Saluons Jacques Duvall. Parce qu'il permet à toute une bande de scribouillards de s’encroumoner à remplir

Saluons Jacques Duvall. Parce qu’il permet à toute une bande de scribouillards de s’encroumoner à remplir des papiers aussi vides que ma Duvel avec des collaborations dont tout le monde se fout désormais. A part pour se gausser d’aimer un homme de l’ombre, culte et soi disant célèbre en récitant wikipedia/le dossier de presse. « Mais si, Banana Split, bande de cons ! »

Depuis Hantises, Duvall s’est remis à foutre des coups plutôt que distribuer des sucettes aux gamines, alors vous feriez mieux d’arrêter de fantasmer sur le retour après les « hits », fainéants ! Et vas-y qu’on recopie le papier accompagnant le disque qui à défaut de sentir le vieux, sent le mort. Jugez plutôt : Alain Z. Kan, T. Rex, Gainsb’, Dylan… Ah non, lui vient de sortir un nouvel album. Mais si on en parle ici, c’est parce que Jacques Duvall adapte Just Like A Woman. Genre Marie Laforêt et Etre à vous, quelle horreur ! Il en fallait bien une, me dis-je pour me consoler.

Pour résumer Le cowboy et la call-girl en donnant de l’image aux sourds plutôt qu’une lecture du dossier de presse aux aveugles, c’est un loup-garou qui porte un chapeau rose, paie sa bouteille de champ’ et joue des percussions pour impressionner la call-girl sur les chansons malades de Curtis Mayfield, Françoise Hardy et… ouais, allez, Dylan. Ca m’fait mal de le dire, dès que je vois Dylan écrit quelque part je pense à Steely Dan, t’imagine l’horreur Lecter! Sauf que Jacques les bouffe tous, si on peut dire, en faisant cuire à point son humour découpé à la scie mécanique sur les fesses de la call-girl. Et fournit au final des ambiances plus que des images. Des rues pavées aux fauteuils en velours des bars du boulevard, il n’y à que quelques blocs si on ne glisse pas en chemin.

Est-ce que Le cowboy et la call-girl fera reprendre forme humaine à Jacques Duvall sous les rayons des disquaires et du succès? Je n’y crois pas. Et j’ose espérer pour le plaisir de l’auditoire qu’il préfère continuer à asséner ses comptines sordides à ceux qui veulent bien l’écouter. Les autres seront mordus, un jour ou l’autre.

Jacques Duvall // Le cowboy et la callgirl // Freaksville rec.

http://www.myspace.com/phantomfeatduvall




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