La magie d'internet : flâner sur Facebook pendant ses horaires de bureau, regarder sans conviction les vidéos postées par les uns et les autres et tomber sur un truc improbable

La magie d’internet : flâner sur Facebook pendant ses horaires de bureau, regarder sans conviction les vidéos postées par les uns et les autres et tomber sur un truc improbable. Un truc qui l’air de rien, entre la pause infusion fruits rouges de 10h et la pause colin de l’Alaska Picard de 13h, qui vient illuminer la journée. Ce jour là, la lumière est venue du clip The New Black de l’obscur projet Roll The Dice.  Le tout suivi d’une prise de conscience gênante : « Bon Dieu, le New Age n’est pas mort !»

Lecteur, je t’interdis de sourire. Je t’interdis même de penser : « Cette connasse va nous faire chier avec sa musique de droguée». Certes, tu es en droit de t’inquiéter : le New Age, ça craint. Mais il faut que tu saches que la musique New Age ne se borne pas à la compilation sponsorisée par TF1 que ta mère écoutait quand elle t’amenait à tes cours de tennis et sur laquelle se mêlaient harmonieusement chants mystiques indiens et cris de dauphins. Non. Le New Age, parfois, c’est beau (pour t’en convaincre jette une oreille à l’album The Serpent’s Egg de Dead Can Dance). Mais revenons à la vidéo de The New Black, mon illumination de 11h34.

Six minutes pour un plan séquence et demi dans une clairière enfumée, le tout filmé avec un rendu VHS usée. A priori, rien de révolutionnaire ni de très attrayant. Dès les premières secondes  l’architecture piano/synthé se révèle hypnotique, vrombissante, et l’univers nébuleux de Roll The Dice s’impose : doux, inquiétant et mélancolique à la fois.
Pour consacrer cette aura de mystère, pas grand monde ne semble s’être penché sur le projet et Google même ne semble pas loin de l’ignorer. En persévérant, on finit par tomber sur une page Myspace en friche : 7708 visites/ 203 amis/ 25 écoutes quotidiennes/ 13 commentaires. Pour le matraquage promotionnel, on repassera.

Derrière Roll The Dice se cachent deux suédois : Peder Mannerfelt et Malcolm Pardon. Le premier ayant participé au projet Fever Ray, le second produisant des musiques de film. Et c’est un fait, difficile de passer à côté de cette touche « B.O.F. de Stephen King », susceptible de trouver un écho chez n’importe qui ayant disposé d’un poste de télévision au cours des années 90. Difficile également de parler de ce disque sans évoquer la foule de clichés New Age associée. Par pudeur, je me retiendrai donc de digresser sur la lumineuse clarté de l’aurore boréale. Pourtant, dieu sait que parfois (aussi longtemps qu’il n’a pas été utilisé comme image de bureau Windows) le cliché peut être beau.

http://www.myspace.com/rollthedicesthlm

14 commentaires

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  2. C est dans ce but que le droit d’auteur d’auteur a été inventé et préconisé. Ceux qui revendiquent la propriété intellectuelle devraient aussi avoir la clairvoyance d’y prétendre. Ce faisant empêche ainsi l’utilisation abusive le plagiat et toute représentation erronée.
    Larissa Riquelme paraguay

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