Considéré (à tort ou à raison) par les experts de la profession comme l’un des piliers de la scène indie canadienne, le sextet de The Luyas est surtout du genre discret à côté des bruyants membres d’Arcade Fire. Trois albums en onze ans d’existence, et toujours le même questionnement sur ce groupe impossible (comme la Picardie) à placer sur une carte.
Pour ce nouvel album produit et mixé par Jace Lacek des Besnard Lakes, un petit virage Grace Kelly à l’horizon avec plus de rythmiques nerveuses (on disait kraoutroque dans les années 2000) collées sur des compositions qui font plus penser aux High Llmas ou à Stereolab qu’à tous les groupes canadiens dont on a oublié le nom depuis leurs albums de la maturité complètement foirés.
Comme le pouvoir des médias est devenu bien peu de choses, on vous laisse vous faire votre propre avis sur la question dès maintenant. Mode d’emploi : posez un RTT, appuyer sur play, allongez-vous sur votre sofa Ikea et surtout, ne coupez pas avant la fin du huitième morceau. Cela devrait vous permettre d’enrichir votre argumentaire au delà du très classique « c’était pas mal mais j’ai décroché après la troisième piste ».
The Luyas // Human Voicing // Sortie le 24 février chez Paper Bag.
En concert à Paris le 23 avril au Mo’fo festival.