Souvent relégués au fond de top 10 d’artistes à suivre parrainés par des marques de téléphone, ils luttent contre 60 ans d’histoire pour se faire une place dans le cœur d’auditeurs qui croient avoir tout entendu. Aujourd’hui, un groupe from Paris pour qui la branleur attitude n’est pas qu’une façade.

18740693_1929552607321749_5940977661563513750_nEt franchement, plutôt que de se casser la nénette à écrire un truc moins bien que ce qui suit, autant laisser la parole au groupe, aussi doué pour parler de lui que pour composer des morceaux « presque aussi bien que le dernier album live de Last Train » (c’est eux qui le disent). Recomposition de l’histoire de Rest In Gale grâce aux différents emails envoyés par le groupe et auxquels on n’a, évidemment, jamais répondu :

« On a commencé à deux en 2014, chanteur et guitariste. On est parti en Angleterre pour jouer dans des pubs et trouver le reste du groupe. On a pu faire quelques dates, notamment une première partie des Hidden Charms, mais cette expédition s’est avant tout résumée à jouer dans les barques pour touristes sur le canal de Camden. Ayant perdu plusieurs kilos, à cours d’argent, et sans avoir trouvé de groupe, on a décidé de rentrer en France.

On avait quelques chansons à enregistrer en rentrant et on a demandé à deux amis de nous faire la batterie et la basse. Au cours de l’enregistrement de la première chanson, ces deux personnes sont devenues des membres permanents. Ca fait maintenant trois ans qu’on joue surtout sur Paris. Dans deux semainesn le bassiste et le batteur change et on a recruté un claviériste dépressif. A part ça, on a sorti un EP nommé God Bless Jacob Delafon en 2015.

On vient de Romainville, on crèche dans une maison avec les gars de Bras-man, les potes de Casse Gueule. Là on bosse sur le deuxième EP de 4 titres, ils sont actuellement en mastering. En fait pour la promo on a fait le truc à l’envers parce qu’on a eu des galères d’enregistrements. On avait trouvé un plan par un pote pour enregistrer à Oxford dans le studio de Brian Eno, mais finalement on a juste été logés dans le cottage de son ex-femme. On a eu pas mal de foirades pendant la session d’enregistrement et on a du récupérer les bouts de pistes pour refaire des trucs ici chez nous. Notre mixeur a sauvé les meubles et nous a fait un truc dont on est satisfait. On aurait pu lancer un morceau de notre second EP mais on a fait un clip sur cette vieille chanson avec des diapos trouvées dans une poubelle rue Yves Toudic. La suite ? On cherche à faire une tournée internationale dans le Berry et enregistrer avec le son qu’on voudrait ».

https://restingale.bandcamp.com/releases

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