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24 juillet 2023

Croyez-le ou pas, mais Devendra Banhart va sortir un bon album en 2023

On le croyait coincé en tongues dans une dimension parallèle avec les horribles sœurs de Cocorosie, mais il semblerait bien que le barde folk trop longtemps à se coincer la barbe dans les cordes de sa guitare se soit enfin décidé à se sortir les doigts du ukulélé. Son surprenant onzième album « Flying Wig », prévu pour le 22 septembre, évoque autant le Miami de la fin des eighties que le premier album culte de Connan Mockasin.

Devendra Banhart - Flying Wig | STRANGER THAN PARADISE RECORDS - STRANGER  THAN PARADISE RECORDS | LONDON

A chaque décennie son enfer. Pour quiconque a grandi dans les années 2000, il y eu évidemment la Tecktonik et ses cracheurs de feu fluorescents, mais on a oublie souvent trop rapidement qu’une clique bourgeoise, placée à l’autre bout du spectre, aura gonflé tout le monde pendant quelques années avec une espèce d’anti-folk pour personnes imposées à l’ISF.
Dans ce club pour yuppies, posé au centre comme un gourou carburant au jus de goyave, il y avait donc ce Romain Duris acoustique, Devendra Banhart, dont le succès inattendu de son « Cripple Crow » en 2005 fit perdre leur virginité à pas mal de lectrices de Télérama. Mais où en est-on, 18 ans plus tard ? Ses copines de Cocorosie tentent un éternel retour, son pote Antony Hegarty (aka Anthony And the Johnson saka Anohni aka à force on ne sait plus trop qui c’est) se perd peu à peu dans les limbes du pays des octaves aigües, et quand à Devendra, surprise, il revient avec Cate le Bon pour un premier album chez Mexican Summer, et accessoirement le premier qu’on ait envie d’écouter depuis…. le début.

Avec ses sonorités « aquatiques » (adjectif emprunté au vocabulaire des Inrocks), « Flying Wig » s’annonce comme un beau moment, à la fois intimiste (mais pas trop), eighties dans les sonorités (merci les synthés) et le tout au carrefour entre trois rues qui n’avaient a priori rien à voir, soit Bryan Ferry, War on Drugs et Connan Mockasin. La faute, peut-être, à l’endroit où le barbu décida de poser ses bagages (une cabane perdue à Topanga Canyon) ; comme quoi il y a toujours de l’espoir et une distance pas si lointaine entre le bâillement et l’extase. Au fait, « Flying Wig » signifie perruque volante. Et c’est surement l’information la moins intéressante sur cet album pas synthé-toc.

Devendra Banhart // Flying Wig // Mexican Summer
https://devendrabanhart.bandcamp.com/album/flying-wig

En concert à Paris, au Grand Rex, le 14 Novembre et à Lyon, au Transbordeur, le 18 Novembre.

3 Comments Laisser un commentaire

  1. Pour moi l’âge d’or de DEVENDRA BANHART c’est de 2004 à 2007 soit 4 albums (Rejoicing In The Hands ,Niño Rojo,Cripple Crow,Smokey Rolls Down Thunder Canyon) et BASTA

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