Polly Jean / John Parish, couple rock cherche inspiration.

Quelle excitation ! Un peu comme une V.I.P. (une première pour moi),

Polly Jean / John Parish, couple rock cherche inspiration.

Quelle excitation ! Un peu comme une V.I.P. (une première pour moi), on m’offre en exclu (française, mondiale, interplanétaire ! Pardon je m’emballe un peu) l’écoute du nouvel album de Polly Jean, l’ensorceleuse du Somerset, l’anglaise qui revient, guitares au plancher, avec son vieux gourou John Parish aux manettes.

D’office, je m’installe, cherchant la position idéale. Assise, trop raide. Couchée, trop détendue. Debout, trop fatigant. Je me décide pour vaguement alanguie sur mon canap, je monte le son et PLAY…A woman a man walked by. Dix titres. 38’07 minutes. L’anglaise reprend le manche (de guitare) pour montrer que définitivement le rock n’est pas qu’une histoire de mâles en rut, oui, une petite brunette peut balancer du son, et du bon.

Morceau bien rock, Black hearted love sent le tube. Mémorisable facilement (je suis un lemming et pourtant je peux encore la fredonner) et peut-être un peu trop facilement d’ailleurs… et alors que je lutte pour ne pas chanter à tue-tête le nouveau single (très accrocheur), 16, 15, 14, je me rends compte que j’y suis. Texas. Stetson. Chaleur étouffante d’accords rêches, voix plaintive, folk excitée et excitante. Puisque c’est ça, je relance la piste Car quand on aime on ne compte pas. Et puis j’adore les repeat.

Je me remets de mes émotions avec Leaving California, ritournelle veloutée. Pas mal, mais pas franchement originale. Avec les deux suivantes (The chair et April), je me dis que la position horizontale s’avère bancale, car les balades sirupeuses, molles, pas très ambitieuses suintent le cri de chat étranglé. Cela me touche moins que la voix brutale et rocailleuse. Dommage.

Et puis The crow knows where all the little children go m’alpague de nouveau. C’est rugueux, agressif. Une battle guitare/piano s’engage, un solo contre un autre, tout l’univers instrumental de PJ est là. Prise par derrière (sic), The soldier, berceuse dans la lignée de White Chalk me fait chavirer. Beauté sombre, mélancolie. Cette septième piste est un bijou dans un écrin minimaliste. Merveilleux…

Interlude quasi punk, Pig will not démarre. C’est un changement drastique. Le rythme est saccadé, la voix saturée et soudain l’envie de hurler OUH OUH me saisit (vous comprendrez en écoutant). Mille feuilles sonore, nappes de piano, en sourdine un bon riff électrique. Mélange de classicisme et de rock, Polly Jean fait s’affronter ses deux instruments de prédilection. Woman/Man. Tout est dans le titre.

Cracks in the canvas vient clore cette écoute. Impression d’être dans un film de Lynch. Plus sonore que musical, expérimental que pop/rock. Plus PJ que Harvey?

Patchwork des influences hétéroclites de Mademoisell Harvey, A woman a man walked by ressemble à un cadavre exquis, où se côtoient pêle-mêle la guitare rock, le chuchotement fuyant d’une mélopée et le piano classique. Sorte de résumé des épisodes précédents en accéléré, cet album ressemblerait presque à un best of d’inédits balayant sa carrière de 1992 à 2007. Peut-être une façon d’updater le « déjà fait »pour ouvrir de nouvelles brèches dans les flancs du rock.

Il paraît que le prochain est déjà écrit. Après avoir longtemps cherché des réponses dans son ego, PJ semble avoir (re)trouvé un alter avec qui (dé)chanter.

Pj Harvey // A woman man walked by // Island

http://www.myspace.com/pjharvey

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21 commentaires

  1. mais quelle fastidieuse chronique, compassée, consternante d’inconsistance et emplie de clichés exténués ( le truc de l’écrin, là) .Impression de traîner dans une salle des profs, un lundi matin morne et blafard…Et qu’est ce qu’elle en pense, la dame, de la syntaxe de LFCéline et de la ponctuation de Bernhard? Enfin, un qui a toujours eu une belle conjugaison et une grammaire impeccable, c’est bien Morrissey. Franchement, on est pas obligés de choisir le style ou la syntaxe, hein, on peut faire les deux…ou juste le style, aussi…Ou…

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