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CHEVEU
Interview : « On pisse pas droit »

Cheveu vient de frapper très fort. Avec son nouvel album Mille, le trio déboîte les styles dans un délire musical dont les références ne sont que des bouées jetées à l’auditeur pour surnager dans un marasme sonore de haute voltige. Ce n’est pas tous les jours qu’il vous suffit de bouger votre cul à quelques encablures pour aller vous prendre une claque d’inventivité en live dans un pays made in rance. Rendez-vous pris aux Mains d’Oeuvres de Saint Ouen, où ils ont leurs quartiers.

D’emblée, les mecs s’avèrent cool, contrairement aux poseurs de la scène rock à étiquette, qui inspirent trop souvent de la pitié avec leur attitude sous naphtaline. Chaleureux, rigolards et pas trop sûrs d’eux, nouvelle locomotive du label Born Bad, les mecs de Cheveu pratiquent la remise en question permanente – rien à voir avec les mises en pli, hein – et continuent d’avancer sans se renier. Just for fun.

Vous avez bonne presse en ce moment, Libé, Télérama… Ca vous fait quoi d’être dans un vortex  promo avec des gros médias mainstream qui vous adoubent ?

Olivier : Ca fait plaisir à ma mère (rires).

Etienne : Les mecs nous disent qu’ils ont l’impression d’avoir loupé le premier album.

David :  Sur le premier album on a eu des trucs disséminés au coup par coup, mais là on a surtout eu Libé qui n’avait jamais rien fait sur nous. Sinon Télérama nous suit depuis Rock en Seine [il y a un an, NdlR].

Et vous vous faites chambrer par vos potes ?

Olivier  : Ah, voilà la question, là c’est tout récent mais ça va arriver…

Etienne : En même temps Libé c’est pas le Journal de Mickey (rires).

David : Ca aurait été le cas si l’album avait été très pute, mais vu qu’ils tombent sur un  truc un peu chelou ça va. Si on avait vraiment fait un album genre FM, pour le coup on se serait fait défoncer, mais c’est cool qu’il soit reçu comme ça un peu partout parce que la musique est quand même assez zarbie.

Etrangement, on m’a pas mal dit que l’album est plus pop [que le premier, NdlR].

Etienne : Effectivement, les gens le ressentent comme ça parce que c’est plus arrangé et qu’il y a un apport de cordes, mais le processus de composition reste vraiment le même : ce sont des jams entre nous, puis on écoute et après on taille dedans.

Il y a un mec qui arrive avec une idée, un riff, et les autres suivent ?

Etienne  : Au début chacun pouvait éventuellement amener un truc, mais on s’est rendu compte que ça fonctionnait mieux quand on composait tous les trois ensemble.

David  : Il n’y vraiment pas de morceau qui soit identifiable comme apporté par tel ou tel, on signe toujours tout à trois. Après il y a Olivier qui fait un gros boulot de prod’ générale, d’archivage, de dérushage etc, mais tout est fait et validé à trois. Quand on propose quelque chose aux autres, c’est toujours de l’ordre de la suggestion.

Et pour tout ce qui est hors musique, c’est aussi démocratique ?

David  : Plusieurs fois on s’est posé la question d’avoir quelqu’un qui …

Etienne : … décide à notre place !

David  : Oui, c’est ça. Un gars qui aurait l’avantage de se sortir un peu les doigts et de faire bouger des statu quo, mais jusque-là on s’en est toujours sorti avec le rôle d’aides extérieures qui sont partagées entre notre label et notre tourneur. Ça nous fait un demi-manageur.

Olivier : JB Wizz de Born Bad nous conseille pas mal et nous oriente vers des plans de son réseau qui sont différents de ceux de Taxi prod, notre tourneur ; c’est complémentaire.

Aujourd’hui Born Bad est votre label, mais précédemment vous aviez travaillé avec des labels ricains ?

Olivier : Born Bad est vraiment notre partenaire, avec eux on a un vrai échange. Alors qu’avec les labels ricains c’était plutôt «on va sortir un album, combien on en presse ?» et ça se résumait à cela. A l’inverse, JB est vraiment le producteur, il a mis de l’argent sur la table pour l’enregistrement des cordes.

David  : Oui, et puis il y a aussi une concomitance entre le développement du label et celui du groupe : grosso modo on a commencé plus ou moins en même temps, et on «grossit» gentiment ensemble.

Etienne : Par exemple l’idée de  la pochette de l’album vient de lui, il nous a suggéré cet artiste [Chaix, NdlR]. Il y a un vrai travail de défrichage de sa part, il cherche à droite, à gauche…

David : Et ce qui est bien, c’est qu’il y a d’autres plans que l’on initie et qu’il pousse par derrière. Je pense à cet histoire d’enregistrement de cordes. Nous, on avait trouvé Maya Dunietz, en Israël, qui voulait bien nous faire les arrangements, et JB a payé les musiciens qui se trouvaient être de l’orchestre national d’Israël, donc avec un gros niveau. C’est cool qu’il joue le jeu. Par exemple, il a des potes dans une scène nationale dans le Grand Ouest, qui bossent pour une énorme structure et qui seraient prêts à nous soutenir pour que Cheveu joue avec une vingtaine de musiciens classiques derrière, c’est encore au stade de projet mais ça peut être un bon trip.

Whaou ! Un petit côté Deep Purple goes symphonic !..

Olivier : Ouais, le truc de branleurs qui nous fait marrer (rires)

Justement, chez vous  il y a ce côté  branleurs qui retombent toujours sur leurs pattes, vous avez l’air d’aimer l’esprit chaotique et éclaté.

Olivier : A la base notre pratique de la musique c’est ça.

Etienne : Oui. Dans le disque ça part dans toutes les directions, mais on s’attache quand même à rester cohérents. Par exemple on se dit qu’on va faire un morceau de hip hop, bon au départ ça n’à rien à voir avec nous mais en fait…

David : … c’est à chier ! (rires)

Etienne : Nan sans déconner, ça reste toujours identifiable, cohérent avec le reste de nos productions.

David : C’est marrant ce que tu dis par rapport à notre côté branleurs, parce que plus ça va, plus les conneries qu’on fait un peu au hasard marchent, et du coup ça nous renforce dans cette voie. Ça nous donne confiance pour nous permettre de risquer de nouveaux bordels.

© Ludovic Macioszczyk

En disant cela, je pensais par exemple au fait que vous aviez déjà pas mal emprunté de textes, sur l’album il y a la reprise de Ice Ice Baby de Vanilla Ice, vous aviez aussi mis du Rimbaud dans l’album précédent…

Olivier  : Oui, Prévert aussi sur Jacob’s fight.

David : En fait c’est une google traduction d’un de ses poèmes. Autrement il y a Happiness, c’est un monologue du film du même nom de Tood Solondz.

Olivier : Et sur le dernier album il y a le morceau Hip Hop sensual drug abuse, c’était une thèse sur les anti-dépresseurs,  on a repris le texte littéralement.

J’ai l’impression que la chose commune chez vous trois c’est le DIY, non ?

Olivier : Aucun d’entre nous ne vient d’une famille ou d’un environnement tourné vers la musique. Avant de faire ce groupe on n’avait aucune pratique professionnelle, on ne savait absolument pas comment ça marchait, on a commencé à l’arrache.

Aujourd’hui vous êtes connus pour être partis de Bordeaux, et avoir tourné aux States ; comment en êtes-vous arrivé là, vous avez jeté des disques à la mer ?

Olivier : En fait le groupe s’est formé à Paris, avant on avait juste un groupe de lycée. Un jour on a joué dans un squat à Strasbourg avec Crash Normal, Jérôme du groupe a bien aimé et nous a mis en contact avec S-S records à Sacramento, ça nous a bien aidé à amorcer la pompe.

David  : Au début c’est vraiment passé par l’International Garage, qui est un réseau très actif et cohérent. Il y a  ce forum Terminal Boredom qui faisait le lien, à l’époque il y avait deux, trois mille connections.

Olivier : A la base ce n’était que garage, mais ils ont vite laissé place à des styles plus déviants. Les groupes montent leurs tournées grâce à ce forum, ils postent leurs disques et il y a pas mal de réactions. Ce sont des gros nerds de musique qui vivent dans des villes moyennes des US et qui ne sortent pas beaucoup de chez eux.

David  : Ca fonctionne pas mal en circuit fermé, les labels qui sont affiliés à cette plateforme sont pratiquement certains de vendre 500 copies, rien qu’avec les membres. On a été propulsé là-dedans grâce à S-S Records, on a fait notre première tournée là-bas et on a trouvé des petits labels pour sortir nos 45 tours.

Olivier : Et ça te permet de jouer dans des petites villes aux US en ayant un petit public assuré qui viendra toujours te voir, ce sont des fidèles.

Chez Cheveu, il y a un côté anti-star, une certaine culture de la «normalité», non ?

Etienne : Bien sûr, mais en même temps ce serait ridicule autrement.

David : Oui, il y a quelque chose de cet ordre, on n’a jamais été les mecs les plus cools du collège, du lycée ou de la fac donc on ne peut pas être les mecs les plus cool du rock (rires).

Vous étiez décalés ?

Etienne : Oui on était plus à prendre des branlées (rires) mais on se marrait bien quand même.

Olivier  : On était un peu des nerds.

David : On a toujours eu un peu peur des gens, ça va un peu mieux maintenant. Mais notre violence sur scène vient initialement du fait de regarder ses chaussures et de brailler le plus fort possible pour dépasser cette peur, il y a un côté cathartique là-dedans. L’aspect bruyant du groupe en concert nous rapproche de notre prochain (rires).

Quand on regarde l’artwork de l’album on peut penser qu’il y a quelque chose d’assez anti-consumériste, c’est votre monde ? [la pochette est une œuvre faite à partir d’étiquettes de fruits ou de fromage, NdlR]

Etienne : Oui et non, c’est vrai qu’on ne se voit pas en train de s’afficher avec des marques, mais en l’occurrence c’était plus pour le côté absurde.

Olivier : Je vois ce que tu veux dire, mais moi je ne le sens pas comme ça, l’idée No logo c’est pas trop notre truc…

David : S’il y a vraiment un terrain sur lequel on ne s’est jamais aventuré avec Cheveu, c’est bien la revendication, si ce n’est celle de l’absurde. On s’est toujours beaucoup méfié du discours pseudo-politique de merde…

Etienne : Des militants du rien en fait. Pour revenir à la pochette, ce qui nous a vraiment plu c’est qu’un mec fasse des œuvres en collant des étiquettes de fruits et légumes, c’est dingue, le rendu est bon, ainsi que la démarche.

Les grosses scènes, le fait que vous jouiez moins en squat et dans les bars, ça a modifié le son j’imagine ?

David  : C’est quelque chose qui fait pas mal débat en interne, d’essayer de rendre le son homogène d’un concert à l’autre sans le standardiser. On cherche à vraiment assurer nos concerts, à gagner en régularité.

Olivier  : Oui, avant c’était un peu un concert sur trois qui valait le coup.

Etienne : Au départ, les grosses scènes, on y a fait n’importe quoi, et en même temps ce genre de situation nous plaisait, on trouvait ça marrant.

David  : On a appris en se cramant les mains, et on s’est pris des énormes branlées.

Olivier  : Oui, avec un son complètement disséminé, sans énergie ; et vu les petits instruments qu’on utilise… [limite des synthés jouets, NdlR]. Du coup on cherche aussi des techniques pour garder la saleté du son et compresser l’énergie.

David : La progression se fait très lentement, de manière pragmatique. Pour le moment on ne répète que deux heures par semaine, mais grâce à Mains d’Oeuvres qui nous met sur de nouveaux plans, on va peut-être passer intermittents et accélérer le rythme.

Etienne : Ouais, en même temps faut pas trop se fouler, on ne va pas s’épuiser (rires).

Olivier : Sans déconner là, on a plein de dates en mars-avril  en France, en mai aux US, au Canada en septembre et peut-être même en Chine où on sort l’album sur Hand Shake, et en Australie dans la foulée.

Revenons à l’album. David, tu «chantes» plus que sur le précédent.

David  : Oui, j’ai essayé de m’appliquer et Olivier m’a un peu mené à la baguette. En fait je suis nul pour faire des notes, je chante faux, mais bon j’essaie quand même.

Etienne : Oh c’est bon tu chantes bien, ça va.

Olivier : On a une théorie là-dessus : il fait du Sprechgesang, c’est un truc allemand proche du parlé-chanté.

Etienne : Allez, dis-le que t’as fais appel à un coach vocal (rires).

Tous les trois vous avez des side projects [David est dans Noyade, Etienne dans  Shake Shake Bolino et Bossom Divine, et Olivier dans Eyes Behind, NdlR], ça influence ce que vous ramenez dans Cheveu ?

David  : Oui, d’ailleurs c’est marrant : c’est là qu’on voit ce que chacun apporte au groupe, vers quoi chaque personnalité tend.

Olivier : D’ailleurs c’est limite un peu trop stéréotypé, les parties de chacun peuvent vraiment être clairement identifiées.

David  : C’est aussi là où l’on se rend compte du fonctionnement du groupe ; je dis souvent que Cheveu est un compromis entre trois univers, ce n’est pas quelque chose que l’on écouterait spontanément mais c’est ce que l’on joue. Tout le monde apporte ses sons sans trop de concessions, la seule obligation c’est le résultat au final, la bonne combinaison, il faut que ça sonne.

Etienne : Du moins il faut qu’on aie l’impression que ça sonne (rires), et puis assumer le truc autant que faire se peut.

David, la dernière fois qu’on s’est croisé tu me racontais que tu bossais avec des handicapés et des prisonniers, tu peux m’en dire plus ?

David  : A la base c’était un job alimentaire, je préfère faire des ateliers de musique que d’aller à l’usine. Avec Antoine Capet d’Entrisme on a mis en place un travail sur la noise avec des handicapés. Il y six kids déficients mentaux ou autistes qui font un groupe de noise, c’est vraiment intéressant parce qu’ils produisent spontanément ce que tu peux mettre des années à faire dans un vrai groupe, avec les mêmes ondulations et la même manière de communiquer entre musiciens. C’est d’ailleurs tellement pas mal qu’on en a fait un 45 tours qui va sortir sur Bruit Direct, où Olivier à déjà fait un album autour des ondes martenot [Accident de travail avec Julie Normal de Crash Normal, NdlR]. Sinon je travaille avec des SDF à Rennesk, on a monté un groupe d’emo punk, je ne perds pas espoir de trouver un label qui voudrait le sortir… La dernière chose, c’est avec des détenus de la prison de Bois d’Arcy où on a déjà joué avec Cheveu. Au départ c’était un projet de Cheveu que l’on devait sortir sur In The Red. Ça devait être un disque de hip hop avec trois autres groupes, The Intelligence, Pink Reason – les inventeurs du style Shitgaze dont on s’est parfois réclamé – et les Country Teasers dans lesquels on se reconnaît pas mal. L’idée a traîné pendant deux ans et finalement je l’ai reprise pour l’atelier en prison, chaque groupe file des instrumentaux et les prisonniers vont poser leurs voix dessus.

Mille est beaucoup plus sombre, plus mélancolique que le premier album ; c’est voulu ?

Olivier  : Ca doit être à force de tourner avec Frustration (rires). Après, on a un peu découvert tout ce qui est Cold Wave et ça nous a certainement touché. On a aussi rajouté pas mal d’echo sur les guitares et les claviers, ça donne un rendu plus lancinant.

Etienne : Les sons sont plus pâteux, et si tu rajoutes des violons, et bien il ne te reste plus qu’à te pendre, enfin c’est pas non plus le couloir de la mort (rires).

Et puis il y a cette étrangeté, une «fausseté» harmonique, vous bossez là-dessus ?

Olivier : En fait on ne s’en rend pas compte.

Etienne : Oui, ça sonne juste comme ça, c’est dans l’esthétique du groupe. C’est notre truc, on pisse pas droit.

http://www.myspace.com/cheveu

17 Comments

  1. Donnie

    28 février 2011 at 0 h 16 min

    « comme même »
    « cathartique »

    ça m’a fait rire du coup j’en ai oublié le reste de l’interview

  2. serlach.

    28 février 2011 at 0 h 33 min

    ah ouais sorry je suis une brèle là dessus

  3. JBWIZZ

    28 février 2011 at 7 h 25 min

    Très bien…. BON A TIRER

  4. coeurboo

    28 février 2011 at 15 h 05 min

    12 mars paris Ncaz

  5. Aldo

    28 février 2011 at 20 h 44 min

    chouette interview !

  6. Lou

    28 février 2011 at 21 h 05 min

    Intéressant personnage ce David…

  7. Matt Oï

    28 février 2011 at 23 h 43 min

    Genius!!!

  8. Matt Oï

    28 février 2011 at 23 h 48 min

    Un groupe de Shitgaze avec the Intelligence, Cheveu, Pink Reason en collaboration enregistré avec des prisonniers du Bois D’Arcy : mais quel talent!

  9. Nicolas Ker

    2 mars 2011 at 10 h 27 min

    David est l’homme le plus désespérement normal que que je connaisse. A mon avis, ça participe grandement au son alien de Cheveu.

  10. Nicolas Ker

    2 mars 2011 at 10 h 39 min

    Afin qu’il ne m’en veuille pas (tout le monde m’en veut en ce moment), je précise: David, tu me sembles tellement fatigué de voir les gens jouer aux freaks que finalement, tu es certainement le garçon le plus sensé et adhérant à la norme par son silence que je connaisse, ce qui te mène au final aux sommets du freak, en tout cas dans notre petit milieu indie sans grande ambition.

    Et je te le répète: fuck this shit, autant se prendre pour Orson Welles.

  11. flow

    2 mars 2011 at 10 h 53 min

    « David est l’homme le plus désespérément normal que que je connaisse »
    Oui, on peut dire ça de David AUSSI.
    Je pense que David est un être protéiforme qui est à peu près aussi « normal » que complètement « allumé », un doux-dingue aussi Diabolique qu’Angélique, un mec GENIAL en tout cas.

  12. flow

    2 mars 2011 at 11 h 00 min

    Super Interview qui reflète bien à la fois la personnalité des 3 membres du groupe et celle de CHEVEU.
    Mention Spécial à LA chute d’Étienne qui restera dans les annales du Rock, c’est sur !
    BRAVO les gars !
    je vous aime.
    mami.

  13. serlach.

    2 mars 2011 at 11 h 00 min

    j’ai surtout eu l’impression des mecs détendus dans leur rapport à l’extérieur, pas méfiants ( non pas que j’ai une envie d’être malveillant) et qui fonctionne vraiment à trois, c’est pas du bullshit et si David récupère un rôle de frontman, l’équilibre interne me parait très sain

  14. Nicolas Ker

    2 mars 2011 at 12 h 42 min

    Clair, ils en ont rien à carrer. A part de leur musique, il me semble.

  15. serlach.

    2 mars 2011 at 13 h 18 min

    dis donc mister ker tu nous le fais ce petit texte sur Mayhem
    tu m as vraiment accroché avec ça l’autre jour à la java

  16. Pingback: CHEVEU [INTERVIEW] ::: Une rencontre capillotractée | Gonzai

  17. Pingback: CHEVEU & LES MONSTROPLANTES – Beaub'FM

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