Lorsque l’arnaque devient trop pressante et oppressante, le parti pris réactionnaire a la valeur d’un puissant vaccin. Subjectivité habile et objectivité éclairée se mêlent jusqu’à faire ressortir le détail qui tue, et libèrent le lecteur d’un tas de questionnements nauséabonds et inutiles. Sur les traces des Breton de Londres, les Popopopops, purs produits de l’industrie musicale française, démontrent en un EP toute l’inutilité de leur existence.

Prendre le contre-courant de la hype en publiant coup sur coup deux articles cinglants et franchement négatifs sur le groupe londonien Breton, était clairement ce que l’on attendait de Gonzaï. C’est fait. L’honneur est sauf. Le cas Breton étant définitivement plié, parlons dorénavant des Popopopops. Rien à voir, me direz-vous, si l’on s’en tient à la distance qui les sépare géographiquement. Un bout de Manche, de Rennes à London. Sauf que si l’on y regarde de plus près, les deux sont sortis au forceps de la manche froissée et usée de l’industrie musicale. Le style musical intello-garage confus des uns, qui ne vaut pas mieux que la diarrhée pop FM des autres.

Pourtant, moi qui suis breton, je devrais être fier de l’arrivée en fanfare d’un petit groupe tout neuf sorti tout droit de ma chère forêt de Brocéliande. Des hérissons plein les poches, s’agitant et vociférant tels de jeunes Korrigans bourrés au Chouchen. Mais quand on leur pince le nez, c’est bien encore du lait Ribot qui en coule, au goutte à goutte, sur leur duvet un brin follet d’ados bien élevés. Les quatre étudiants ont été repérés par papy Jean-Louis Brossard, saint programmateur des Transmusicales, qui les fait jouer dans son festival en 2008 en échange d’une tranche de Savane. Exploités dès le début par un jeune manager aux dents longues, Ismaël Lefeuvre, et Bernard Batzen, producteur de spectacles, les jeune pops’ répètent, composent et tournent inlassablement. En parallèle, on leur suggère doucettement de ne pas privilégier leurs études. Ils obéissent au doigt et à l’œil à leurs mentors, et semblent pour le coup ne jamais vraiment s’amuser. Leur palmarès s’est bien enrichi du prix CQFD des Inrocks. Leur public est constitué à 60 % de jeunes groupies de 13 à 17 ans. L’objectif est de réussir coûte que coûte, stats à l’appui, la grande mécanique du succès est lancée. Du coup les dates s’enchaînent, en France et à l’étranger, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Arrive 2012 et le premier EP « A Quick Remedy » sort, sans surprise, tout était bien programmé. Et le résultat est bien là : du groove aseptisé de My Mind is Old et de R’n’R, aux riffs inodores de Color, cette musique naïve et creuse n’apporte rien. L’industrie musicale tente encore de passer en force avec un groupe qui n’aurait jamais dû dépasser le stade du bon bœuf entre potes. Un gâchis total en forme d’arnaque.
Comme par hasard, Popopopops était le 5 avril en première partie de Breton au Point Ephémère. Certains y étaient, d’autres ont préféré la soirée galette œuf-andouille de Guéméné suivie de sa traditionnelle crêpe chocolat-vanille, le tout copieusement arrosé d’un bon cidre Loïc Raison. Attention à la pathétique courante, la même en moins fort que celle que vous aurez peut-être attrapée au concert. Et tandis que les pauvres ayant assisté à cette débandade sonore contemplent leurs bas souillés – il y en a toujours qui n’en font qu’à leur tête – les autres prennent définitivement le « A Quick Remedy » des Pops’ pour le plus puissant des laxatifs naturels. Chacun sa merde.

The Popopopopos // EP A Quick Remedy // Sortie en mai
http://www.myspace.com/thepopopopopsband

13 commentaires

  1. Ca semble si dramatique, le manager qui a les dents longues, les études arrêtées toussa toussa, ça me donne envie de chialer. Ils se font vraiment baiser. Et puis tu as raison, avec les gens qui sont derrière, aucun mérite, c’est plat, c’est prédimensionné, c’est « pop FM ». J’aime bien l’expression.

    C’est quoi le plus dégueulasse ? Tenter de dispenser un petit kit de prêt-à-penser en vomissant sur un groupe qui s’apprête à sortir son premier EP, avant même que quiconque ait pu l’écouter, ou essayer de le mettre à la poubelle en faisant passer pour une critique ce qui semble n’être qu’une lettre de la haine ?

    Après le beau bronze que tu viens de couler grâce à cette musique si laxative, n’oublies pas de te torcher le popotin avec cet alignement de mots, faudrait pas que tu chopes des hémorroïdes.

  2. Jolie réponse Lobster.

    Mais peut-être que le rédacteur de cet article ferait mieux de les rencontrer, et de rencontrer les gens qui ont aidé ce groupe à « percer ».. au lieu de débiter autant de clichés et de conneries.. Que le poulpe n’aime pas leur musique, ok, pourquoi pas bien sûr. Mais le reste, c’est ce qui fait que Gonzai passe de plus en plus pour un vague cousin de Minute.

  3. Oui totalement, nous sommes financés par le Front National et moi même je suis Louis Aliot, je fais des ratonnades le WE entre deux chroniques bien senties. Nan allez sans déconner les mecs, s’il fallait rencontrer tous les artistes médiocres qui sortent une musique insipide, faudrait arrêter de bosser et consacrer les 10 prochaines années rien qu’à ça.

  4. après deux critiques (le terme prend ici tout son sens c’est vrai) lues, j’ai pris la sage décision de ne surtout pas en consulter une troisième pour le bien de ma santé mentale et afin de ne pas devenir un grand blasé que vous êtes surement. ptr, eventuellement faire impr-écran et m’torcher avec. car avec l’article écrit sur BRETON, ( NB : vous remettez d’ailleurs le couvert dans lart sur Popopopops comme sils avaient pas assez pris dans leur tronche, comme si on avait pas compris votre point de point de vue -c’est nous prendre pour des cons et quand bien même les deux groupes n’ont absolument rien a voir) ..Bref. A l’instar d’un vieux gars dépassé par les possibilités qu’offrent le numérique etc vous fustigez les arrangements, references etc de ce groupe. Ici ce sont d’abord de vrais musiciens! ainsi que de grands vidéastes. Le choix des lieux, le rendu son voix-basses peut paraitre réalisé uniquement pour le côté Hype et rentrer dans le moule. mais la n’est pas la volonté du groupe, qui a au moins eu le mérite d’aller là ou il voulait aller et susciter les avis les plus divisés. et nullement besoin de rechercher quelconque reference qui faisait mieux dans le genre. evidemment yaura toujours moyen. pour ma part je trouve que les morceaux sont tous différents, s’enchainent bien, pas d’excès d’orgueil dans les arrangements, avec des boucles et mélodies simples et non moins efficaces. Dans ce tumulte de nouveaux electro-rock bands où l’on se perd gaiement, BRETON avec les maxis deja parus a quand même un son aisément reconnaissable. Les influences et le rendu brouillon sont assumés, pour le reste, je n’ai plus qu’à me convaincre si ce n’est pas deja fait de cette évidence, que la critique n’est que l’expression d’un avis, d’une personne aussi avertie soit-elle

  5. Yo ! Alors à peine je m’absente quelques jours et c’est une pluie de méchants comments qui s’abbat sur cette chronique !? Non mais … Franchemnt ça ne vaut pas le coup de s’étriper pour si peu de chose. Mon article est basé sur un doc qui est passé sur France 3 le 21 juin 2011: « Pop up the pops : Coup de projecteur sur cinq jeunes artistes qui forment « The Popopopops », un groupe émergeant, ayant le soutien de l’industrie musicale ». Le doc est à mourir de rire et ma chronique moqueuse plus que haineuse. Il y a beaucoup de vrai même si je caricature exprès la situation. Et je ne vois pas ce que Minute, le FN, la haine etc ont à voir la dedans, débouchez vous simplement les oreilles au cerumen et revenez nous voir après hein.

  6. bel article pour une belle vérité, j’en peux plus des groupes de brossard, je suppute que ce groupe sera chargé de la deco en décembre prochain (faut bien leur trouver une place)

  7. Avé Tentacule ! J »ai parcouru ta rubrique d’un derrière distrait .
    Or donc, selon toi il y aurait quelque chose à attendre de Gonzai outre le self-paluchage laborieux de scribouillards hydrocéphales ?
    Voyons cela ..
     » Moi qui suis breton . » (et donc franco de Porc je suppose.. ) nous est inévitablement servi avec son barattage d expert celtico-éthylique-, son nombrilisme brut de pomme et sa mauvaise tumeur régionaliste ….Moi qui suis , moi qui sait , moué moué moué !
    Toi , donc ..un.Calmar mal breizhé peut-être, et de surcroit atteint de dysenterie morale , (Arretez le cumul ) qui déverse un tsunami fécal sur 2 groupes qui tiens! tiens ! ,jouèrent aux Transmusicales , ton festival breton préféré , je présume . ..Mais dis moi est-ce à force de t’investiguer secrètement le fondement à l’aide d un biniou que tu retiens à grand peine tes émissions nauséabondes.? Profiter lâchement de la médiocrité documentaire d’un vieux 52mn , réalisé par un breton peu inspiré , pour transformer les Popopopops en agneaux décervelés , sous hypnose et en proie a des vautours de l’industrie musicale, en dit long sur la nature de tes fantasmes et tes méthodes de
    documentation .
    hé Poulpe fiction , retourne patauger dans ton élément de prédilection , espèce de vilain mollusque coprophage , ton auto-suffisance te servira de bouée 🙂
    On avait compris que tu en as dans les yeux et dans les oreilles .. il ne te reste donc plus qu à ouvrir la bouche et prendre ton Intestin en main…
    allez une cuillerée pour papa …une pour ..

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