Cinq ans après "AM", album aussi flemmard que son titre, Alex Turner et ses camarades de classe reviennent avec "Tranquility Base Hotel & Casino", aussi excitant qu'un rail de cocaïne, et qui se révèle au fil de ses 11 titres tout aussi illusoire.

Mes chers internautes. L’heure est grave. Je détiens entre mes mains un produit d’une extrême rareté, le concept pseudo novateur d’un projet sans promo aussi excitant qu’un bol de chips dans le plus pourri des bars de quartier. Il y a quelques semaines déjà, mon enthousiaste vis à vis du retour des Arctic Monkeys était déjà bien fragilisé. En effet, difficile de se rassurer à la lecture de la critique du NME le décrivant comme un album « croony » et « teinté du piano d’Alex Turner« . Le pire était encore à venir.

Confession d’un crooner à la dérive

Le ton est donné dès les toutes premières paroles de Star Treatment à l’ouverture de l’album : « J’ai toujours voulu faire partie des Strokes, maintenant regardez la merde que vous m’avez fait faire ». Le genre d’annonce qui fait sentir que, paradoxalement, c’est déjà la fin. L’écoute de l’album est étonnamment longue, une épreuve, chaque fin de chanson nourrit en moi l’espoir d’une quelconque émotion lors de la suivante. Après une première écoute franchement déprimante, mon moral est aussi tranché que la politique de Mélenchon.

Une pub pour Grucci ou Dolce & Grabataires

J’entends déjà le peuple se faire l’avocat du diable et s’écrier que tout le monde évolue, que l’album est un concept qui a son intérêt. La vérité, c’est que le peuple est con et nostalgique, un peu comme ces mauvais professeurs de musique qui dégoutent les plus jeunes en prenant Metallica comme référence. Alors non, un « bon riff de grattes » n’est pas un élément indispensable au succès d’un titre « bien rock ». En tant que fan il est totalement permis de trouver un album foireux et ce n’est pas grave. Inutile pour les fans de s’épuiser à rappeler l’historique du groupe et ce qu’il a apporté au rock alternatif à l’échelle mondiale.

Difficile en 2018 d’écouter pendant une petite heure la crise identitaire d’Alex Turner. Avec ce nouvel album, on est à mille lieues de la fougue des jeunes Anglais qui avaient guidé la jeunesse vers le bon goût. C’était pourtant pas gagné d’avance. Ne remuions pas le couteau dans la plaie en repensant à des titres tels que Brainstorm, I Bet You Look Good on The Dancefloor ou encore Fluorescent Adolescent.

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Déclarations et autre crise existentielle

Au delà des pleurnicheries et des remises en questions de Turner, l’album est maintenu en respiration artificielle par des titres tels que Golden Trunks, Four Out Of Five ou encore son titre éponyme en milieu d’album. Même si le petit Alex s’est quand même bien inspiré de sa collaboration avec l’ami Miles, on sent bien toute la détresse de la section rythmique qui fait ce qu’elle peut. Et le peu d’engagement de l’album me donne envie de redonner une chance aux derniers albums des Strokes (que le monde avait jugé trop « pop » pour l’époque).

« Tranquility Base Hotel + Casino » est un bouillon plus ou moins dillué de piano un peu foireux, de rythmique un peu mou du genoux et de canons de voix carrément ringards. La moitié de ses titres se ressemblent avec toujours la même formule :  50% pleurs
50% The Last Shadow Puppets (eux mêmes très inspirés par des choses bien cool). Dans le rayon des mecs désespérés et desespérants, Alex Turner se verra sûrement voler la vedette par Cameron Avery, autre chanteur sous Xanax lors de la tournée mondiale des singes de l’Arctique (on aurait dû se douter de quelque chose quand même).

Bref, écouter cet album et tenter d’y adhérer complètement reviendrait à boire une bière chaude en plein cagnard, ça n’a pas vraiment de sens. Je laisse néanmoins la France se faire son propre avis avec, je l’espère, un peu de recul et de sens critique.

Arctic Monkeys // Tranquility Base Hotel + Casino // Disponible depuis le 11 mai

 

10 commentaires

  1. le haut du panier de crabe des groupes pseudos indé que sont les suceurs de roue de Arctic Monkeys,arcade fire ,franz ferdinand,metronomy ,lcd sound machin et consorts , C’EST DE LA MERDE EN BARRE 78 CARATS

    1. Mettre dans le même panier (de crabeS) metronomy et LCD soundsystem devrait permettre au reste de l’Océan d’avoir une idée de la qualité de ton oreille.
      Tu fais une belle langouste, tiens.

Répondre à stein jouait avec BLONDIE- Annuler la réponse

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