En cercle, têtes baissées, comme une équipe de foot US mais avec du bide, les Bewitched Hands se concertent avant leur interview pour Gonzaï.  « Bon. T’as compris Benjamin ? Tu fais gaffe. Nan mais tu fais gaffe, hein ! ». Visiblement, leur fine équipe a déjà marqué chez nous. Ils sont six, avec une stratégie. Je suis seul et l’attaché de presse m’épie. Analyse du jeu de ceux d’en face : nouvel essai.

J’ai trente minutes avec The Bewitched Hands pour comprendre comment on fabrique du flubber folk pour ado. Malgré le courant de leur franglais, j’ai pas tout compris de leur premier album Birds & Drums. Le chant des sympathiques piafs rémois se mélange trop avec le tintamarre de leurs – tout de même – six instruments. Abus de boucan pour de la folk, et surplus d’innocence pour du rock indé, les Bewitch’ sont excessivement comparés au croisement d’Arcade Fire et des Beach Boys. Ovationnés par la presse, affichés par Jean-Claude Decaux dans tout l’underground parisien, les Hands font main basse sur les compliments : pourquoi ? Dès mon arrivée, c’est une atmosphère incompatible à la confession qui commence à embaumer. « Ah mais c’est Gonzaï ?! Merde ». Bien messieurs. Nous ferons donc une interview de merde alors. Mais bon. Ils ont l’air marrants. C’est parti, on the top of their head.

(c) Mélanie Elbaz

Bonjour à tous. Alors, est-ce que vous connaissez Gonzaï ?

– Deux oui.
– Deux non.

Comment ?

Antonin : Bah j’ai vu sur le net. Dans les détails je ne saurais pas, mais j’ai vu sur le net. (Rire discret. Après consultation des archives, je note que les Bewitched Hands ont été mentionnés au moins trois fois sur le site. D’abord qualifiés « de tr*** du c** », puis de “musique aussi dégoulinante et puante qu’un frometon cramoisi”, les Bewitched avaient animé l’esprit taquin de la rédaction.)

Vous pouvez me parler de l’album ?

Antonin : Ouh là. À froid comme ça ? C’est un album qui s’est fait un peu sur les trois ans d’existence du groupe. On l’a fait à la campagne dans nos propres studios. On a privilégié le côté « do it yourself », tu vois ? À pouvoir venir quand on voulait, plutôt que d’avoir les contraintes du temps en studio pro.

Oui, vous avez composé dans les Vosges ?

Antonin, un tantinet titillé : Non, enfin, on a fait des sessions pendant douze jours dans les Vosges. Tu viens des Vosges ? (Rire jaune. Oui je viens des Vosges). On a monté un studio dans une grange, c’était complètement isolé. Là-bas on a enregistré une partie de l’album.

Puis le reste dans une cabane de chantier ?

Antonin : Ouais voilà. Deux Algeco d’ouvriers.
Benjamin : C’est notre studio à Reims.
Nicolas : Attention, ça a été adapté avec des cabines d’enregistrement, c’est vachement propre. On n’enregistre pas dans un chantier entre deux grues, quoi. C’est chez des gens qui ont un terrain où on a mis ça.

C’est marrant d’aller enregistrer à moitié à la campagne et de faire finaliser le projet par Yuksek, la star de l’électronique rémoise.

Antonin : Oui mais nous on l’a connu, c’était pas du tout la star de l’électronique rémoise. C’est juste qu’on le connaissait depuis longtemps, c’est tout. C’est un copain de Reims. On n’allait pas faire les snobs en refusant de travailler avec lui. (Rire du groupe)
Sébastien : Il a une oreille extérieure au projet, tu vois…
Antonin : Et puis Bewitch’ a commencé à décollé avec la reprise de Tonight qu’on a faite avec lui, tu vois. On a voulu garder la manière de travailler qu’on avait avec lui.

The Bewitch, c’est d’abord un groupe de live ?

Antonin : Oui, c’est d’abord des concerts, des bars, des trucs…

C’est votre travail de live qui a fait que Sony vous a signé ?

Antonin : Oh la la la la le grand écart ! Il y a trois ans entre le début des concerts et Sony.
Baptiste : C’est pas Sony qui passe devant la cabane de chantier, qui voit de la lumière, rentre et dit « salut, je trouve ca pas mal… » (Rire du collectif. Je me joins à l’hilarité parce que celle-ci n’est pas mal.)

Bon. Encore un grand écart : aujourd’hui les Inrocks écrivent que vous êtes l’un des meilleurs groupes de France (ou tout court). Ça fout pas un peu le vertige ?

Antonin : Je ne sais pas. Ils nous aiment bien les Inrocks (je n’ai pas osé demander pourquoi). Donc voilà après, quand t’aimes bien quelqu’un tu dis « ouais c’est génial ». C’est des compliments, voilà. Ça fait plaisir. C’est comme quand on nous dit « vous êtes le pire groupe », on se dit « c’est qu’ils ne nous aiment pas ».
Nicolas : C’est un super compliment, mais ça fait pas tourner la tête.

Ce que vous faites c’est du folk branché ?

Baptiste : Ouais c’est vrai on se branche aux amplis.
Antonin : Bah au début, le groupe a été un groupe de bar, assez typé 70’, folk psyché. En fait on n’est pas si folk. Il y a beaucoup de trucs rock inde, noisy.

Question de merde, passons. Vous pensez que c’est important d’avoir une conscience politique, écologiste, d’être engagé ?

Sébastien : Pas pour notre musique. C’est pas ce qu’on met dans nos textes en tout cas.
Antonin : On a fait le groupe parce qu’on est potes et qu’on a envie de faire de la musique.

Bon, on peut dire que vous êtes un jeune groupe. Mais si vous le voulez bien, on va continuer en interview « vieux de la vieille ». C’est à dire que je vais poser les questions que je poserais à un groupe vieux de quarante ans. On y va ?

(Amusement général. La pupille de Marianne scintille. Lassé de mes routinières questions de politesse, le groupe va se prêter au jeu avec un enthousiasme mesuré qui trompera le temps d’un instant la monotonie de cette matinée promotionnelle)

Le groupe : OK.

Aujourd’hui, vous souhaiteriez influencer qui ?

Antonin : Ariel Pink.
Baptiste : Pas mieux.
Antonin : Daniel Johnston.
Nicolas : Annie Cordy.
Antonin : Ah c’est pas con ça.

Votre plus grande fierté ?

Baptiste : Qu’on soit le nouvel hymne national français.
Nicolas : D’avoir ressuscité le marché du disque.

Vous ne vous êtes jamais engueulés ?

Antonin : Jamais
Nicolas : Une fois on s’est foutu sur la gueule, mais on ne s’est jamais engueulé.

Est-ce que vous avez un secret commun ?

Antonin : Fuites urinaires. (J’interviens pour leur expliquer qu’il ne faut pas qu’ils s’imaginent vieux, mais répondent en tant que jeune groupe à des questions de vieux)
Antonin : Ah d’accord.  Alors la bière.
Sébastien : La bière.
Baptiste : La bière.
Nicolas : De toute façon je lâcherai rien.

(c) Mélanie Elbaz

Quand l’aventure sera finie, qu’est ce que vous souhaitez qu’on dise de vous ?

Antonin : On a eu des groupes avant, on en aura après Bewitch’. Ce n’est pas comme les gars qui ont fait un gros tube, qui émergent d’un coup et puis qui font 10 ans de dépression parce que plus rien. Nous on faisait de la musique avant, on en fera après. 

Vous avez galéré ?

Nicolas : Dans ce groupe-là, surtout pas.
Antonin : Depuis que ce groupe existe, jamais.
Sébastien : C’est le truc qu’on a pris le plus à la rigolade et qui a le mieux marché. On avait tous des projets à côté sur lesquels on comptait plus, et on ne pensait pas que c’était avec The Bewitched que ça allait prendre. J’ai même entendu des gens me dire : un groupe à sept ça va jamais marcher (l’ancienne formation comprenait plus de musiciens).
Antonin : Ça veut dire qu’on s’amuse tous ensemble, quoi.

Ça a été déterminant dans votre carrière de passer dans les CQFD (Ceux Qu’il Faut Découvrir) et donc dans Air, le magazine de Mac Do ?

Benjamin : Oui, mais à l’époque où on l’a fait ce n’était pas sponsorisé par Mac Do.
Antonin : Nan en fait c’est quelqu’un qui nous a inscrit dans les CQFD. Nous au départ on était genre « putain les tremplins ça craint », et on a gagné le truc. Et puis il y a plein de trucs cools qui nous sont arrivé finalement suite à ça : on est allé en Angleterre, on a eu une visibilité… Mais on n’est pas un groupe à tremplin à la base. On n’en a pas fait 5000, on en a fait 5 et on les a tous gagné. (rire de Nicolas). Quoi c’est pas vrai ?
Nicolas : Si si.

Vous voulez penser quoi de Bewitched, quand ca sera fini ?

Sébastien : On n’est pas dans cette optique-là.
Nicolas : J’ai envie que ça dure.
Antonin : Si ça s’arrête là, je trouve que le disque est cool.

Plein de projets ?

Antonin : Tournée, plein de morceaux, réenregistrer des choses.

Et puis on coupe le magnéto puisque c’est la fin des blagues. Il y a du boulot au chantier. Enfin en cabane. Vient l’heure de s’effacer face aux dates. Sacrée tournée entre l’Ubu de Rennes et le Cargo de Nuit à Arles, et j’en passe. Au passage, mention spéciale pour la pochette de l’album. Parce que pour l’EP de Sea, on sentait le gros coup de main des Hot Chip, n’est-ce pas ?

The Bewitched Hands // Birds and Drums // Jive
http://www.myspace.com/handsbewitched

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32 commentaires

  1. Y a pas pire dans une interview … Quand les mecs se foutent de ta gueule alors qu’ils n’ont manifestement rien à dire, se croient arrivés. Tu poses des questions et le néant s’impose, des grands moments de solitudes, tu te rends compte que les gars qui ont fait cet album que tu aimes ont un QI d’huître, de vrais branlotins … ça tue !

  2. je n’ai pas écouté ( et du coup je ne vais pas le faire) mais c’est le non propos absolu, ces mecs seraient boulangers ou jeunes chefs de projets ce serait idem…
    en fait ça me fait un peu froid dans le dos

  3. Mais si cette musique a du sens ! Je la vois bien dans les sitcom débiles des chaînes pour gosses. Des branlotins s’adressant à des branlotins … y a du pognon à se faire … pas si con comme idée !

  4. Honnêtement, je trouve que leur frivolité leur rend hommage, ils expliquent bien que c’est le projet qu’ils prenaient le plus à la légère qui a le mieux marché et qu’ils s’amusent quand ils font ça. Après si ils peuvent en vivre et faire des trucs intéressants à côté (comme le bassiste d’Alb), je vois pas ce qui a de mal. Par contre le fait que les Inrocks estiment que c’est ce qui fait de mieux en musique alors que les lecteurs de Gonzaï dont je suis estiment que c’est la plus grosse daube qu’on ait jamais entendu, où est le problème? Les camps sont clairement identifiés, nous sommes comme des énantiomères et on va pas se prendre la tête à faire ami/ami parce qu’y a une couv sur Lynch et que c’est cool.

  5. Et puis des mecs qui commencent leur chanson par” Life is so cool…bla bla bla” et te servent du “broken heart” à toutes les sauces, c’est un peu comme si Katerine essayait d’écrire des paroles à ses chansons, c’est un peu ton pays c’est Auschwitz version hippie, ça donne envie de tourner des films pornos à la Défense quoi.

  6. Bon bah au moins on regrette pas d’avoir donné un créneau promo à Gonzai, ya toujours de l’action, même si je vous trouve beaucoup plus faciles et simplistes sur ce coup qu’avec Arnaud Fleurent-Didier par exemple.
    Et surtout, très important pour ce genre d’article visant principalement à faire passer les gens pour des simplets : etre DROLE. Avoir de l’ESPRIT. Là, bof vraiment….

  7. pour défendre la boutique je dirai simplement qu’il n’y pas de mauvaises questions, que des mauvaises réponses.
    Rien n’oblige un groupe à répondre et lorsqu’il choisit de la faire il peu le faire avec humour, intelligence… ils apparaissent simplets peut être parce que leurs réponses le sont ou sinon tu considères que le journaliste falsifie leurs propos …
    pose la question bateau de ses projets à venir,je ne sais pas au hasard, à un papy comme john cale, il te parlera pendant cinq minutes de son nouvel album , d’une expo , d’un bouquin, d’une direction qu’il veut prendre… En gros un propos d’artiste , là on en est très loin.

  8. ouais ouais…c’est marrant ça, on part avec des apriori, on pose des questions dignes du plus minable FAQ, on “angle” bien le séquencage des réponses façon baillements, on récolte ce qu’on avait semé et après on me dit que John Cale aurait répondu favorablement à la même attitude? Mon petit chat, John Cale t’aurait remercié en un regard si tu étais arrivé à lui avec autant d’irrespect et de désinvolture.
    Quant à leurs réponses, les mêmes venant d’un artiste que vous chérissez seraient excusées par “il est fatigué, trop de promo, il est rock’n’roll, si touchant et maladroit, si indie etc”.
    Bref la prochaine fois je demanderais la qualité Bester, au moins yaura du rentrage dans le lard cash et tranché, et on ne s’endormira pas avant la moitié de la lecture.

  9. Cher “Phunk”,

    merci de me citer en référence, mais je vous trouve bien dur dans l’après lecture, vis à vis des sempiternelles questions qu’on lit ici et là sur ce type d’artiste/interview:

    – “Et combien de temps le disque a-t-il pris pour être enregistré?”

    – “Ca vous fait quoi d’être la nouvelle coqueluche des médias”?

    – “Vous, en trois mots, ce serait…”

    Je pense qu’on est loin, à la lecture de cette rencontre.
    Qui plus est: j’ai ri. Ce qui est le critère fondamental, selon pour moi, pour la diffusion d’un papier.

  10. De deux choses l’une : ou bien mon papier est plat, ce qui m’étonnerait quand même un peu, ou bien la musique des Bewitched n’est pas plate, ce qui m’étonnerait quand même beaucoup.

    Irrespectueux, pas marrant… Bon, toute critique est bonne à prendre, mais c’est quoi « de L’ESPRIT » Phunk ? Et puis les angles arrondis ne valent pas mieux pour vous qu’un article qui rentre dans le lard tranché ?

    Moi non plus je ne regrette pas ce créneau que vous m’avez accordé. Les gars du groupe sont agréables et courtois. Alors que pour vous ça ressemblait plutôt à une petite boulette en vue de l’équipe de surveillance dont j’ai été gratifié durant notre entretien, me trompe-je ?

    Et puis, qui condamne quelle réponse ?
    Cordialement,

  11. mon petit chat je connais john cale, j’ai bossé avec lui donc je sais un tant soit peu de quoi je parle.Bien sûr je n’étais là pour l’interview …mais bordel il faut reconnaitre qu’ils ont donnés des réponses affligeantes de conformisme
    franchement je n’ai rien contre ce groupe, j’ai juste l’impression à la lecture que ça aurait été un autre groupe qui aurait répondu ça aurait été la même chose
    j’ai l’impression que l’on tape dans un arbre et qu’il y en a des milliers qui vont tomber

  12. De l’esprit? Je sais pas, Talleyrand, Manoeuvre dans son genre, Lagerfeld avant 2007, Bester parfois, les comments sur le web souvent, Cyril 2 Real chez Brain, Montherlant, Quentin Dupieux en intw, Perry Farrell, Kim Fowley, Laure Adler…et je maintiens que des questions comme “Quand l’aventure sera finie, qu’est ce que vous souhaitez qu’on dise de vous ?”, “Vous pouvez me parler de l’album ?”, “Vous avez composé dans les Vosges?”, “Ça a été déterminant dans votre carrière de passer dans les CQFD (Ceux Qu’il Faut Découvrir) et donc dans Air, le magazine de Mac Do ?” etc etc
    1/ ne declenchent pas un vif interet,
    2/ n’auraient pas été posées à qqn qu’on veut mettre en valeur et
    3/ encore moins à John Cale.
    Enfin tout ceci n’est pas grave, passons.

  13. Le papier qui sert à rien…toutes ces questions creuses qui n’amènent à rien.
    Mieux vaud écouter l’album!!
    Et quel est l’interet d’aller interviewer des gens qu’on a visiblement envie de saquer dès le départ (cf les petites remarques et commentaires subtiles tout au long de l’itv)…on s’en fout nan??
    Cet l’album est vraiment cool, bcp plus interessant que le prose frustrée d’un journaliste
    Bastien on dirait que t’as du temps à perdre….
    Fais nous signe qd t’auras interviewé John Cale!!

  14. Risette, “cet album est vraiment cool” : on est dedans, on est dans la subjectivité qui embrasse le dasein le plus plas, bienvenue chez Gonzaï.

  15. Moi j’en ai marre des groupes qui se la jouent ‘cool’ en répondant systématiquement à côté aux questions des journalistes, genre “on se prend pas au sérieux, on dit des conneries et on cite Annie Cordy”
    Est-ce qu’il faut forcément faire croire à tout le monde qu’on prend les choses à la légère et qu’on ne fait que “s’amuser”? C’est lourd à la fin.
    J’ai vu aussi le take-away show de la Blogo avec eux; l’image est chouette, la chanson est chiante: y’en a marre du lo-fi à tout bout de champ(agne), du “j’enregistre dans une cabane en tôle ondulée parce que c’est authentique”
    C’est bon les gars, Herman Düne c’était y’a 10 ans quoi…

  16. J’aime beaucoup Gonzai, je n’aime pas ces mauvais groupes français, genre eux et tout le toutim, leur accent français, leur musique facile, les Inrocks (écoutez le CQFD de cette année, de la grosse merde). Mais cher Bastien pourquoi tu as perdu du temps avec eux ???

  17. Perso je m’en cogne de ce que répondent les artistes en interview, l’important c’est qu’ils claquent de bonnes chansons. Et c’est le cas des Bewitched Hands. Remballez donc votre snobisme ridicule, vous n’avez rien à dire ça se voit à des kilomètres. Sur ce adieu Gonzaï, je ne perdrai pas mon temps à lire un article de plus.

  18. Par contre, on peut quand même constater que le gagnant CQFD de cette année est Young Michelin, groupe largement défendu par Gonzaï. On peut quand même trouver des terrains d’entente… (sans moi d’ailleurs, je préfère 10 fois un groupe comme Nickel Pressing beaucoup plus audacieux et expérimental et qui n’a jamais pris la décision d’imiter qui que ce soit).

  19. “des Vosges” ?.
    Gosh…
    En ai-je eu vent ? M’en rappelle pas. Et pourtant…
    L’album : courageux, inventif, bien produit.
    Que demander de plus ?

  20. Et, commencer l’article en rappelant tout fierot qu’ils ont auparavant été qualifiés de trous de cul, puis désignés comme faisant “une musique aussi dégoulinante et puante qu’un frometon cramoisi”, ça ne justifie pas un tout petit peu qu’ils se méfient avant de commencer? ça n’annonce pas un rencontre avec un support intelligent, en tous cas…

  21. Un papier de type “Ariel Wizman” sur un projet qui vole pas très haut et qui fait de la musique pop pré-machée.

    J’aime pas les Inrocks,j’ai pas d’avis particulier sur Gonzaï ils peuvent parfois écrire de la merde et parfois des trucs marrants, mais là c’est juste une “boule de néant”. Rien dans le papier, rien dans le groupe.

    On sent une frustration de bile qui n’a même pas été desservis jusqu’au bout dans les pics de l’écriveur, et on lit le dialogue le plus inintéressant du monde d’un groupe sur la défensive qui ne veut rien lâcher et qu’on essaye de faire passer pour des cons finis.

    En gros un groupe qui ne dit rien et qui sait que même si il s’exprime pleinement on lui chiera dessus, et un “journaliste” qui n’ose pas aller à fond qui retranscrit le le dessous de zéro sans rendre son papier aussi jouissif qu’il voudrait mais en balançant des pics tout aussi rasoir.

    Rien que d’écrire tout ça, ça me fait chier.

  22. Ce que je vois là, c’est un groupe qui sait évaluer Gonzaï à sa juste valeur.
    Je les comprends bien. Ce n’est jamais agréable de se retrouver en face d’un peigne-cul.

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