DM Stith, nouveau venu sur la planète folk, signe un 1e opus saisissant, inventif et un rien torturé. Attention, chair de poule.

DM Stith, nouveau venu sur la planète folk, signe un 1e opus saisissant, inventif et un rien torturé. Attention, chair de poule.

La musique de DM Stith n’est pas anodine. Elle ne cherche pas la caresse, et son passage sur les oreilles laissera plutôt des marques de griffure ; quelque chose comme un pincement, repousser l’auditeur dans ses retranchements, une piqûre de rappel du « quand ça fait mal c’est que c’est vivant ». DM Stith n’est à ranger dans aucune école, aucun courant défini. La preuve ? I Tunes le classe en world ; ridicule.

Mais qui est ce grand escogriffe déguisé en oiseau, au timbre haut perché et si prompte à refiler la chair de poule ? Un jeune Américain qui a poussé dans la Grande Pomme, ce terreau si fertile qui donne naissance à tout et n’importe quoi pourvu, une fois encore, que ce soit vivant. Monsieur joue du piano, de la guitare et dessine des arrangements atypiques. Les étiquettes ne collent pas sur les plumes de monsieur ; les oreilles, si. Enfin du moment que ces dernières sont prêtes à baisser la garde. Car Morning glory cloud ne s’adresse qu’à l’âme, avec ses arrangements comme joués par des anges devenus païens. Parce que BMB et son piano de quatre sous n’obéissent à aucune règle connue et que la mini-tempête qui suit est aussi belle qu’effrayante. Parce que Pity dance et sa guitare flamenco est si désarmante, la voix si entière et si honnête que c’en est presque indécent. Parce que GMS ressemble un peu à Radiohead nourrie d’angoisses new-yorkaises ; avec là encore, ce piano frisson qui fouille la chair.

Un disque 100% coton
Quant à Braid of voices, c’est un lent décollage avec ce rêve impossible qui sur la fin, prend vie : toucher les nuages. Alors quand vient Wig, qui clôt le voyage, DM Stith peut se permettre de tout lâcher, d’oublier les pseudos formats et les moitiés de règles qu’il n’a, de toute façon, pas respectées, pour enfin s’envoler pour de bon. Se laisser flotter dans du coton. Cette matière à rêve qu’il semble fabriquer comme d’autres respirent.

DM Stith // Heavy ghost // Asthmatic kitty ( Differ-ant)

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