Ok, voilà le topo, je reviens de vacances environ une semaine ou deux avant que Gonzaï n'en prenne officiellement. Premièrement, je ne savais pas qu'on y avait droit, deuxièmement, ce seront les seules que je pourrai prendre. Il n’empêche que je n'ai pas chômé, mes agneaux, car j'ai ainsi pu tester pour vous cette compilation qui sent l'été.

Visualisons ensemble la scène : vous quittez une métropole quelconque, votre lieu de boulot et de vie quotidienne en général, afin d’emprunter la « nationale 7 », l’ « autoroute du soleil » ou je ne sais quelle départementale qui, selon vous, représente l’été. Quel CD mettre dans l’autoradio sinon une compilation de raretés 60’s, en français, dans une veine freakbeat-bubblegum de bon aloi ? Rien d’autre, sinon ce papier n’aurait plus de raison d’être.

Parce qu’en plus d’avoir un nom mignon à croquer comme les boules de chewing-gum multicolores de votre enfance, La confiserie magique est avant tout un formidable travail archéologique de la part de Jean-Emmanuel Dubois, accessoirement ancien membre de Gonzaï mais surtout patron du label Martyrs of Pop.
Vingt-deux titres des années 60, dont certains ne sont pas datés précisément, venant de groupes français aux noms comme les Hamsters, Dan le Bouffon, les Rotomagus ou encore le Système Crapoutchik (avec un jeune premier du nom d’Alain Chamfort)… Sans crier au génie, la compilation est agréable à écouter dans sa globalité. On peut sourire sur certains titres (Lune de Miel, Lune de Confiture), vraiment les aimer (Dans Cinquante Ans d’Ici) ou être facilement agacé (Monsieur Cyber). Mention spéciale toutefois à Dee Duck, qui prend place dans mon top cinq des chansons les plus stupides de l’histoire de l’humanité.

À l’image des vacances, on ne peut décemment pas écouter cette compilation avec sérieux dans son intégralité. Pourtant, et bien que celle-ci révèle le côté guimauve qui se cache au fond de chacun d’entre nous, ce disque est celui sur lequel il serait bon de rencontrer une « fille de l’été », vous savez, celle qui a un teint halé, qui sent le sable et la crème solaire, et que l’on ne revoit jamais.

Filez faire vos bagages, chargez le coffre de votre auto, insérez les gens qui partent avec vous, allumez une clope. Sous l’aurore parisienne, Bye Bye City sera un excellent point de départ pour vous guider vers ce que l’on cherche tous en cette période : le soleil de nos congés.

Groove Club Vol.1 // La confiserie magique // Martyrs of Pop

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