Mick Collins est l'artiste à qui l'on doit, si on est collectionneur, le plus de migraines. Son éclectisme est un véritable calvaire pour nos névroses maniaques. Comment le classer ? Chronologique, Thématique, Alphabétique, ... Cette question doit en hanter plus d'un. Autant vous le dire tout de suite, le plus simple serait de consacrer un casier entier à la carrière du natif de Détroit. Inclassable.

Imaginez : votre bac des nineties hébergerait les Blactop et King Sound Quartet alors que le rayon garage sixties (tendance sauvageon) accueillerait les trois perles des Gories sorties fin des années 80. Vous trouveriez également les Voltaire Brother à côté de disque de Funkadelic et George Clinton sans oublier les incursions du monsieur dans quelques BO du film.

Après cette entrée en matière, on peut aborder l’épineux problème du classement de son groupe The Dirtbombs. Formé dans les années 2000 avec comme unique but de consolider les sections rythmiques (2 basses et 2 batteries) et de produire des singles. On peut donc trouver du Dirtbombs dans le bac de soul garage (“Ultraglide in black”), de techno danse expérimentale (“Party Store”) ou de garage rock’n’roll (“We have Surrounded”). Cette émission rend un hommage appuyé à ce grand bonhomme du rock’n’roll. L’occasion de découvrir son nouvel album “Ooey Gooey chewy Ka-Blooey!”, album rempli de mélodies guimauve collantes mais tubesques, que l’on rangera au côté des disques de pop british Bubblegum. Mick Collins s’impose donc comme la barbapapa du rock’n’roll.

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