Salariés, mère de famille, toxicomanes, vous n’avez pas le temps d’écouter toute l’actualité musicale mais souhaitez briller dans les diners en ville? Telex Review, une chronique hebdo certainement faite pour vous. Parce que c’est pas parce qu’on n’a pas le temps d’écouter des disques qu’on n’a pas le droit d’en parler.

La crise de l’industrie musicale a beau chanter ses louanges, le facteur passe pourtant tous les matins au bureau Gonzaï. Certains ne méritent pas une chronique, d’autres pas forcément de passer à la trappe. Plutôt que de les ranger directement au placard, Telex Review les fait sécher sur la grande corde à linge de l’esprit critique. Revue de disques de la semaine par les troupes Gonzaï, passage à tabac express des artistes à rouler.

John Mac Pudead, avec un nom pareil, s’y connait bien en patronyme anglo-saxon. Le nouveau disque d’Helmet? Sortez les casques :

Helmet « Seeing Eye Dog »: Un dobberman changé en caniche c’est Page Hamilton qui passe de Betty à Seeing Eye Dog. Pas grand chose à sauver du naufrage à part In Person et pas grand chose à faire sinon pleurer sur le champignon atomique de Meantime

Serlach s’emporte sur le nouvel idiot du village, tout prêt à pisser dans les toilettes en or :

Philippe Katerine « Philippe Katerine »: Ecouté / entendu / zappé. Waouh un artiste à part entière (sans ironie aucune). Hormis le prix de la pochette d’album de l’année, le petit dernier de Philippe Katerine est quand même bien barré dans le régressif au stade anal et le Bézu conceptuel matiné de bonnes instrumentations. Si le but était de faire pisser l’auditeur dans sa culotte ou d’organiser un concours de lever de sourcils collectif c’est un chef d’œuvre. Il y a 50 ans cet homme aurait eu le privilège d’être sacré idiot du village. La meilleure des récompenses à ses yeux  ?

D’habitude impitoyable avec les dégénérés, Little Johnny Jet trouve une certaine grâce au nouveau Katerine… Etonnant, non?

Philippe Katerine « Philippe Katerine »: « Au fond qu’est ce que l’on veux, au fond qu’est ce que l’on cherche : des bisous!!! » Cette album à la puissance destructive d’un Metal Machine Music. Katerine baise a la fois sa maison de disque en prouvant que les D.A responsables n’existent pas; et son public en le faisant retomber dans les méandres du stade anal de nos 3 ans. Un album à ne mélanger sous aucun prétexte avec une quelconque drogue : sous risque de mourir d’un nervous breakdown forcené… Et le pire, c’est que la musique n’est pas mal. »

Grosse promo de rentrée sur les batteurs électriques. Non non, pas chez Darty, chez votre disquaire. Hilaire Picault picore et pérore sur des side-project foireux à peine sorti déjà oubliés :

Love Amongst Ruin « Love Amongst Ruin »: L’ancien Placebo n’étant plus remboursé par la CPAM, Steve n’Hewitt pas le ridicule en jouant les demi-mondaine émo-pop sur le premier album de Love Amongst Ruin. Le nom indique déjà son avenir musical.

Phil Selway « Familial »: Lassé de regarder pousser la nuque de Thom York, Phil Selway s’autorise désormais à lâcher des grosses caisses en solo. Folk à guitare -quelle originalité- et faux-filet de voix garanti sans matière grasse sur un album nommé Familial, on aurait préféré qu’il le reste, familial, ce disque.

Chez Agathe, c’est Halloween avant l’heure, petite descente de police en règle. Vos papiers!

Sleigh Bells « Treats »: Trick or Treat? Electro et putassier comme des petites aiguilles qu’on t’enfoncerait dans les genoux pour te faire danser… Tricky treat! Les instru de Derek Miller et d’Alexis Krauss te filent la migraine ? En attendant, tu danses… Pense à tous les culs-de-jatte qui rêveraient d’être à ta place !

8 commentaires

  1. The Secret Prostituites, album sec, court, véloce, trans, thaïlandais presque. « Publikasi Prostituti » 39 secondes pour te rappeler pourquoi t’écoutes du rock, meringue.

  2. The Secret Prostitutes, pas de coquille possible. Banal anal cock hardcore heroes make trouble with think-tank heteros full-minded of MGMT.

  3. En plus calme nouvel album de the Estranged  » The Subliminal Man » sur Dirtnap records et Sabotage records, ça envoie du Wipers meets the golden melancholic english wave 80’s. Et ça donne envie de continuer à s’habiller en noir tous les jours coute que coute moitié-heureux sifflotant moitié-désespéré grimacant. La voix est d’une sincérité rare. Grande glaçe.

  4. Navrée pour les commentateurs, ne faites pas attention à moi mais je pense que l’auteur saura pourquoi je me permets de lui laisser un commentaire de ce genre.

    J’ai lu votre texte. Dites-moi en matière de propos type café du commerce, votre article se pose là hein. Mais je ne doute pas que votre condescendance « torchons-serviettes » va trouver le moyen de m’expliquer que chez vous, évidemment, c’est justifié.

    Oui, je suis un tantinet rentre-dedans…
    Ca s’appelle un retour à l’envoyeur, je crois.

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