RePORT
//////////9 AVRIL 2013

DISQUAIRE DAY
CALIF à la place du …

Pour la troisième année consécutive, la déclinaison française du Record Store Day américain débarquera le 20 avril chez 186 disquaires de l’hexagone, avec pour objectif de prêcher la bonne parole indépendante grâce à plus de 200 disques annoncés comme collector et vendus exclusivement chez les disquaires. Un rapide coup d’œil au catalogue proposé par l’instigateur de cette journée spéciale, le CALIF (club action des labels indépendants français), permet néanmoins de relativiser l’intérêt de ces portes ouvertes pour collectionneurs lambdas : derrière le soutien éphémère aux petits artisans du disque traités comme des myopathes au Téléthon, se cache en réalité une autre musique qui donne surtout l’impression d’écouter un disque rayé.

md0.libe.comTout a commencé avec un mail reçu sans qu’on n’ait rien demandé, de la part d’un patron de label indépendant qui, visiblement, a les glandes face à la médiatisation du barouf: « si vous voulez un sujet intéressant sur le Disquaire Day, la réalité du truc c’est ça… ».
Le « ça », c’est une pièce jointe avec la liste des références proposées par le CALIF, association créée en 2002 avec le soutien du Ministère de la Culture pour – je cite – « maintenir et développer un réseau de disquaires indépendants relayant une offre diversifiée ». Avant de dérouler ce qui nous amène au sujet de fond de ce papier, il faut tout de même rappeler que si je n’ai jusque là prêté qu’une oreille distraite au Disquaire Day, l’évènement français est devenu en trois ans une attraction médiatique doublée d’un succès commercial chez tous les disquaires partenaires. Attiré par le raffut scandé ça et là autour de l’opération, le voisin de quartier se souvient une fois l’an que son petit disquaire existe et va, comme on irait déposer une pièce jaune dans l’urne de Bernadette, contribuer à la survie du commerce de proximité avec l’achat d’un 45t qu’il écoutera deux fois avant de le ranger dans son blister collector. Bon, résumé comme ça, forcément le Disquaire Day c’est un peu clichesque et c’est surtout moins glorieux que le débarquement des G.I. sur les plages de Normandie. Mais comme cette sauterie pour fétichistes est paradoxalement le seul jour de l’année où je ne mets pas les pieds chez le marchand de vinyle, au départ je n’ai pas vraiment fait attention à la  pièce jointe répertoriant – sur fond de couleurs pastels dignes des pires cartes d’anniversaire qu’on n’ait jamais reçues – tous les disques disponibles en série limitée pour le plaisir des grands et des petits, des plus fortunés comme des plus démunis.

L’amour du disque

Soutenir et promouvoir le travail les disquaires indépendants, sur le principe ça a de la gueule, on imagine Robin des Bois tapant dans la caisse des Fnac et de feu Virgin Megastore pour rendre justice aux mélomanes ; on s’imagine cigare au bec tous les biffetons gagnés en 24h par ces vendeurs besogneux que l’industrie a en moins de vingt ans ratiboisés, au point qu’il faille aujourd’hui organiser une journée de mobilisation pour leur permettre de payer les factures. Sur le papier, encore, l’initiative est plutôt noble. Et quelque part ça tombe bien, le CALIF s’est justement créé pour ça : « depuis les années 80, les acteurs économiques de la filière musicale ont traité le disque comme un bien marchand quelconque soumis aux seules lois du marché » explique la déclaration d’intention de l’association sur son site Internet, « avec le passage du vinyle au CD, on a appliqué au disque le business model du produit standardisé, le marketing à outrance, la grande distribution, la concentration et l’uniformisation de la filière. L’industrie du disque a alors négligé l’un des maillons essentiels de sa transmission auprès du public : les disquaires ». Jusque là, il n’y a donc pas grand-chose à redire et il faudrait être bien aigri ou en manque de bras à casser pour critiquer cette fédération des indépendants contre les marchands du temple.
Vient alors le moment d’ouvrir ladite pièce jointe listant les disques proposés à la vente par le CALIF à l’ensemble des disquaires partenaires. Derrière les pointures indie comme Daniel Johnston (encore qu’on puisse se demander en quoi sa B.O. « Space Ducks » est collector), Nick Cave, Stephen Malkmus, Moon Duo ou même pourquoi pas Lescop, on voit alors se profiler des disques d’artistes auxquels on ne s’attendait pas vraiment : un maxi de Moby, L’école est finie de Sheila, 500 disques limités de Jean-Louis Aubert, et puis aussi ceux de Mylene Farmer et Thomas Dutronc, sans oublier un 45t de David Guetta (mais qui fait aussi picture disc, histoire d’en avoir pour son argent), un 30 cm d’Henri Salvador (il n’y a rien de sexuel, rassurez-vous) et, comble du cynisme, un 45t Johnny Halliday limité à, euh, 5000 exemplaires, de quoi se demander où est l’exclusivité, autant que l’intérêt de placer l’idole des vieux dans les bacs indie. Tant d’atrocités proposées au nom de l’indépendance, c’est à s’en décoller les mirettes. N’y aurait-il pas un sévère coup de contrat dans le CALIF ?

Internationarecords

Aïe, fidelity

Ardemment soutenu depuis ses débuts par les Inrockuptibles, le Disquaire Day semble en fait rattrapé par la realpolitik. Longtemps méprisés parce qu’ils vendaient des clopinettes en comparaison des grandes enseignes, les disquaires retrouvent enfin la considération de l’industrie maintenant que Fnac et consort semblent enfin prêts à remplacer leurs rayons disque par aspirateurs et café Wi-Fi. Conclusion fatale : attirés par les petites étagères en bois comme les requins par l’odeur du sang, les majors infiltrent peu à peu le Disquaire Day pour fourguer des produits de grande consommation là où ils peuvent. De là à savoir qui ira acheter un disque de Sheila chez son disquaire barbu, c’est un peu comme si le Rob Gordon de High Fidelity refilait un best of de Genesis à un aveugle.
Derrière le copié-collé des communiqués de presse vantant les mérites de l’artisan, il y a donc un double discours. D’un côté, la promotion de l’indépendance des gentils disquaires, de l’autre des enjeux industriels qui, s’ils ne permettront pas d’écouler des camions de merdes infâmes, pipent les dés de l’événement. Sur la question et comme dirait l’autre, les avis divergent. « Tu cherches la petite bête là où il n’y en a pas, il n’y a vraiment pas de quoi se plaindre » me répond un disquaire parisien (partenaire du D-Day) « une fois par an, il y a la queue pour acheter des disques et les gens ont la possibilité de découvrir un disquaire dans leur quartier, et puis le truc n’est pas récupéré par les majors du tout, je ne pense pas qu’Universal se fasse du pognon en fabricant 300 copies d’un 45t… ». Ce que le disquaire sondé n’apprécie pas, c’est que le label PIAS profite de l’appel d’air pour ouvrir, dans ses propres locaux, une boutique éphémère. « C’est censé être le jour où l’on peut vendre et ils piquent dans la caisse… En revanche le Record store day aux États Unis, c’est super ». Ouais super. Le seul problème c’est qu’on n’est pas aux USA et que notre Johnny Cash a plutôt la gueule de Michel Sardou.« Le Disquaire day en France c’est grotesque » contrebalance le mystérieux patron de label indépendant auteur du Disquaireleaks, « ça n’a aucune valeur, l’opération est complètement trustée par les majors ». Pour la taupe anonyme, le 20 avril chez les disquaires c’est du pipeau, rien de plus qu’une énième passerelle entre les majors et les indés pour faire, pardon de le dire, du blé. Il faut dire que pour le disquaire, la tâche est doublement ardue. Comment refuser, en bon épicier, de s’asseoir sur des ventes multipliées par 3, 5 ou 10 en une seule journée, quand il n’y a souvent pas un chat le reste de la semaine aux horaires de bureau ? Et comment faire son choix dans la liste proposée par le CALIF, quand les disques proposés au Disquaire Day ne sont accompagnés d’aucun descriptif ni pochette et qu’un disque de Pink Floyd n’est accompagné d’aucune autre mention que « Pink Floyd » ? Parrainé cette année par Jack White, l’événement a donc gagné sans peine la caution de tout un milieu ; mais ça ne saurait garantir pour autant un chèque en blanc. La vérité, c’est qu’à peine trois ans après son implantation en France, le Disquaire Day a déjà du plomb dans l’aile. Et beaucoup moins dans la cervelle.

Demolition Day

Disquaire_Day_2013Récemment invité à prendre la parole pour un Gonzaï Show consacré aux disquaires, Larry Debay de la boutique parisienne Exodisc confiait tout le ressentiment que lui inspire ces 24h de l’indie : « [Le Disquaire Day] c’est une usine à gaz montée avec nos impôts. Au départ ça devait soutenir la création en permettant à des gamins d’ouvrir des magasins, etc, le problème c’est qu’ils vous donnent quelque chose et que de l’autre côté vous êtes obligé de faire autre chose. Or la musique [et les disquaires] c’est un espace de liberté, on ne peut pas imposer à des disquaires de vendre tel ou tel truc pour le Disquaire Day, aujourd’hui on voit surtout des majors qui s’assoient sur l’histoire, des énormes indépendants qui proposent des remixes de Camille… Et le pire, c’est encore comme l’année dernière de retrouver dès le lendemain dans les bacs de la Fnac ou de Virgin les disques supposés vendus en exclusivité chez les disquaires indépendants ! ». Sans avoir à parier sa discothèque, on se doute qu’ils sont nombreux les disquaires à penser la même chose, sans hélas pouvoir le dire, de peur d’avoir à s’asseoir sur des ventes tombées du ciel. Car parvenir à toucher une fois dans l’année le fan de Johnny, c’est un sacré serpent de mer ; c’est autant le fantasme du croisement des publics (le fan de Johnny ne vient qu’une fois par an) que la certitude que le client en question ne repartira pas avec l’édition du Roky Erikson pressée à 150 exemplaires. S’agit-il d’un jeu de dupes, ou d’une saine concession ? Personne ne sait vraiment. Et surtout personne ne veut vraiment le dire. Un autre disquaire reconnaît, toujours sous couvert d’anonymat (bah oui, lui aussi il est partenaire) que si l’événement remplit les caisses davantage qu’un samedi classique, il est malgré tout synonyme de roublardise, voire d’entourloupes pour le client : « Pas mal des disques édités pour l’occasion sont de faux inédits, on vend au client de fausses éditions limitées, des fausses rééditions avec uniquement la couleur de la pochette changée, voire des sorties d’albums comme celui de La Femme calée sur le Disquaire Day pour écouler plus d’exemplaires. Et je te parle même par des références de PIAS annoncées comme des exclusivités estampillées Disquaire Day 2013 alors qu’il s’agit en fait des invendus de leur stock pressé pour les 30 ans du label, en 2012… ». Comme toujours, clients et lecteurs ont autant le droit de se foutre des histoires de coulisses que d’en être informés, puisqu’alors même que l’industrie musicale se pète la gueule encore plus vite qu’un patineur artistique, on tente encore de lui refourguer des disques n’importe comment et main sur le cœur, avec l’indépendance en étendard.

Le Disquaire Day, au final ? Très certainement beaucoup de bruit pour rien.

http://disquaireday.fr/

30 commentaires

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  1. Alex

    J’ai arrêté le disquaire day à partir du moment où j’ai réalisé que l’impossibilité de réserver (voire pré-acheter) certaines sorties spéciales était variable relative à la gueule du client. C’est à dire depuis le premier jour.

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  3. Matt Oï

    L’initiative a le mérite d’attirer du monde chez les disquaires indépendants voir des gens qui n’auraient pas naturellement acheté de l’indépendant (cf des gens qui viennent pour une réédition de Johnny et sortent avec le dernier Mustang et qui n’auraient même pas soupçonné l’existence d’un disquaire à deux rues de chez eux, j’exagère un peu mais doit y’ avoir de ça). Donc même si tout cela est mal foutu, c’est aux disquaires eux-même de se servir de l’outil pour en faire une réussite, c’est donc plutôt une initiative louable.

    1. Bester Auteur de l’article

      Je ne crois pas qu’il s’agisse d’un papier de haters, le but n’était pas là. Je raconte simplement une histoire en ayant pris soin de comparer les avis et les témoignages, histoire de ne pas être instrumentalisé ou « enduit d’erreurs ». Libre à chacun de se faire son avis, après lecture.

  4. AlexTwist

    Merci à cet article d’avoir dénoncé l’entourloupe PIAS qui consiste à ouvrir une boutique le jour où l’on doit célébrer les disquaires et les aider à se faire connaître

    je ne capte pas tellement la démarche d’un distributeur / label qui devrait faire front avec les disquaires qui sont quand même ses clients

  5. sylvain fesson

    Article intéressant mais je comprends pas trop l’histoire de la dénonciation de Pias et de l’opération. Je veux dire, y a-t-il des gens vraiment dupes quant à la nature de tout ça, le fait que ce soit de l’opportunisme et tout et que les majors cherchent à y faire leur trou ? Je pense que tout cela ne trompe pas grand monde. En tous cas aucun lecteur de Gonzai…
    Sylvain
    http://www.parlhot.com

  6. Rault

    Bien désolant que le Rédac chef de Gonzaï ne prennent pas la peine de vérifier ces infos et de croiser un minimum les discours… Finalement il me semble qu’à force de vouloir tiré son épingle du jeu Gonzaï n’écoute que ce -ou ceux- qu’ils ont envie d’entendre… Il ne faut pourtant pas sortir de l’ENA pour demander un minimum d’argumentation à Larry -après votre Gonzaï show- et comprendre que son discours se base sur des « on dit ».
    A bon entendeur!

    1. Rault Benjamin

      Bien désolant que le Rédac chef de Gonzaï ne prennent pas la peine de vérifier ces infos et de croiser un minimum les discours… Finalement il me semble qu’à force de vouloir tiré son épingle du jeu Gonzaï n’écoute que ce -ou ceux- qu’ils ont envie d’entendre… Il ne faut pourtant pas sortir de l’ENA pour demander un minimum d’argumentation à Larry -après votre Gonzaï show- et comprendre que son discours se base sur des « on dit ».
      A bon entendeur!

  7. Bob le flambeur

    Cher rault, tu sembles avoir quelque chose à dire donc dis le, argumente … La vindicte gratuite c’est mignon mais bon c’est un peu léger.

  8. bester

    Chers amis, il suffit d’aller faire un tour sur le site du CALIF pour voir les références proposées, c’est déjà en soi une base pour argumenter. Ensuite trois avis de disquaires ont été demandés, et les faits recoupés pour ne justement pas tomber dans la partialité gratuite, bête et méchante. Quel élément vous semble erroné, ou incorrect ?

  9. Rufferto

    Si dans le Disquaire Day il y a à boire et à manger, l’opération à le mérite d’exister et il est facile de la décrier quand on est un observateur extérieur. Mais, en tant que disquaire, je peux en confirmer l’intérêt. Et je ne parle pas d’intérêt financier (En effet cela représente une bonne journée mais certainement pas quoi payer d’autres factures que les disque commandés pour l’occasion). Effectivement les distributeurs et les labels en profitent pour vendre certains vinyls à des prix hallucinants ; Le double coup de PIAS est, c’est vrai, remarquablement foireux cet année -Boutique éphémère à la noix + vinyls non exclusifs annoncés comme tels (Cela n’a pas dû plaire à tous les labels : ils viennent de perdre la distribution de Domino) ; participation des disquaires d’occase à l’évènement (Des brocanteurs qui ne vendent quasiment pas de disques neufs le reste de l’année, donc ne servent pas la création mais vivent juste en parasites sur le dos de la bête). Le Calif, puisqu’il s’occupe de gérer l’évènement devrait être rigoureux et ne pas accepter n’importe quoi aussi facilement. Après, le client n’est pas un crétin. Le vinyl à un prix excessif : il n’a qu’à ne pas l’acheter, la boutique PIAS, il est facile de la boycotter il y a de vrais disquaires à Paris, etc… Pour le reste, le fameux vinyl de Johnny par exemple, il faut aussi faire confiance aux disquaires : nous n’en avons pas commandé un seul. Si des collectionneurs se pointent chez nous, ce n’est pas difficile de leur expliquer que ce n’est pas notre créneau musical. Donc, il y a des choses à faire évoluer et une meilleure collaboration du Calif avec les disquaires tout au long de l’année et non à cette unique occasion est réellement souhaitée. Mais faire son grincheux et rejeter l’évènement au bout de 3 années sans lui donner le temps de corriger des erreurs de tir, ça n’apporte pas grand chose, à mon avis.

  10. Bester Auteur de l’article

    Je vais tout de même me permettre de préciser trois choses sur ce papier, histoire qu’on ne me fasse pas passer pour l’aigri de service, à force de lire mon papier en diagonale pour n’en retenir que les saloperies :

    1. Il me semble, et c’est une banalité de le dire mais bon, que le Disquaire Day c’est un peu comme la journée de la femme, à savoir qu’il est tout de même un peu triste de se dire que les disquaires, c’est une fois par an. L’idéal serait finalement d’y aller tout le reste de l’année, sauf ce jour.
    2. Ce que je ne dis pas, mais qui est vrai, c’est que dans le catalogue proposé par le CALIF, les disquaires ont encore le droit de commander ce qu’ils veulent, et donc de refuser toutes les saloperies de Sheila, Johnny & co.
    3. Enfin, on m’a fait remarquer que le CALIF ne faisait que centraliser les références proposées, et n’était donc pas responsable des choix de disques « exclusifs ». Ca n’enlève tout de même rien au fait que face à la dérive de l’idée de base, ils pourraient tout de même faire le forcing pour que l’événement reste indépendant.

    Je rajouterai que la saillie ne vise en aucun cas les disquaires, l’objectif de ce papier étant d’expliquer comment se passe vraiment l’organisation du Disquaire Day, avec des doubles discours, d’une part du CALIF, et de l’autre de certains labels (major et indie) qui travestissent ou truquent le truc (sic).

  11. SB

    Disquaire Day j’ai longtemps cru que c’était le nom du disquaire en bas de chez moi, en fait c’est juste que la bannière est posé à l’année. Bon, j’ai déjà raconté cette anecdote.

    1. Guy Déborde

      Mais elle méritait d’être rappelée.
      Je poke.

      Guitou

      Ps: quid des bouchers et autres primeurs? Question de transparence envers la grande famille des petits commerces.

      1. SB

        Je crains de n’avoir épuisé toutes mes cartouches, c’était la seule anecdote que je disposais quand aux petits commerces, et voilà, je l’ai raconté, je me sens vide, triste maintenant. J’attends un peu honteux la prochaine occasion de la replacer. Ce qui ne saurait manquer je pense.

  12. AVA

    On parle beaucoup dans cet article de « ce que le disquaire indé n’apprécie pas », mais par contre aucune mention du fait que plusieurs d’entre eux vendent sans scrupule des références du Disquaire Day à des prix nettement au-dessus de ceux proposés à la base… ce qui décourage nettement.

  13. François

    Je ne comprends pas pourquoi on s’obstine à cracher sur le Calif !
    Tacler une association qui se démène pour aider les disquaires à continuer d’exister, uniquement parce que certaines des refs qu’ils proposent pour le DDay sont à chier et/ou sont sorties par des majors, ça n’a aucune espèce d’intérêt. Pour information, des disquaires comme Ground Zero n’auraient jamais vu le jour sans le Calif.
    C’est vrai que si on se base sur les propos de quelqu’un comme Larry Debay, ça n’aide pas à y voir clair…

  14. maxime

    Un album que les disquaires commencent à boycotter. Selon le disquaire day, il y avait une exclu et on le trouve sur Amazon !! Donc pas cool pour les disquaires indépendants

  15. brice

    Mais les artistes indépendants, eux! Ils doivent aussi sûrement y gagner quelque chose!.. Non? Dommage qu’il n’y ait pas un petit exposé du point de vue des artistes… :s

  16. SST

    Puisque chacun y va de son avis. Le disquaire day est une bonne chose pour les disquaires et par conséquent pour les labels indépendants parce qu’une bonne partie des disques se vendent directement en magasin. Le problème est qu’on met très peu en avant ces labels indépendants. Peut être devrait-on s’entendre avant tout sur cette définition non ? Bref, on met donc en avant les disquaires et c’est tant mieux mais un jour dans l’année avec un public qui se déplace sans doute en majorité pour des éditions limitées pressées par des labels « indépendants » ou non. La notion du prix excessif est le problème du « consommateur », si il veut mettre 3 fois le prix pour un « colored-vinyl » c’est son choix, sa bêtise ou sa passion. Ce qui est gênant, en dehors des boutiques éphémères, c’est que la majorité de ces disques disponibles pour le DD ne sont pas des références de labels indés-indés. Qui peut se permettre de sortir un pressage limité en plus de son planning, qui peut prendre le risque de voir ce disque ne pas se vendre ? Ceux qui ont les moyens, les groupes qui buzz, etc. mais est-ce que ce sont eux les indés qui nous concernent ? Pas forcément, les « petits » labels sont quelque part exclus de cette journée car les tirages spéciaux sont mis en avant (ce qui est normal de la part des disquaires) et le reste alors ? Alors oui, certains font leur visite annuelle a un disquaire, tombe sur un disque inconnu mais cela représente quel pourcentage ? Alors voila trouver un disque de Michel Sardou en « splach vinyl » n’est pas un mal mais qu’on utilise les bons termes et qu’on axe peut être aussi cette journée sur la découverte plus générale d’une adresse ou d’une couleur.

  17. blazu

    Ce qui me dégoûte un peu dans ce RSD/DD, c’est cette façon de focaliser l’événement sur les éditions limitées, les trucs collectors etc. qui au final en font une journée moins pour les amoureux de musique que pour les collectionneurs qui veulent avoir toutes les versions d’un même album ou pour les malins qui vont refourguer le truc 10 fois son prix dès le lendemain sur ebay.

    Si le Disquaire Day pouvait être une journée où on pouvait acheter des disques sans que ça nous coûte un bras, ça serait déjà un truc un peu plus intéressant. Quand je vois qu’un pote américain a acheté en import chez une petite distro indépendante le dernier Matt Elliott (sorti sur un label français) et que ça a lui coûté largement moins cher que ça m’aurait coûté de le prendre en direct, ça me fait un peu mal au cul.