Le bunker mondial imposé par le confinement a finalement du bon : il permet d’étonnantes sessions de rattrapages pour tous ces albums à côté desquels on était passé, et notamment le premier des Parisiens de Polycool, version psycho-aérienne digne d’un Daniel Balavoine sans hélicoptère.

Dans la foulée de “Lemon lord”, et pour tromper l’ennui, ces jeunes gens ont pressé l’agrume pour aboutir au petit sommet qu’est The lemon tape, une expérience de 20 minutes compilant archives personnelles, souvenirs en VHS et lost tracks du monde d’avant, quand l’on pouvait encore sortir. Le tout s’écoute désormais ci-dessus, sous le saint patronage du “Dieu citron”. Ne nous demandez pas d’où vient cette passion pour cet objet acide, mais l’ensemble s’écoute sans grimacer, et avec de vrais beaux moments de poésie low-fi.

Quant à l’album paru en novembre dernier, il s’écoute juste en dessous, avec plaisir. Comme quoi, se méfier du nom d’un groupe est parfois une erreur. Y’a que les citrons qui changent pas d’avis.

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