8 mai 2025

Un premier single vaudou post-punk pour Zonbi

Zonbi, c’est une approche militante aux couleurs afro-beat et musique racine haïtienne, occidentalisée comme du post-punk un peu no wave, qui s’ancre dans une démarche pluridisciplinaire initiée par l’artiste-plasticien Dimitri Milbrun. En exclusivité, retrouvez Ogou Feray, un premier single incantatoire qui sort à l’occasion du concert de Zonbi au mini-festival organisé par Lulu Van Trapp ces 9 et 10 mai au Point Éphémère à Paris.

Si Dimitri Milbrun était resté chez lui ou s’il avait eu un quelconque empêchement en cette journée ensoleillée du 6 septembre 2023, cet article n’aurait jamais vu le jour puisque Zonbi n’aurait jamais existé. Il aurait suffi d’un anecdotique contretemps pour qu’il ne passe pas pile à ce moment-là sur les abords du Centre Pompidou où performait, perché sur un cylindre de béton anti-stationnement, le saxophoniste japonais Shion Iwata.

Bouche bée devant l’intensité de la prestation, Dimitri décida d’aborder cet homme à demi-nu, uniquement vêtu d’un fundoshi et couvert de peinture rouge sang de la tête aux pieds. « Je suis passé devant une première fois, je me suis dit : “c’est quoi ce bordel ?”. Puis, je suis revenu pour assister à la fin de la performance, je trouvais ça trop beau. À la fin, je suis allé le voir pour échanger les contacts afin de se revoir. » Dès lors, un profond attachement se tisse entre les deux artistes : « Il était en séjour à Paris pour un an. Dans un premier temps on se retrouvait comme des potes, on allait boire des coups ensemble, je lui faisais visiter des coins ou on allait voir des concerts. »

Idylle éphémère pour vocation

 « Au fur et à mesure, l’idée de monter un projet et d’y inclure Shion me devenait assez omniprésente », indique Dimitri Milbrun. Sous son égide, un trio se forme. L’artiste-plasticien compose des textes engagés qu’il chante en créole, ensorcelés par le jeu de saxophone de Shion Iwata, le tout rythmé par une boîte à rythme – avant que la batterie ne soit attribuée à Ancelin Dinam – et Achille Bof à la basse. « À ce moment-là on souhaitait faire au plus simple, au plus bref, vraiment un truc cru », précise le chanteur de Zonbi. « De mon côté, il y avait cette volonté d’assumer ma part de créolité, d’assumer le créole non pas comme une langue exotique mais comme un moyen de m’exprimer autre que le français. Je me considère meilleur parolier en créole qu’en français et je me sens plus à l’aise avec cette langue avec laquelle j’ai grandi. Le choix de Zonbi comme nom de groupe s’est un peu imposé parce qu’on voulait un nom efficace, qui s’écrive vite et qui ait aussi du sens. Le zonbi est un être qui a perdu conscience et dont les agissements sont commandés par un bòkò qui le réveille, le charme. »

“Quitte à faire du post-punk, autant l’épicer”

Alors que son médium artistique de prédilection est le dessin, en termes de musique, Dimitri Milbrun n’était pas novice pour autant. Il s’était déjà exercé au sein d’un projet noise-punk qui lui offrit ses premières expériences scéniques. « J’ai ensuite arrêté pendant un long moment de faire du son parce que je ne me reconnaissais pas dans ce qui se faisait dans la scène musicale », confesse-t-il « C’était principalement du post-punk constamment façonné sur le même schéma avec des sonorités similaires. J’ai dit d’emblée aux membres de Zonbi : “quitte à faire du post-punk, autant l’épicer”. Aussi, dans le fond, j’avais un peu le seum parce que je n’arrivais pas à matérialiser mes idées. Je les matérialisais toujours mieux à travers le dessin. Qu’il s’agisse de mélodies et des tonalités, je les percevais surtout sous une forme imagée. Depuis ma rencontre avec Shion, tout un monde s’est ouvert à moi dans le sens où il m’a donné envie de me mettre au saxophone. »

 Alors que le séjour du voyageur nippon touchait à son terme, Zonbi enregistra leurs compositions pour garder une trace de cette aventure sonore multiculturelle. Elles forment désormais le premier EP, prévu pour octobre prochain. Peu avant son retour au Pays du Soleil Levant, le saxophoniste accompagna le chanteur artiste-plasticien dans l’achat de son premier saxophone puis dans l’apprentissage des rudiments. Lorsque Shion Iwata s’en alla retrouver l’archipel nippon, la question de la suite que prendrait Zonbi et sous quelle forme devint prégnante. « Je me suis mis à apprendre le saxophone assidûment et, au fur et à mesure, je me suis senti en confiance de le remplacer – du moins occuper une place qu’il peut toujours récupérer en revenant », souligne Dimitri Milbrun. « On avait quand même envie de rajouter de la guitare pour apporter une part mélodique aux morceaux et c’est là qu’est arrivé Simon Harel, guitariste du groupe. »

Nom militant pour chansons contestataires

L’orthographe choisie pour baptiser le groupe n’est nullement anodine et ne consiste en aucun calembour. « La figure du zombie telle qu’on la connaît est celle que les États-Unis ont propagée alors qu’ils occupaient Haïti au début du XXème siècle », indique Dimitri Milbrun. « Ils ont commis une politique de répression intense et ultra-violente pour asseoir une domination à la fois financière et autoritaire à base d’intimidations, d’humiliations, de meurtres et de viols. À ce moment-là, ils ont propagé aux États-Unis une image des Haïtiens semblable à des cannibales, qui pratiquent la magie noire et que, sur cette île, des morts vivants déambulaient dans les rues pour dévorer autrui. Tout le principe qui consiste à devenir un zombie suite à une morsure, à la base, c’est juste une idéologie ultra-raciste comme quoi si tu touches les Haïtiens tu deviens comme eux. L’image qu’on a du zombie dans la pop culture est complètement raciste et biaisée. »

 Zonbi, est ainsi l’orthographe la plus appropriée pour décrire cette figure de la culture vaudou. « Pour moi, donner ce nom permettait dans un sens de réaffirmer ce statut pour dire que ce terme nous appartient », tonne Dimitri Milbrun. « C’est à moi en fait, cela fait partie de mon histoire, je le porte dans mon sang. Il s’agit de mon héritage culturel et, de ce fait, j’estime tout à fait dans mon droit de posséder ce nom. Je veux ramener le zonbi à sa forme réelle et, le zonbi que l’on porte, c’est le zonbi créolisé et non le zombie à l’américaine. »

« La musique de Zonbi, je la vois comme une forme de bande originale de mes dessins »

Le nouveau groupe, qui décrit sa musique comme de la racine wave, inspirée par la musique racine haïtienne mais aussi par « Black Midi, Romeo Void, James Chance ou Fela Kuti », donne moins de cinq concerts avant d’être contacté par le musée du Quai Branly dans le cadre de l’exposition « Zonbis » consacrée à la découverte du mythe en Haïti.
Zonbi y est invité à s’y produire lors d’une soirée événement durant laquelle les participants sont incités à se déguiser en zombie. «
Au départ on n’était pas très chaud, ne serait-ce parce qu’il s’agit du Quai Branly », explique Dimitri Milbrun.

« Au final, on s’est dit qu’on jouerait mais qu’on n’allait pas oublier où on est. On se devait de porter avec nous les revendications de notre nom. Le Quai Branly nous avait demandé de transmettre nos textes pour les examiner avant la prestation. On a joué le jeu, on leur a envoyé les paroles mais ce qu’on ne leur avait pas dit c’est que la dernière chanson n’était pas celle qu’on allait jouer. J’ai écrit un discours sur notre point de vue, non seulement sur l’exposition mais sur l’événement en lui-même et sur ce qu’il représentait. J’y remets sur la table l’histoire du zonbi, d’où elle provient et en quoi cet événement nous dérangeait. Ce n’est pas contre les déguisements qu’on avait un problème mais sur le message que cette soirée véhiculait. D’un côté se tient une exposition qui est censée renseigner les origines de ce mythe mais d’un autre côté est organisée une soirée où les participants sont invités à reproduire une chorégraphie de Thriller de Michael Jackson en étant grimés en zombie. La majorité d’entre eux n’avaient d’ailleurs certainement pas vu l’exposition. Cette image du zombie est ancrée dans la pop culture, on ne prétend pas arriver pour la corriger mais on voulait que les gens soient au courant de ce biais culturel. »

Le groupe ne s’est pas défilé et Dimitri a prononcé son discours qui invective avec véhémence l’évènement de cette institution accusée de non restitution de biens spoliés à l’époque coloniale. « Heureusement que ça a été filmé par nos potes parce que le Quai Branly s’est refusé de nous envoyer des images de ce fameux discours », dénonce le chanteur-saxophoniste du groupe. « J’étais au téléphone avec les organisateurs de l’événement, l’appel a duré peut-être 30 minutes et pendant au moins une quinzaine ça me répétait que ce n’était pas de la censure. Ils nous proposaient de nous envoyer des passages où je ne chantais pas… mais ce n’est pas de la censure. »

Suite à ce concert, Zonbi s’installe sérieusement dans le circuit de la scène musicale indépendante. Le groupe est contacté par le label rennais Swish Swash qui leur propose de signer la sortie de leur premier EP en vinyle. Doggo Agostino, dans lequel Achille est membre et Ancelin collaborateur régulier, micro-label que son cofondateur au micro de Zonbi aime à considérer comme un collectif, se charge de la sortie digitale. Dans sa démarche pluridisciplinaire, Zonbi joue lors d’une exposition des œuvres de Dimitri Milbrun au Havre. Il est aussi invité en solo à performer au saxophone pendant un mois au Palais de Tokyo de Paris dans le cadre de l’exposition « Joie de Vivre » dans laquelle ses œuvres sont exposées.

Invocation 

Pour annoncer la sortie de leur EP, Zonbi a décidé de diffuser Ogou Feray comme premier single. L’intitulé n’est autre que le nom d’un loa, esprit vaudou. Les paroles s’inspirent de différentes prières vaudou qui appellent Ogou et aussi d’un poème dédié de René Depestre, écrivain et poète haïtien. « Pour nous, Ogou représente ce qu’on a envie de lâcher sur scène, cette espèce de fureur, de feu. Au-delà d’apparaître dans nos morceaux, je le représente aussi dans mes dessins. Il y en a énormément où on voit son vèvè, symbole tracé au sol pour invoquer le loa. »

Dans cette chanson, Dimitri aborde certaines tares de la situation haïtienne relatives à l’éducation, puisque l’école y est payante dans un pays des plus pauvres au monde :

« Les paroles traitent d’une frustration de la société haïtienne. Beaucoup ne lisent pas, n’écrivent pas, ne comptent pas. L’école est très difficile d’accès en Haïti, elle est réservée à celles et ceux qui peuvent se le permettre et, en général, à la fin, la plupart des diplômés s’en vont aux États-Unis parce qu’ils se disent qu’ils n’auront pas d’avenir dans le pays. Au fur et à mesure, au vu de ce qui s’y passe en ce moment, j’ai commencé à me faire à l’idée que j’ai peut-être indirectement écrit ces paroles à destination des politiciens haïtiens qui n’ont aucune considération pour leurs concitoyens, qui laissent le pays continuer à se démerder comme il peut sans avoir un accès pérenne à l’éducation, au savoir et à l’histoire même de Haïti. Les politiques y cherchent plus à se faire des thunes sur le dos des Haïtiens en permettant des deals lucratifs de je ne sais quelle merde avec les États-Unis qui nous crachent dessus, avec l’Europe, et à la fin ce sont les Haïtiens qui en pâtissent. Aujourd’hui, s’il n’y a même plus de président ce n’est pas à cause des Haïtiens, s’il n’y a plus de politique ce n’est pas à cause des Haïtiens, c’est parce que les politiciens haïtiens sont des putains de véreux qui ne comprennent pas leur peuple. Au lieu de se battre contre la France et les États-Unis, ils préfèrent baisser leur froc et se faire fouetter plutôt que d’aider les leurs. À l’heure actuelle, la France doit au moins 22 milliards d’euros à Haïti, c’est une dette coloniale que Haïti n’avait absolument pas à payer. Cet argent a servi à construire des putains de monuments en France alors que les Haïtiens sont en train de crever la dalle. Il y a eu un putain de tremblement de terre en 2010, ce sont les Clinton qui ont volé la majorité des thunes reversées aux ONG. Aujourd’hui, Macron ose dire que les Haïtiens sont cons parce qu’ils ont viré le premier ministre Ariel Henry qui est juste un ripou de mes couilles. »

La première partie du single Ogou Feray cible ainsi « ces gens-là ». Pour le reste, le chanteur invoque la divinité pour lui demander « de venir nous aider, nous guider dans cette forme de révolte ». « Au-delà même de Haïti, je pense qu’il y a un besoin international de faire face à cette montée de l’autoritarisme et du fascisme qui est un peu partout et qui prend une ampleur sans nom », défend-il. « La deuxième partie du morceau, c’est clairement un besoin de nous réveiller et de ne pas avoir peur de foutre le feu. Si les esclaves à Haïti ont pu le faire, pourquoi on ne le ferait pas ici ? »

Engagé jusqu’à la mine

« Sur l’illustration du single Ogou Feray que j’ai réalisée, j’ai fait tout une série de flingues et le dernier tire une balle, décrit Dimitri Milbrun. « Pour moi, l’essence d’Ogou peut se résumer à un gun : c’est en métal, ça crache du feu et tu ne fais pas la paix avec. J’avais besoin de le transposer à notre époque et d’une certaine manière de le moderniser sous l’aspect d’un flingue. » Dimitri Milbrun a néanmoins délégué à Tessa Kugel, son « senseï dans la pratique », l’animation consacrée. 

« La musique de Zonbi, je la vois comme une forme de bande originale de mes dessins », indique-t-il. « J’aime bien dire que pour les gens mes dessins sont figés, mais pour moi ils sont toujours en mouvement. Ce n’est pas qu’un dessin, c’est une seconde, un fragment de ce qui se passe dans la grande Histoire. Aussi bien dans Zonbi que mon autre projet Andy, la musique est la bande originale de mes dessins autant que mes dessins sont les films qui accompagnent les morceaux. » En tant qu’artiste-plasticien, Dimitri Milbrun trouve une grande partie de son inspiration dans la musique. Dès l’occasion, il s’est rapidement tourné vers l’illustration de pochettes de disques et de visuels pour écoutes dématérialisées. Il a ainsi conçu des visuels pour Bibi Club (où il contribue aussi au saxo alto sur you can wear a jacket or a shirt), Beat Happening et Mock Media.

« Dans mon travail aussi bien pictural que musical, je suis très marqué par la peinture haïtienne comme Rigaud Benoît, Hector Hyppolite, Hervé Télémaque ainsi que Luce Turnier, mais aussi beaucoup par la musique et la culture haïtienne. Toute l’identité visuelle de projets musicaux m’influence énormément. Je suis un grand fan de punk, de hip-hop, de jazz, de soul, et l’imagerie des covers d’albums est tellement efficace. L’illustration porte à elle seule énormément de sens, une mauvaise illustration ne donne pas envie d’écouter l’album. Avant même d’ouvrir le vinyle, avant même d’appuyer sur play sur les plateformes, c’est le premier truc que tu vois : l’image qui représente le projet. L’imagerie qui entoure la musique a toujours été un moteur et une source d’inspiration pour moi. »

À l’occasion du mini-festival organisé par Lulu Van Trapp, en plus de programmer Zonbi le 10 mai, le groupe a fait appel au talent graphique de Dimitri Milbrun pour concevoir l’illustration de leur reprise de Junior Murvin, Police and Thieves, diffusée en téléchargement gratuit sur Bandcamp comme un happening de 1er mai.  « C’est un morceau de Junior Murvin que je kiffe, repris par les Clash et maintenant par Lulu Van Trapp », précise Dimitri Milbrun.  « Je vois ça comme une filiation de contestation dans ce morceau. Il y a quelque chose que Junior Murvin dénonçait dans un régime oppressif en Jamaïque, dans une période extrêmement tendue. The Clash dénonçait aussi une forme d’oppression quand ils l’ont repris mais dans leur contexte et que Lulu Van Trapp dénonce aussi avec leur vécu. Pour cette illustration de Lulu Van Trapp, j’ai pris en compte cette filiation en rendant hommage à la cover originale du morceau de Junior Murvin. C’est ce que je voulais dénoncer à travers cette illustration : les flics volent, ils agressent, les voleurs volent, la police vole les voleurs, et ainsi de suite. C’est tout un système qui s’entretient. En soi, le voleur est-ce que ça fait de lui un voleur ou est-ce qu’il reprend juste son bien ? »

 

 Le choix de cette chanson comme reprise résulte de sa dimension engagée précise Rebecca, chanteuse de Lulu Van Trapp. « Nous avions joué cette chanson lors d’un événement à Césure consacré à la thématique : comment lier la politique et la musique. On l’a ensuite enregistrée de notre côté pour faire un truc maison qui allait avec une approche plus indé et un retour aux sources qu’on opère en ce moment. À travers cette reprise, on a un peu testé les nouvelles ambiances qu’on est en train d’amener dans ce qui s’apprête à être notre prochain album, actuellement en composition. Police & Thieves reflète certains chemins qu’on a envie d’emprunter. Travailler sur une reprise est un bon laboratoire. On a un peu réécrit certaines paroles. C’était à un moment où on pensait beaucoup au génocide en Palestine et on a un peu réarrangé le texte dans ce sens pour parler de cette situation. »

« J’étais à l’expo de Dimitri au Palais de Tokyo », relate Max, guitariste-chanteur de Lulu Van Trapp. « Il réalise plein d’œuvres avec des cochons déguisés en flics et ça faisait sens. Il y avait toujours ce truc de rebelle face à la police ». Manu, bassiste du groupe poursuit : « Zonbi ça déboite. C’était une bonne occasion aussi de ne pas mettre nos gueules pour nous vendre mais juste de mettre une œuvre d’art qui va avec l’œuvre d’art. » Et la chanteuse, Rebecca, de conclure : « On soutient aussi la démarche politique autour de Zonbi qu’on trouve super dans le paysage musical français. Avec l’illustration de notre reprise, ça pousse la collaboration et le propos politique encore plus loin. Dimitri a réinterprété la couverture originale de Junior Murvin et il a lui-même un discours politique très engagé. »

Retrouvez Zonbi en plus de Lulu Van Trapp, Lavender, Fetah, Oh Non, Bonnie Banane et Mila Dietrich ainsi que Bagarre et Die Klar (2Much) en Dj-set pour « Lulu Van Trapp & Friends », mini-festival qui se tient au Point Éphémère du 9 au 10 mai à Paris.

3 Comments Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

partages
Aller enHaut

Ca vient de sortir

Une discussion radioactive avec Rodolphe Burger

A 68 ans, l’inclassable électron libre du rock français décide

Angine de Poitrine, duo canadien aux gros poumons rock

Dans la famille des groupes masqués, on connaissait les Residents,

Neu! nous fâchons pas

L’harmonie derrière le rythme Motorik, c’est lui, mais si l’on