Les raisons du décès, somme toute prévisible, sont encore inconnues. Désormais dans la même catégorie, ne reste plus que Jerry Lee Lewis.

Tutti Frutti, Long Tall Sally, Lucille, Good Golly Miss Molly… son nom était aussi célèbre que les chansons qui l’ont fait connaitre à une époque où Stones, Beatles & co n’étaient encore que des adolescents. Little Richard, l’homme dont le père disait  “qu’il avait tout gâché, qu’il n’était qu’une moitié de fils”, a finalement bien réussi sa vie. Il est devenu une icone bisexuelle de premier plan, l’architecte du wak’n’woll et accessoirement le détenteur du record de nombre de costumes abusés dans sa garde-robe (loin devant Pascal Nègre). Il s’est éteint comme un ampli ce 9 mai, à 87 balais.

Inutile de préciser que les pionniers comme Buddy Holly ou Elvis Presley lui doivent une fière chandelle, et que même Bowie – dixit – ne serait sans lui jamais devenu musicien. Pas plus, peut-être, que Hendrix qui a fait ses débuts dans son groupe. Après “Here’s Little Richard” en 1957, Richard Wayne Penniman fera une belle carrière avant de se faire gentiment bouffer par ceux qu’il avait inspiré, jusqu’à prendre la poussière comme feu Chuck Berry. On retiendra également le livre de Nik Cohn publié chez Allia, Awopbopaloobop Alopbamboom, sur cet âge d’or du rock. Et dans un registre plus inutile bien que croustillant, son cameo en 2008 dans Les feux de l’amour, dans son propre rôle. Le seul, finalement, qu’il aura joué toute sa vie.

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