À l’omniprésente sévérité ondulatoire de la rythmique. Aux superpositions d’effets en abîme à faire passer Cluster pour un groupe de folk. Au son de basse à matérialiser en gros cubes bourdonnants aux angles arrondis. À l’inexplicable reprise cheesy de Julian Cope façon Sigur Rós reprenant Spiritualized avec un métronome et l’orgue de GarageBand. Aux craquages psychédéliques façon Leary communiant avec les esprits de la montagne suisse pendant l’enregistrement de 7up. À la tonalité indiscutablement noire — et rouge sombre — de l’ensemble.

Pourquoi acheter des vinyles neufs en 2007 ? Pour mieux se rendre compte que rares deviennent les albums à écouter autrement que sur un iPod — soit sachant donner envie de se lever pour la suite trois fois par heure et faire une croix sur le bouton “>>|” —, voir les artefacts de compression JPEG sur une pochette conçue pour le 12 par 12 et se dire que le temps n’altérera pas le précieux sillon de musique jetable. Pour se la jouer, aussi.

Out Of Phase mérite, et ça ne va pas de soi, d’être un disque. Un objet entier et précieux. Le compagnon d’une heure d’impuissance librement consentie. Au fond rien de plus qu’une bête histoire de longueurs d’ondes et de fréquences. L’amplitude comme artifice inutile quand l’unité de base est le morceau pop. Pas de montées, de descentes ou autres sous-titres émotifs pour musiques abstraites. Juste de courts cycles de répétitions en fractales et l’abrutissement comme condition à tout le reste.

À l’omniprésente sévérité ondulatoire de la rythmique. Aux superpositions d’effets en abîme à faire passer Cluster pour un groupe de folk. Au son de basse à matérialiser en gros cubes bourdonnants aux angles arrondis. À l’inexplicable reprise cheesy de Julian Cope façon Sigur Rós reprenant Spiritualized avec un métronome et l’orgue de GarageBand. Aux craquages psychédéliques façon Leary communiant avec les esprits de la montagne suisse pendant l’enregistrement de 7up. À la tonalité indiscutablement noire — et rouge sombre — de l’ensemble.

Alors quoi ? Kraut-funk-noisewave ? Psychédélisme noir ? Je pense que je m’en fous un peu parce que, même si je classe encore mes disques par style : A- Toutes les sorties DC Recordings vont à la suite les unes des autres, B- Les disques de chez DC et leurs pochettes par le collectif La Boca n’ont de place qu’affichés sur mes murs. Tout est dit. Ah, aussi, je voue un culte sans bornes aux orfèvres déséquilibrés qui font durer des albums de bout en bout métronomiques très exactement 56 minutes et 56 secondes.

The oscillation // Out of phase // DC Recordings
http://www.myspace.com/theoscillations

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