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8 mars 2009

THE MAGNETIX
Positively negative

Sale comme un sexe mal lavé, nauséabond comme un camp de roumains sur le périph’ et bruyant comme un troupeau de poissonnières, le nouveau disque des Magnetix peine à être entendu. Non pas qu’il soit dur à l’écoute. Non. Le problème de Positively Negative ? Il rappelle à toute la classe moyenne du rock qu’un placement produit sur Guitar Hero n’a pas la même valeur que la sueur des fondamentaux.

Oh je vous vois venir : « Bester critique les groupes français tentés par les synchros et Guitar Hero, mais ne les cite pas ». Bah si : Naasts, Hushpuppies, Stuck in the sound. Le renouveau de la rage hexagonal, vu d’ici, est désarmant de pauvreté. « On veut du rock sans guitares », nouveau letimotiv des directeurs marketing chez MCM, où comment baisser l’ampli par peur des plaintes du voisinage.

Magnetix, le duo bordelais, se contrefout de ce principe révisionniste, et balance la sauce en facial. Du mauvais gout, il en est rempli, le larsen vomit sur toutes les pistes et Mort clinique s’écoute à fond dans le casque en se curant le nez, bière à la main. Sans complexes franco-français con-con. Souvent inécoutable à faible dose (Third eye et son mantra insupportable) Positively Negative c’est un peu de bière diluée sur le gentil bourgeois, Gene Vincent ressuscité pour te foutre la fessée, et une grosse rouste sur tes idées préconçues. Sur Nonsense, dernier titre, c’est Rita Hayworth, les Cramps et les Shades dans un même élan, sans distinction des époques. Plus de brainstorming. Du rock, point, pour tous les copains.

A ceux qui s’étendent en nostalgie lettrée sur le désert du rock en France, merci de fermer Rock’n’Folk, merci d’éteindre la TV, merci de débrancher vos cerveaux, merci d’enfiler un vieux T-Shirt crade et le slip délavé, la fureur au bout de la rue, c’est encore possible.

The Magnetix // Positively negative // Born Bad

http://fr.myspace.com/themagnetix

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