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Highway to Hell

Alleluia ! Le dj-producteur Allemand revient avec le wunderbar album "Zukunftsmusik" : hommage à Bowie, Kraftwerk et Satan sur fond de techno lente et opiacée. On l'a rencontré pour parler de tout cela, mais aussi de Google, Alan Vega et Frank Ribéry...

« Je ne sais pas, il faut que tu poses ces questions à Laurent Garnier, là on parle de mon disque. Next question, please ». Ouch ! Je suis là, en train d’attendre mon tour dans le hall de l’hôtel Opéra Alba dans le 9ème arrondissement et, manifestement, le mec avant moi n’a pas révisé ses fiches – ou bien il travaille pour Villa Schweppes. Dans tous les cas il s’est pris une retournée acrobatique à la Bastien Schweinsteiger de la part du père Helmut.

En fait, je me dis que l’on connait assez mal Helmut Josef Geier aka Hell. J’ai toujours l’impression, qu’en surface, il garde cette image glam-electroclash-année 2000 : Fischerspooner, Miss Kittin, les lignes de basses au SH 101, « You Know Frank Sinatra/ He’s Dead ». Mais c’est mal connaître le patron du label Gigolo Records. Hell a commencé sa carrière au début des années 80 et a tout connu : la révolution house, les raves illicites de la vieille Europe, le cirque Techno Parade. Bref, trente ans de carrière pendant laquelle la techno se vit comme du rock’n’roll. Surtout, il s’est sans cesse réinventé jusqu’à concevoir des disques sous-estimés comme « NY Muscles » en 2005 : Un album qui contenait des tracks magnifiques comme ce Let No Man Jack cuirophile à souhait, et qui passe Stiv Bator & The Dead Boys à la TB 303 aciiiid. Hell a travaillé avec Alan Vega, Bryan Ferry et même Puff Daddy, et à 54 ans, il ne compte pas s’arrêter là. Quel artiste de son âge reste aussi excitant dans la techno ?

Et ce nouvel album, alors ? Avec « Zukunftsmusik » – musique du futur en allemand, Hell continue de puiser dans cette veine motorik et nous offre un disque placé sous le signe de l’asphalte brûlant de l’autobahn 66. Dès l’ouverture, Anything, Anytime aurait pu être la B.O de ce film glaçant de Tom Ford, Nocturnal Animals, ou bien du Japan période Polaroid en 1980 passé au ralenti. On trouve aussi un superbe hommage à la culture gay, avec I Want You et son clin d’œil au héro pop Tom Of Finland. Avec ce morceau, Hell cherche juste à te caresser tendrement les couilles de sa main gantée de cuir. Plus loin, la « chanson » Car Car Car, hommage aux gangs de Düsseldorf ou encore l’instrumental très black metal High Priest Of Hell. Le morceau gothique Army Of Strangers, très prog-rock et tribut à Bowie, est proche de l’ambiance berliner du «Low» de David Bowie : cabaret-20’s, pantomime Lindsay Kemp et expressionnisme pop à la Friedrich Willhelm Murnau.

A lire l’interview qui suit, on pourrait penser que Hell est un control freak. Je dirais qu’il s’agit simplement de la fameuse rigueur allemande : celle des mecs qui comptabilisent quatre étoiles sur leurs maillots.

Hell

Helmut, l’album est superbe, mais cela fait presque sept ans que tu n’as pas fait de disque. Combien de temps cela a pris pour réaliser « Zukunftsmusik »?

D’une certaine manière, cela a pris toute ma vie, cinquante-quatre ans, aha ! L’enregistrement studio a pris environ deux années, avec des périodes de breaks de trois ou quatre mois où je ne réécoutais rien de ce que l’on avait fait. C’était la seule manière de voir si la direction que je prends est la bonne. Quelques fois, après réécoute, je me disais que c’était la meilleure chose que j’ai faite. Et puis je réécoutai les maquettes deux mois après, et là : « mon dieu, cela ne va pas du tout », et je recommençais. Ces breaks sont nécessaires, c’est un très long process. Je n’ai aucune pression des maison de disques ou de mon manager, aucune deadline car je suis à la fois le seul producteur, directeur artistique et patron de maison de disque : je suis donc libre de faire ce que je veux. Même quand des personnes avec lesquelles je travaille me demandaient quand l’album serait terminé, je leur répondais juste : « Quand je le sentirai ». Je repousse tout le temps car je veux réaliser quelque chose d’unique et spécial à chaque fois.

« C’est pas moi qui chante sur ce morceau, c’est Google »

Cela fait plusieurs années que tu travailles avec Peter Kruder. Quel est son rôle ?

Oui, Peter est connu pour son travail pour le nom de Kruder & Dorfmeister dans les 90’s avec lequel il a eu un grand succès. On appelait cela du Trip-hop à l’époque, non ? Peter est un producteur et arrangeur très talentueux, mais plus que tout, il me connait et sait comment travailler avec moi. et je trouve ça très confortable. C’est un producteur incroyable et je savais aussi que son studio était un des mieux équipés : entièrement analogique et en même temps il peut offrir toutes les possibilités digitales. J’ai tout simplement choisi le meilleur studio et réuni autour de moi ce que j’estime être les meilleurs musiciens, les meilleurs designers graphiques, les meilleur artistes vidéo. Sur « Zukunftsmusik », j’ai aussi travaillé avec Rob Birch des Stéreo Mc’s. Sur mon précédent disque, j’avais travaillé avec Bryan Ferry. Je ne pouvais pas lui demander à nouveau pour celui-ci. Je suis ravi et comblé qu’il ait déjà voulu travailler avec moi par le passé. Je n’avais jamais osé imaginé que je pourrais travailler avec un chanteur des plus talentueux et charismatique. Je veux dire, depuis que je suis jeune j’écoute Roxy Music et son travail en solo… Le fait de le rencontrer en personne à l’époque et de faire des sessions avec lui relevait de la magie. J’essaie de travailler avec les meilleures personnes possibles.

J’ai vu la chanson, Car Car Car, comme un hommage à Autobahn de Kraftwerk. Avec des paroles très naïves, très pop.

Oui, je pense que Kraftwerk a réalisé quelque chose d’incroyablement beaucoup plus simple à l’époque. Quand tu repense à ces paroles :« Wir fahr’n fahr’n fahr’n auf der Autobahn ». Je veux dire, je ne pourrais jamais reproduire ce genre de paroles car tout le monde penserait que je me fous de leurs gueules. Mais là-dessus, Kraftwerk a poussé au maximum : sous couvert de simplicité, le ton dans la voix et la musique amenait des paroles à prendre un sens différent et curieusement très sérieux. Sur ma chanson Car Car Car, bien sûr, c’est une sorte d’hommage à Kraftwerk, mais je pense aussi que c’était mon rôle d’aller dans une autre direction, de repousser les limites. Le groupe a fait des disques sur des thématiques différentes comme les robots ou le vélo, mais il n’a jamais écrit de chanson à propos de voiture. Je me suis dit que c’était l’occasion à saisir ! De plus, c’était la première fois que j’écrivais des paroles, et notamment en utilisant la technique de cut-up de William Brurroughs : j’ai découpé les paroles, je les ai assemblées ensuite sur la table, et petit à petit, ça a pris forme. Bowie faisait cela aussi. Les paroles peuvent sembler étrange, cela crée un décalage, presque fantastique, le tout accentué par la voix robotique.

C’est toi qui chantes sur cette piste ?

Non, en fait c’est un programme de Google qui s’appelle Text To Speech. Tu n’en as pas entendu parler ? (Il sort son iPhone et me montre). Regarde : ça lit mes notes avec cette fantastique voix robotique. D’habitude, je m’en sers pour faire des jingles pour les radios où je suis invité. Tu choisis la langue, la voix et puis au final je peux retravailler la piste vocale, ce que l’on appelle le stretching. Je n’ai pas besoin de citer ma source pour le disque : c’est juste Google. Sur le premier titre de l’album, c’est du Korg Vocoder, par contre, avec la voix pitché. Mais le vocoder c’était avant : maintenant je préfère cette application ! Je n’ai même plus besoin de chanter, j’écris juste le texte sur un écran, j’appuis sur speak et c’est tout. C’est ma conception du futur.

« J’ai été le tout premier DJ à réaliser une John Peel Session et j’en suis fier. »

Le morceau I Want You, est un des seuls morceaux un peu club sur le disque. J’ai l’impression qu’il a deux Hell : le DJ-boum-boum et le producteur de krautrock planant.

hell 1Il est vrai que certaines parties sont plus calmes. Ce ne sont pas des pistes que je peux utiliser pour les clubs ou les festivals où je me produis. Elles sont plus cinématiques et d’ailleurs elles vont être utilisées pour un film prochainement. Tu sais, tous les week-end de ma vie, je les ai passé à faire le DJ : je joue souvent très fort et devant beaucoup de monde. Mais pour contrebalancer, j’ai besoin de faire quelque chose de totalement différent. C’est de l’isolation totale, pendant la gestation d’un disque, je ne parle à personne, à part peut-être quand je vais faire une course, je glisse un petit hello. J’ai besoin de ces deux facettes. La vie de DJ, ce n’est pas la vraie vie : je voyage tout le temps, je passe des heures devant vingt mille personnes qui hurlent et veulent me toucher comme si j’étais le messie, et l’heure d’après je suis seul dans ma chambre d’hôtel. Tu dois faire avec. Donc ces deux faces de ma vie, la production et le deejaying, je les vois comme deux aspects bien distincts de mon art. Quand je suis sur scène, je pense à la façon dont je me présente au public, à l’éclairage, etc… Je m’occupe d’absolument tout : rien est laissé au hasard. Je choisis moi-même les personnes qui vont écrire le press kit pour la presse spécialisée. Et c’est pareil pour ma page Wikipédia : Il y a tellement d’erreurs et de choses fausses, écrites par des personnes que je ne connais pas, que je m’en suis occupé moi-même. Et maintenant je pense que c’est enfin bon, ah ah. Il y avait trop d’oublis, par exemple : dans les années 90, j’ai été invité par John Peel à Londres pour faire une session à la radio pour lui. Je sais que c’est vieux, et que cela peut paraître anecdotique, mais c’était très important pour moi. John Peel est une légende, cela m’a fait connaître et a eu une grande incidence sur la suite de ma carrière. Mais personne ne l’avait mentionné. C’était important aussi, car j’étais le tout premier DJ à réaliser une John Peel Session et j’en suis fier. Je veux que cela soit sur mon Wikipédia ! Après tout, cela fait presque trente ans que je suis dans le business et un tas de choses se sont produites. J’ai besoin que tout soit fait correctement, j’accorde une grande importance aux détails.

Le single I Want You, avec son superbe clip est un hommage à Tom Of Finland, mais plus largement à la culture gay. C’est un thème qui t’es cher ?

C’est un énorme hommage pour une culture qui m’a habité depuis le début : tout ce que j’ai fait, je le dois à la culture gay et à la disco music. Les premiers DJ de disco étaient gays, et ils jouaient pour un public gay, comme au Chicago Warehouse, au Paradise Garage. Des personnalités comme Larry Levan ou Ron Hardy, aussi. Comme je leur doit tout, le temps était venu de montrer mon respect aux personnes qui ont écrit un chapitre novateur de l’histoire de la musique. Tu sais les choses tournent mal pour les gays dans différents pays aujourd’hui, et je voulais juste leur montrer mon amour. J’étais fasciné par les œuvres de Tom Of Finland : pour moi, c’est du Pop Art, au même titre que Roy Liechtenstein ou Andy Warhol. Même si je ne suis pas gay, j’ai toujours été fasciné par cette culture et j’ai toujours travaillé avec des artistes homo pour mon label Gigolo Records. Pour la petite histoire, je suis allé à la Fondation Tom Of Finland à Los Angeles pour avoir des droits sur toutes les peintures en vue d’une vidéo pour mon nouveau single. Ils ont adoré l’idée et on a signé le contrat. La vidéo a même été nominée récemment au prestigieux festival de court métrage d’Oberhausen en Allemagne, dans la catégorie clip : on est arrivés deuxième, ce qui est magnifique. Je ne pensais vraiment pas que ça marcherait aussi bien et que la vidéo plairait autant. Il ne faut pas oublier que le club techno le plus réputé à Berlin, le Berghain, a commencé comme un club gay, et ce morceau I Want You est un clin d’œil à cette connexion à travers les âges.

« L’EDM, ça reste un vieux truc. »

Tu as connu plusieurs scènes techno : que penses-tu de l’EDM américaine ? As-tu déjà joué dans ce genre de cirque ?

Non, ils ne m’ont pas demandé encore, aha ! Ça pourrait être drôle car je me demande comment je pourrais réussir sur ce terrain là. J’ai besoin de penser en terme de concept, que cela marche ou pas. Mais au final je pense que je resterais moi-même si c’est un concept intéressant. Peut-être que les tout premiers morceaux Electroclash du label Gigolo Records pourraient convenir. Cette scène EDM est intéressante car ils brandissent tous l’argument de la nouveauté. Bien sûr, ça ne l’est pas. Je ne suis pas sûr de ce que c’est… C’est de la musique pour les foules, quelques choses de massif, simple et bourré d’effets. C’est une culture nouvelle dans un sens, mais c’est d’un autre niveau…

Ce n’est pas si éloigné de la scène Trance-Hardhouse d’un DJ Tiesto dans les années 90, par exemple. J’ai l’impression que ce sont les mêmes racines.

Oui, mais Tiesto venait de la Trance. Même si c’est assez proche, oui, l’EDM est cependant plus dure à formuler. Cela doit répondre aux lois d’une foule immense, très facilement. C’est curieux car c’est le seul phénomène dance en Amérique qui a marché. Beaucoup de producteur de House ou de Techno ont tenté de percer aux States, mais ce n’est jamais arrivé : ils sont restés cantonnés dans des petits clubs ou quelques festivals. Mais ce qui se passe avec l’EDM dans ces hôtels à Las Vegas, c’est un autre niveau et c’est assez fascinant. Ok, ils ont besoin d’un nouveau nom alors ils ont appelé cela Electronic Dance Music, mais ça reste un vieux truc. Ce qui est intéressant, c’est de voir qui sont les personnes derrière cette nouvelle culture. Il y énormément d’argent dans l’EDM, des manipulations avec la presse spécialisée, du marketing à grande échelle aussi, avec de nouveaux artistes arrivés de nulle part, poussés par les réseaux sociaux, qui, en n’ayant absolument rien à dire, sont devenus de grosses superstars en l’espace de trois mois. Ils se font appeler DJ ou producteur de musique électronique, ils sont arrivés sur le devant de la scène de la même façon qu’un Donald Trump ou Obama : pour que la sauce prenne, il faut juste dire aux gens ce qu’ils ont besoin d’entendre. C’est très ennuyeux. Pour moi, même si c’est très éloigné de mon travail, on partage certaines choses au final. Je peux jouer aussi devant vingt mille personnes en festival. Mais avec l’EDM, c’est un tout : le gros son, la lumière, cette idée d’être ensemble. La musique n’est plus le plus important : ils ont juste besoin de jouer de gros breaks, des effets, une voix au milieu… La musique devient un accessoire, et c’est là le problème. J’aime pas ça.

« Travailler avec Alan Vega était l’une des expériences les plus intéressantes de ma vie. »

Tu as tout le temps accordé un grand soin à toute la partie artistique : tu as travaillé avec Laurent Fétis, Karl Lagerfeld. Je me souviens de photos de toi grimé en Klaus Nomi. C’est encore le cas avec « Zukunftsmusik ».

Tout à fait, je place l’artwork au même niveau que la musique. Que ce soit les photos pour la presse ou la pochette de l’album : j’ai une vision très forte de ce que je veux, et je m’implique beaucoup dans ce processus. Ensuite je choisis les personnes en conséquence. Par exemple, pour « Zukunftsmusik », il y a une pochette différente pour le vinyle et la version CD. Le dessin du CD a été fait par un ami à Munich, et la pochette du vinyle a été réalisée à Los Angeles par Gregg Gorman. C’est un des portraitistes les plus fameux, il a photographié les plus grands : Grace Jones, Bowie, Michael Jackson ou Marlon Brando. C’était une très belle opportunité car il ne réalise plus autant de portraits qu’avant : il ne veut plus que l’on lui dicte quoi faire. Et la photo qu’il a prise de moi, c’est sa vision.

En parlant de collaboration, tu as travaillé avec Bryan Ferry, Alan Vega, remixé Klaus Nomi, etc… Ici il y a moins de collaborations vocales. C’était un choix ?

Je peux te dire que travailler avec Alan Vega était l’une des expériences les plus intéressantes de ma vie. Et j’ai cinquante-quatre ans, je sais de quoi je parle. Je me souviens encore être avec lui dans le taxi à Manhattan, en route pour le studio quand il a commencé à changer d’avis et ne plus vouloir le faire ! Parce qu’au début, quand je lui ai proposé de travailler avec moi, je lui ai dit qu’il fallait aller à Brooklyn, car le studio s’y trouvait. Il m’a juste répondu : « No way. Je ne quitte pas Manhattan ». J’ai compris que c’était la règle première à ne pas transgresser, et j’ai dû trouver un autre studio en vitesse, il ne quittait jamais son quartier et encore moins après le pont de Brooklyn. Quand je lui demandais comment on s’organisait pour la partie business, il me répondait : « Mais, tu ne peux pas me parler d’argent, mec. C’est moi l’artiste, il faut que tu vois avec mon manager ». Son manager, c’était sa femme, en fait, ah ah ! J’aurais aussi voulu travailler avec David Bowie, mon idole, mais cela n’a pas pu se concrétiser. J’ai une chanson sur lui sur l’album, Army Of Strangers. J’espère pouvoir travailler avec John Foxx d’Ultravox dans un future proche, et aussi le chanteur de Bauhaus…

Gary Numan, peut être ?

Non, désolé.. Ça aurait pu le faire sur mon disque, mais je pense que Gary Numan a eu une période où il a tenté des choses plus orientées rock industriel, et j’ai cette impression qu’il ne veut plus être ramené à cette période des 80’s où il a eu du succès – qui est la période où il était innovant, à mes yeux. Si tu regardes maintenant, il est dans le rock pur et dur, il est dans un autre monde. C’est un artiste impressionnant, mais je pense que cela serait difficile de travailler avec lui s’il ne veut plus être affilié à la new wave. Pour tout te dire, j’ai fait un remix pour lui, le morceau Dans le parc en 1997 et il ne l’a pas aimé…

Pour finir sur un tout autre registre : pas trop triste que le Bayern se soit fait éliminé de ligue des champions ?

Ah ah ! Le truc dingue, c’est que je les supporte tellement que je suis content même les rares fois où ils perdent ! Dans la ligue allemande, ils ont tout gagné. Je suis allé un tas de fois au stade, et au bout de soixante minutes, quand le match est dans la poche : ils s’arrêtent tout simplement de jouer. Je veux dire, j’ai payé pour quatre-vingt-dix minute, pas soixante ! Ils ont dû perdre juste cinq matchs cette saison, et là ils ont perdu le plus important. Et c’est un peu le bordel, car on a gagné le titre national, tu vois, mais personne ne le célèbre…

Et Frank Ribéry, tu penses qu’il va continuer longtemps encore ?

Cela fait sept ans maintenant qu’il est chez nous. Je pense qu’il continuera encore une année. Tu sais, il a fait une saison superbe et à Munich il est considéré comme un super héros. Tout le monde l’adore. Je sais qu’en France c’est différent, pour pleins de raisons, mais chez nous : on l’adore, putain !

Hell // Zukunftsmusik // Gigolo Records
http://www.djhell.de/

1 Comment

  1. tienda di merda

    27 mai 2017 at 8 h 52 min

    on s’etait battu avec son crew, lors dans un sonar dans une discotek, apres avoir enquillé nombres de pastilles, I WANT U again, sale hype.

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