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17 septembre 2018

The Sha La Das : du doux Doo-wop

Pour la punchline ça ressemble aux Bee Gees mais visuellement, c’est plutôt les Soprano. Dans tous les cas, c’est une histoire de famille et le premier album de cette chorale pop est signé chez Daptone.

La légende raconte que William Schalda Sr., le patriarche de la famille, a failli devenir célèbre. C’était dans les années 60 avec The Montereys et une poignée de singles tels qu’on les imaginerait jouer au générique de fin d’un épisode de Mad Men spécial Noël. Le premier miracle n’a finalement pas eu lieu, et William a fait trois enfants.

Le second en revanche, est en train de se produire. Cinquante après. Avec ses trois garçons aux voix d’anges, William Schalda Sr sortira le 21 septembre un album familial, collégial, original (rajoutez tous les mots en –ial) où l’on entend la bande de Staten Island chanter comme au vingtième siècle, avec le cœur, sans chichis ni autotune et tout en donnant l’impression que The Drifters leur souffle dans le dos pour les pousser sur le bon chemin. C’est pleinement réussi. Tous les codes du Doo-wop sont au rendez-vous, et fusionnés avec grâce dans du beurre de Soul, voire dans de la bonne pâte pop (le titre Just for a minute rappelle fortement CSN&Y)

Bien que muni d’un nom à coucher dehors, Sha La Das n’en est pas à son coup d’essai. La famille chantait jadis dans les chœurs de feu Charles Bradley ; quant au producteur Thomas Brenneck, il s’est notamment illustré sur le « Back to black » d’Amy Winehouse. Bref, si vous cherchiez un disque gorgé d’ondes positives à écouter sans arrière-pensée, et chanté avec une parfaite justesse et sans plagiat, « Love in the wind » est le disque parfait pour s’évader et oublier la rentrée. Attention à ne pas choper un rhume dans votre décapotable mentale.

The Sha La Das // Love in the wind // Sortie le 21 septembre chez Daptone (Differ-Ant)
https://daptonerecords.com/artists/shaladas/

 

 

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