En général, les « super-groupes » se composent d’ex stars déclassés en deuxième division avec leurs propres groupes en fin de vie. Si la théorie se confirme encore une fois avec MIEN, au moins les membres de Black Angels, The Horrors et Elephant Stone ont trouvé une échappatoire brumeuse et pyrotechnique.

Logiquement, c’est l’argument marketing imparable. Plus fort que la compilation post-mortem ou l’album live : le super-groupe. D’autres sont déjà passés par là, s’y sont perdus. On pense à aux très mauvais Dead Weather (Alison Mosshart + Jack White), aux pas meilleurs Them Crooked Vultures (John Paul Jones de Led Zep + Josh Homme + Dave Grohl) ou encore aux passables The Good, the Bad and the Queen (Damon Albarn + le bassiste de Clash + Tony Allen). A chaque fois, c’est le principe de la photosynthèse : réunir des célébrités du rock pour leur faire baragouiner des gammes en studio, comme s’il suffisait d’additionner des vignettes Panini pour bâtir une Dream Team. Ca ne marche jamais, ou presque.

Le presque, ici, est représenté par MIEN. Un projet anglo-canado-américain réunissant quelques unes des étoiles des années 2000 grâce à un casting très « Que sont-ils devenus ». On y retrouve Alex Maas (Black Angels), Tom Furse (The Horrors), Rishi Dhir (Elephant Stone) et John-Mark Lapham (The Earlies) ; si le dernier de ces groupes ne vous dit probablement rien, vous avez certainement beaucoup à dire sur le premier (personne n’a jamais VRAIMENT aimé les Black Angels, si ?), le second (Le « Primary Colors » de The Horrors fêtera en 2019 ses 10 ans, et depuis ?). A priori donc, c’était donc la lapidation immédiate comme dans La vie de Brian des Monty Python, sauf que « MIEN », le disque éponyme est une bonne surprise.

Brumeux parce que capté alors que chacun des membres du super-groupe ne sait plus trop où aller avec son propre groupe, pyrotechnique parce qu’il est ici beaucoup question d’ambiances opiacées et de sitars magiques, l’album emprunte plutôt la voie anglaise, quitte à sonner par moments comme du Massive Attack ou du Portishead ayant laissé trainé une K7 des Lumerians ou The Oscillation dans le van de la tournée. Parfois on entend même du Radiohead en version indienne, mais sans les lamentations, c’est dire.

Comme tous les disques de super-groupe, le résultat ne brille pas par sa conscience, même si Odessey, sur la fin, relève un peu le menton. Au final, un album psyché gothique pas désagréable qui ne devrait pas trop vous faire honte dans dix ans, quand vous ferez vous même le point sur votre carrière d’acheteur compulsif. Pour Alex Maas des Black Angels, l’objectif était de créer un groupe qui aurait ressemblé « à la phase industrielle de Nico dans les années 80 mélangé avec George Harrison et Conny Plank ». On a vu et entendu pire et pour le coup, MIEN toujours mieux que rien.

MIEN // Mien // Rocket Recordings
https://mien.bandcamp.com/album/mien

3 commentaires

  1. ouah la vache les commentaires depuis quelque temps!
    ces onomatologhoré ont elles un sens caché?
    je suis en train d’imaginer des gars en train de baver sur leurs clavier, y’a un lexique pour comprendre le sens de ces hum phrases ?
    c’est l’effets de nouvelles substance qui provoque ?
    je suis largué là, sérieux coup de vieux, vous cassez pas le cul à rédiger suffit de ah our moi le nin tam pone suffit un argh!!!! il m’a mordu je suis foutu !

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