VULFPECK, ce n’est ni une marque de céréales super caloriques ni une gamme de désodorisant hyper chimique. VULFPECK, c’est juste un schleu essayant de prononcer « wolf pack ».

La première énigme résolue, il faut avouer que l’on n’en sait pas des masses sur les VULFPECK. À part d’être convaincu que leur musique est géniale, qu’ils sont totalement absents de la presse musicale française et que ces quatre gonzes complètement débraillés s’enregistrent live dans leur cuisine ou leur salon en jouant comme les premiers de la classe du conservatoire. Et parce qu’on est complètement passé à côté de leur « Thrill of the Arts » sorti l’année dernière, ça méritait bien une petite séance de rattrapage.

Connexion transatlantique avec Jack Stratton (pianiste et producteur) que l’on tire à moitié du lit pour nous résumer l’affaire : « À la base on était tous de la même université dans le Michigan, et on a eu l’idée de former une session rythmique comme à l’âge d’or des enregistrements Motown. Mais la blague c’est qu’on serait la version allemande de ça, je pense notamment au producteur Reinhold Mack qui est un type super intéressant… ».

Il n’y a qu’à regarder le nombre ahurissant de vidéos postées sur leur chaîne Youtube pour comprendre que ces gars jouent comme des monstres et sont aussi mal fringués que Mac DeMarco. Mais quel son ! « On ne vit pas en collectif, la plupart des vidéos que l’on a faîte c’est chez un pote dans le Michigan, on a depuis déménagé à L.A. Mon job en tant qu’ingénieur du son, c’est de faire sonner ces pièces avec très peu de moyens, comme si ça avait été produit dans de gros studios. »

Leur album est un condensé de groove pur jus aux influences Stax et Motown qui contraste avec des mélodies pop lorgnant sur le premier MGMT, voire même General Elektriks. « On a pas mal d’influences, comme ce producteur de la Nouvelle-Orléans, Wardell Quezergue, qui a notamment enregistré le titre Mr. Big Stuff, ou les mix de Chic pour les clubs, encore plus agressifs et puissants que leurs albums ». Sur quelques titres dont Funky Duck ou 1612, ils pousse le vice jusqu’à inviter à chanter Antwaun Stanley, orthophoniste de l’un des membres du groupe, et quelle claque ! Ce black chante comme s’il avait biberonné Otis Redding et James Brown au berceau. Prochain album prévu pour la fin d’année.

https://vulfpeck.bandcamp.com/

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