hôtel minable de la Nouvelle-Orléans. Bien sûr pour ajouter du piment, on touche la corde sensible du complot. Thunders ne serait peut être pas mort d’une overdose, mais aurait été assassiné par des compagnons de biture d’un soir qui l’aurait dépouillés et laissé pour mort. On ne s’est pas donné la peine de faire une autopsie à l’époque. So what ? Vous voulez qu’on reouvre le dossier après celui du 11 septembre pour faire enfin éclater la vérité au grand jour?

La vérité pour qui d’ailleurs? Pour les « punks » de Williamsburg qui se font tatouer son portrait dans des salon de tatouages à 400$ de l’heure? Ou alors faire éclater la vérité pour ses proches? Et bien parlons-en de ses proches. Et ça c’est le vrai testament de Johnny Thunders, celui qu’il a laissé. Et qui n’est pas du tout montré dans le documentaire..

Papa chanteur…

Dans la vraie vie, et pas comme dans le fantasme composé de cuir noir et de Gibson SG couleur érable, Johnny Thunders a fait des enfants. Il s’est même marié en 1979. Il a eu trois marmots avec Julie Jordan. Puis, se révélant être le « père modèle » tel que décrit dans le documentaire, c’est tout logiquement que Julie demande le divorce. Plus tard, il aura une fille avec une groupie suédoise de 20 ans à l’époque. A sa mort, Johnny Thunders a laissé pour seule fortune la somme de 4000 $ (3088 €).
Par chance, la sœur de Johnny, a fait fructifier ses maigres biffetons en les plaçant intelligemment, jusqu’à rapporter dans les 100 000 $. Les enfants de Thunders ont reçu des paiements, quelques milliers de dollars tous les six mois. Mais depuis la mort de la sœur de Thunders il y a quatre ans, les paiements ont cessé.

On a tenté de nommer Jamie Michelle Genzale, la fille suédoise de Johnny, pour être administratrice du patrimoine. Mais elle ne peut pas s’acquitter des 75 000 $ de frais de succession. Comme elle n’a pas eu l’idée de faire appel au crowdfunding, cette mère célibataire de 26 ans continue donc de travailler dans un magasin de meubles à Stockholm. Et ne touche plus rien depuis des années venant de l’icône du Punk Rock.

Ses autres enfants? Vito Genzale, a aujourd’hui dans les 36 ans, il ne peut pas être administrateur à cause de sa situation mais aimerait bien toucher un petit billet. Malheureusement, il est en conditionnelle, et à fait plusieurs séjours à la prison d’Attica NYC ainsi qu’à la prison de Sing Sing toujours à New York, pour deal de drogue. Son autre fils Dino Genzale, 38 ans, n’a que faire de ces documentaires pour bobos mais par contre, lui aussi aimerait avoir une part du magot. Ce qui risque d’être compliqué pour lui, vue sa situation : Il purge une peine de seize ans de prison pour viol, ainsi que trafic de marijuana, cocaïne, attentat à la pudeur, violence et coup et blessures… Thunders, père et fils… Born to loose?

Looking For Johnny // Un documentaire de Danny Garcia // En salles en octobre 2014.

13 Comments

  1. Anonyme III

    29 septembre 2014 at 8 h 47 min

    Tiens, tout d’un coup je pense à Dominic Sonic (que j’aime beaucoup) qui n’est pas sociologue, ni anthropologue, ni ethnologue, ni proctologue, mais qui chante parfois des choses justes :

    « Etre un artiste c’est vivre dans le froid
    Etre au regard des autres, ce dont ils ne veulent pas
    Etre un artiste, c’est mourir seul chez soi
    C’est une oeuvre posthume, appréciée des bourgeois »
    (Les Leurres)

    « Elle est sale, la mort qui t’attire vers le noir
    Mais il n’y a de mort propre que dans une baignoire »
    (La Loi des pauvres gens)

    Dominic Sonic, accompagné des Bikini Machine, sortirait prochainement, selon la rumeur, un nouvel album.
    Chic!

    P.S : tiens (bis), tout d’un coup je pense aux New Bomb Turks et à leur chanson « Born Toulouse-Lautrec »
    Ca m’inquiète ces associations d’idées impromptues, je devrais peut-être penser à consulter.

  2. luc

    2 octobre 2014 at 9 h 01 min

    J’aimerai savoir dire à quel point cet article me peine mais les mots me manquent. Le chapitre final en mode petit flic moraliste 2.0 est particulièrement abject, mais qu’attendre d’un petit mec qui persiste à orthographier lose avec deux o ?

    • Soov Jan

      6 mars 2015 at 18 h 32 min

      Juste un détail: c’est bien « Born too loose ». Confirmé par Henri-Paul Tortosa.

  3. pogo

    2 octobre 2014 at 18 h 07 min

    Premierement, on dirait que Monsieur Gerard n’aime pas le rock ou peut etre a-t-il une revanche a prendre sur ceux qui ont eu le talent de marque l’histoire de la musique et meme parfois de l’ecrire. Ce qui n’est pas donne a tout le monde. Le raccourcis sur l’histoire des Dolls est digne d’un pisse froid quand on sait que le batteur Billy Murcia en question n’a enregistre que les demos du premier album (qui ne sortiront qu’au debut des annees 80, cad 10 ans apres la fin du du groupe), le vrai lui sera Jerry Nolan. Il aurait peut etre merite d’etre site dans cet article vu qu’il fut le vrai batteur des New York Dolls et celui des Heartbreakers et grand ami de Johnny, helas aussi pour la defonce… Aux yeux du journalisme, il serait donc plus facile d’encenser un Stromae pour son premier album que tout le monde aura oublie dans 5 ans plutot que de ce rappeler ceux qui ont fait l’histoire et dont les disques feront encore reference dans 30 ans… Alors un peu d’histoire SVP, puisque justement il en tres peu sujet dans cet article, alors que le film essayerait de la reabiliter… Avec peut etre ce(ux) qu’il en reste. Parlons plutot des disques, « New York Dolls » de 73 car celui-ci est quasi present dans toute encyclopedie qui se respecte ou bien Heartbreakers « L.A.M.F. » (77) et ses standards repris mainte et mainte fois, « So Alone » (78) premier album solo de Johnny Thunders en compagnie d’une bonne partie de la scene Anglaise de l’epoque ou bien « Hurt Me » (New Rose 83) album en partie acoustique sorti a l’epoque de sa vie en Europe et plus particulierement en France, « Copy Cats » (88), album de reprises en compagnie de Patti Palladin au temps ou il essayait de sortir de sa toxicomanie. Il est donc regrettable de devoir lire ce genre d’article s’attardant sur la vie d’un guitariste came (certe) et non sa musique. Rappelons-nous sa musique et oublions sa vie personnelle, je l’admets… Assez pitoyable.

  4. Durpé

    1 janvier 2015 at 20 h 36 min

    c’est juste n’importe quoi cette article !!! gerard love pauvre type !!! le genre de mec qui y connait rien du tout à la vrai musique!!! qui soit toxicomane on s’en fou de sa… c’était un des plus grands musiciens de rock n roll!!!

  5. Soov Jan

    23 janvier 2015 at 4 h 18 min

    Très impertinent cet article. En effet, beaucoup d’épisodes de la carrière de Mr Thunders sont passés à la trappe…On juge l’artiste sur sa vie personnelle, sachant que personne n’est parfait (même pas vous Mr Géard Lovelove, la preuve!!), mais on fait l’impasse sur son talent indéniable!! Il fut parmi les musiciens auteurs compositeurs de rock’n’roll les plus influents du XX° siècle et le restera longtemps!! Sa notoriété ne cesse de croître. Je suis ravie qu’il ait enfin la reconnaissance qu’il mérite. « The only way you get respect is when you die » J.T. – Disapointed In You..Visiblement, vous n’avez aucune culture musicale. Ce n’est pas Mr Johnny Thunders qui est pitoyable mais votre article.

  6. Soov Jan

    23 janvier 2015 at 4 h 30 min

    PS: Je corrige car j’ai oublié une lettre de votre prénom : Gérard, et j’ajoute un pronom personnel au qualificatif pitoyable de l’article : VOUS.

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  9. Géraud

    28 avril 2015 at 0 h 14 min

    « Ce film nous interroge, non pas sur Thunders et son maigre apport artistique »….je n’ai pas vu le film, ce commentaire et l’article en général ne me semblent cependant pas très pertinents. J’ai pas mal écouté les albums de Johnny Thunders que j’ai découvert vers l’age de 14 ans (j’en ai aujourd’hui 38) et j’aimerais juste dire à l’auteur que beaucoup de ses chansons sont magnifiques (même lorsque l’on fait abstraction de l’aspect romantico-destroy du personnage qui pourrait séduire les fameux « bobos » dont vous parlez…). Bref, Thunders n’est peut être pas, parmi l’ensemble des musiciens de rock depuis la création du genre, le musicien dont la quantité mesurable d’apport artistique est la plus forte (si tant est qu’une telle mesure ait un sens), néanmoins ses chansons sont là et sa reconnaissance par nombre d’amateurs, son influence revendiquée par d’autres d’artistes reflète indéniablement un talent en soit (talent que n’ont pas forcément, soit dit en passant, beaucoup d’autres chanteurs ou groupes plus largement appréciés (et apparemment moins camés)), même si au final cela reste une affaire de goût… Essayez « Hurt me » (réédité en cd il n’y a pas si longtemps!), un disque assez magique!

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  12. Broussaud

    10 décembre 2016 at 0 h 53 min

    Tiens il s’appelle Gérard Love, c’est pas donné à tout le monde, la caution camp de Gonzaï, quelle caution! Gonzaï …. Gonzo + Banzaï ? c’est d’un chic…. après toutes ses conneries ineptes sur la musique qu’il n’a pas même écouté, c’est pas trop fin d’aller moraliser à gros canon sur les vies privées et de nous faire la découverte de quoi il en retourne après l’héro. Crétin!!!!

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