Daniel Johnston est mort d’une crise cardiaque à 58 ans. Et ça met un sacré coup à notre adolescence.

Pour qui a été adolescent au début des années 90, Daniel Johnston, c’était un peu celui resté pour garder la boutique. Le dernier kid, le kid éternel. Il a continué à boire trois litres de coca par jour. Il fumait toujours 50 clopes en pensant à son « crush » du collège qui n’a jamais voulu de lui (la fameuse Laurie). Il n’a jamais arrêté de lire des comics de science fiction et de faire des dessins. Il écoutait en boucle les Beatles et enregistrait ses centaines de chansons sur des cassettes qu’il distribuait à qui en voulait.Et ce n’est sûrement pas un hasard si sa première apparition médiatique a été sur MTV au milieu des années 80.

Résultat de recherche d'images pour "daniel johnston young"La chaîne américaine était la bande-son des ados de l’époque qui accompagnait toute une génération de branleurs pour qui le petit Daniel de Sacramento a fini par devenir une idole. Il a été bien aidé par l’ambassadeur Kurt Cobain qui se trimballait partout avec le t-shirt orné de la pochette de l’album « Hi How Are You ? » et qui voyait en lui le plus grand songwriter de tout les temps. Il n’était pas le seul dans ce cas le blond de Nirvana. La plupart de nos héros de jeunesse l’ont adulé, de Sonic Youth à Yo La Tengo, des Pastels à Teenage Fanclub et il arrivait même à mettre d’accord les frères ennemis de Spacemen 3, Jason Pierce et Pete Kember.

Car il en avait du génie Daniel. Il faisait partie de ces artistes dont la qualité et la beauté intrinsèques des chansons dépassaient toute idée de technique ou de technologie. Dans un temps où le lo-fi n’était pas encore une posture, il composait avec trois bouts de ficelle dans le garage de son frère ou ailleurs quelques uns des plus beaux et plus honnêtes morceaux jamais écrits (Walking The Cow, Speeding Motorcycle, True Love Will Find You In The End, Honey I Sure Miss You, Story Of An Artist, Some Things Last A Long Time…). Les multiples reprises brillantes de ses titres en sont la preuve éclatante.

Résultat de recherche d'images pour "daniel johnston kurt"Rien n’a pourtant été facile pour Johnston. Très vite et pas aidé par le LSD, la maladie mentale est venue stopper net l’insouciance de l’adolescence. Etre maniaco-dépressif et schizophrène, ça n’aide pas pour faire carrière comme quand on refuse de signer sur un label prestigieux parce que Metallica y est aussi et qu’ils ont été invités par le diable. Ce fameux « Monster » qu’il n’a finalement jamais réussi à tuer malgré des tonnes de médicaments et toute la bonne volonté du monde. Et si la souffrance a sûrement pris le dessus une grande partie de sa vie, son visage amoché ne cachait pas son regard enfantin et sa joie de partager sa musique. Ce qui rappelle un autre grand génie cramé de la pop américaine qu’est Brian Wilson avec qui il partage cette image d’ado éternel.

Malade et obèse lui aussi, Daniel n’a jamais cessé d’enregistrer (publiant même un très honnête album sur des canards de l’espace à 50 ans passés) et de tourner (jusqu’à sa « retraite » en 2017) avec un certain succès. Ses chansons ont même fini dans des pubs pour le TGV. Alors, comme celle de David Berman il y a quelques semaines, sa mort est triste, très triste. Mais pour un kid, il aura eu un nombre incalculable de rejetons Daniel. Ados et vieux, tous le pleurent.

11 commentaires

      1. “Si on forçait toutes ces ptites salopes de dirigeants à pas produire d’ayahuasca,la planète irait mieux.Dommage ya pas besoin de ça pour ouvrir les yeux. ”
        Lomepal-(babylone) Lucy

        ahah tous ces ptits cons prétentieux qui croient pouvoir jauger le monde en prenant des champis mais putain bande de débiles ya tout dans le livre de la révélation.
        “mangez moi mangez moi mangez moi”, mange toi ça fdp.

  1. Dans la discographie pléthorique de Daniel Dale Johnston j’ai surtout été marqué par deux disques ,1990 que j’avais trouvé en import Fnac en cd du coté de la rue du sauvage à Mulhouse et le 45 Tours « Laurie » que j’avais commandé aux UK pour mon shop Babouin 1er basé rue du conseil souverain à Colmar.
    https://perseverancevinylique.wordpress.com/2019/09/12/mes-annees-popus-dans-les-inrocks-daniel-johnston-numero-37-en-juillet-1992/

  2. tiens ! tiens! c pas tintin! interview pourrage a la maroquinie déjà un certain temps, tenue négligée, puant, crade, hirsute, se bavait dessus, pompes mortes, ongles suspects, un peu dechiré qu’il était, pas d’attroupements! C QUI KON entend ?????!, son frère buvait du pt’i lait pour apres fourguer c cee dee & non ses tapes du tout debut qui ont été quand même maintes & maintes fois xerossées

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