L’annonce a été faite sur le site officiel du fanzine le plus respecté de la sous-culture.

« C’est avec le cœur lourd que nous annonçons la fin de Maximum Rocknroll en tant que fanzine mensuel. Il y aura trois autres numéros dans son format actuel plus tard en 2019, et nous allons commencer à publier des critiques de disques en ligne aux côtés de notre émission hebdomadaire ». Telle est l’annonce passée ce weekend sur le site de Maximum Rocknroll, et ainsi donc se termine une aventure papier débutée en 1982, cinq ans après le lancement par Tim Yohannan d’une émission radio dédiée au punk et à ses dérivés. Ecrit et imprimé sans compromis pendant 36 ans, Maximum Rocknroll était peut-être l’un des plus vieux fanzine à ne pas avoir soit sombré dans l’oubli ni la tentation du commercial, puisqu’il assurait, grâce à un modèle basé sur le bénévolat, un contenu irréprochable dont étaient exclus toutes les têtes de gondole du genre.

Solide sur ses bases même après le décès de Tim Yohannan en 1998, Maximum Rocknroll fait certainement les frais comme une partie de la presse écrite d’une usure de son lectorat, ainsi que d’une concurrence acharnée d’internet où l’équipe de MRR se repliera dès à présent pour relayer une autre vision du monde, toujours aussi cloutée. Evidemment, si Minor Threat vous inspire davantage le nom d’une crème glacée que celui d’un groupe punk culte de Washington DC, vous pouvez passer votre chemin. Pour tous les autres, direction le site officiel pour continuer à se sentir moins con.

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Maximum Rocknroll began as a radio show in 1977. For the founders of Maximum Rocknroll, the driving impulse behind the radio show was simple: an unabashed, uncompromising love of punk rock. In 1982, buoyed by burgeoning DIY punk and hardcore scenes all over the world, the founders of the show — Tim Yohannan & the gang — launched Maximum Rocknroll as a print fanzine. That first issue drew a line in the sand between the so-called punks who mimicked society’s worst attributes — the “apolitical, anti-historical, and anti-intellectual,” the ignorant, racist, and violent — and MRR’s principled dedication to promoting a true alternative to the doldrums of the mainstream. That dedication included anti-corporate ideals, avowedly leftist politics, and relentless enthusiasm for DIY punk and hardcore bands and scenes from every inhabited continent of the globe. Over the next several decades, what started as a do-it-yourself labor of love among a handful of friends and fellow travelers has extended to include literally thousands of volunteers and hundreds of thousands of readers. Today, forty-two years after that first radio show, there have been well over 1600 episodes of MRR radio and 400 issues of Maximum Rocknroll fanzine — not to mention some show spaces, record stores, and distros started along the way — all capturing the mood and sound of international DIY punk rock: wild, ebullient, irreverent, and oppositional. Needless to say, the landscape of the punk underground has shifted over the years, as has the world of print media. Many of the names and faces behind Maximum Rocknroll have changed too. Yet with every such shift, MRR has continued to remind readers that punk rock isn’t any one person, one band, or even one fanzine. It is an idea, an ethos, a fuck you to the status quo, a belief that a different kind of world and a different kind of sound is ours for the making.

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