« Bad Kids, ain’t no college grad kids, product of no dad kids » chantent à tue-tête les moustaches anciennement pré-pubères des Black Lips dans le poste radio. A la fenêtre le monde explose comme en chaque fin d’après midi. Les voitures à l’arrêt grondent et les rues fourmillent de personnes pressées, fuyant le passé et se jetant à bras désespérés dans un futur plus calme qui n’existe pas.

La fumée de ma cigarette danse, pour moi qui suis là, allongé, les lèvres serrées, essayant tristement d’esquisser le sourire d’antan. Elle est partie. Sans dire au revoir. Je me suis réveillé et le lit était froid comme dans les comédies dramatiques. Comédie Black Lips. Intrigue dramatique. Je choisis le rire et la danse. Les meubles oscillent en formes effrayantes sur les murs. J’augmente le son pour rejeter les monstres de la solitude. Je glisse dans mon gosier les fonds de verres de la veille. Good Bad Not Evil terminé. Ainsi parlaient les sages dégueulasses qui s’embrassent en public. 200 Million Thousand n’est pas adéquat pour lutter contre la frayeur qui remonte mon système digestif. Arabia Mountain est le trou normand de cette histoire à digérer. Frais, fort, exaltant et excitant. Ils ont bon goût à Atlanta. Je me relève d’une chute minable sous la table. Danse idiote et valse au hasard de ta clope qui se consume. Écoute-les se friter avec la triste réalité, écoute-les ceux qui rient des cœurs brisés, des maladies, de la laideur, du ridicule, des pédophiles et des revendicateurs. Que la journée ne s’arrête pas et que la nuit ne déballe pas sous tes yeux écarlates son stand de souvenirs tranchants. La fête commence et la porte est fermée à clef. Personne ne rentrera dans cette ronde solitaire crasseuse et garage.
Encore une fois, entends-les, Ty Segall, Tv Ghost, Strange Boys, tous ces disques spectateurs de ton rituel thérapeutique. Ton cœur ne bat plus, il est parti loin dans un monde flottant, virtuel et intemporel. La voisine du dessous tape avec son balai et tu sautes de plus belle. L’été arrive ! Tout le monde au rosé, et au barbecue les sentiments. Que l’amour crève, place à la parade juvénile du monde contemporain. Demain tu ne sortiras pas de chez toi, après-demain non plus, ni le jour d’après. Les murs se resserrent et tu chantes à tue-tête, toi aussi.

Plus d’infos sur http://casbah-records.com/

Ecoutez rock à la casbah – pop tension!

4 commentaires

  1. les casbah boyz, vous devriez jeter une oreille sur XVIII records qui sort le noueau yussuf jerusalem et catholic spray, enfin si ce n’est pas déjà fait
    bonne émission
    ps: mouai le nouveau hunx…

  2. pas convaincu par le tournant sentimental de Hunx and his Punx?

    Merci du conseil pour Yussuf, effectivement ça nous intéresse.

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