17 septembre 2011

RADIO GONZAÏ #11
Destination world music

Comment passer à côté d’un concept aussi surévalué et marketé que celui annoncé comme étant musique du monde ? Et d’abord qu’est-ce au juste ? Tout dépend du point de vue d’où l’on se trouve. Un Camerounais normalement épris de makossa devrait trouver les orchestrations 60’s de Michel Colombier très exotiques, c’est évident, et un bon disque reste un bon disque, d’où qu’il vienne (voire de nulle part, tel le bien nommé I Hear A New World de Joe Meek). Son contraire est aussi valable : une daube reste une daube, pour preuve Johnny Clegg, les productions Real World où les artistes du label – au son déjà allégrement tronqué par le couillon numero uno Peter Gabriel – n’ont rien à envier à Francis Cabrel et sa poésie pour paysans.

Bon, Johnny Jet s’était ramené de Turquie, le bock en bois coiffé d’un fez rouge brique, avec un disque assez surprenant : une compilation authentiquement pop, pleine de furieux massacrés au kif, un artefact somme toute jubilatoire donnant ici le coup de feu pour deux heures de voyage chic et typique. L’équipe de choc Radio Gonzaï s’est donc empoignée autour de la table, exhibant obsessions personnelles, plaisirs coupables et trésors enfouis à écouter par temps maussade, parce qu’un été, même indien, ne dure jamais.

Emission écoutable/téléchargeable sur notre compte Soundcloud, et toujours le podcast Itunes en cliquant ici.


partages
Aller enHaut

Ca vient de sortir

On a parlé Dolce Vita et lutte des classes avec Bernardino Femminielli

Avec son dernier album Mémoires d’un Auto-Sabotage, Bernardino Femminielli chante

Gilb’R : « Être encore là 30 ans après, c’est miraculeux »

Infatigable travailleur en dilettante, le patron de Versatile a décidé

Plage de Rock : et si on allait à Saint Trop’ cet été ?

C’est quoi ce festival où tu peux écouter Dry Cleaning