Envie d'avoir envie. Le bonheur, c'est parfois simple comme un coup de fyl. Voilà les deux titres de chronique auxquels tu viens d'échapper. Passons maintenant aux choses sérieuses, un très bon disque de pop est arrivé. Et non, ce n'est pas celui de Blur.

Rédiger une chronique de disque revient souvent à s’appuyer sur les 3 piliers fondateurs de l’affaire : la musique (tous les superlatifs sont permis, c’est l’école Inrocks, et l’idéal est d’éviter toute forme d’humour potache, là c’est l’académie Magic Rpm), le look du groupe (quand il en a un parce qu’il devient très compliqué de distinguer un groupe de hipsters d’une bande de Bordelais chaussés de Mephisto à glands), et enfin le label (quand il ne s’appelle pas Bandcamp bien sûr).

Et Happyness dans tout ça? Warm gun ou pétard mouillé?

Niveau look, RAS. Trois gamins du sud de Londres qui dégagent tout sauf une image de popstars en puissance ou un mode de vie rock’n’roll. On s’en fout et l’habit ne fait pas le moine, me disait encore un confrère lors d’une soirée échangiste chez sa mère. De toute façon, le look, l’attitude, c’est bien mais ça passe moyen en MP3 dans les transports en commun. Alors on absout le groupe de ses péchés textile et on passe à la suite : son centre d’hébergement.

Le label, c’est Moshi Moshi records. Monté en 98 à l’arrache par trois potes passionnés qui bossaient dans des majors (c’était le bon temps selon certains, et l’âge de pierre selon d’autres), ce nano-bidule est passé à la vitesse supérieure le jour où il a eu la bonne idée de sortir les premières références de groupes comme Hot Chip ou Bloc Party (A ce stade de ma douloureuse chronique tu as le droit de partir momentanément vomir pour mieux revenir). Il y a dix ans, ce label devient un full time job pour les compères visionnaires qui développent également une branche management qui séduit encore Metronomy (ça fait beaucoup de y tout ça, au final, mais c’est cohérent). Depuis, Allo Allo records (traduction certifiée Google trad) a fait son chemin et sort régulièrement des bons petits disques, assez peu soutenus par des médias pourtant à la pointe comme Jogging international ou Jardin facile.

Et la musique? Figure imposée : le recours aux références faciles. Sur « Weird Little Birthday » gambadent main dans la main quelques titres aux relents de Weezer ou de Pavement de la grande époque. Tout ça pour ça? Non, car sinon je ne me serais pas cassé le postérieur à pondre ces quelques lignes au saut du lit (lignes qui en passant ne servent à rien si ce n’est à te donner envie d’appuyer sur Play sur l’écran du dieu Youtube qui doit être dans le coin)…Ed Harcourt, le Jack Bauer de la pop, fait une apparition réussie sur Pumpkin noir. Espérons qu’il retrouve rapidement la boussole et la carte qui lui permettront de regagner le territoire de la « pop chialade » qu’il maîtrise comme personne. On y entend aussi du Sparklehorse, des ballades lacrymales, du Wilco période « Summerteeth », etc… Sans entrer plus dans les détails (car non, je ne veux pas spoiler cet LP et te gâcher le plaisir de faire glisser la petite culotte en plastique qui étreint encore le disque physique), je vais résumer ce truc en une seule phrase : ce disque m’a donné envie d’en parler. Direction la douche.

Happyness // Weird Little Birthday // Moshi Moshi records
https://www.facebook.com/Happynessmusic

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3 commentaires

  1. Oui, c’est très étonnant cette citation de Prefab Sprout. Comme si Paddy veillait sur le groupe. Et sur nous tous. Bon, je me remets au tricot, moi puisque tout le monde semble se foutre de ce disque. A tort. Bordel, le truc à zéro étoiles dans Magic et se fait défoncer. Pourquoi tant de haine alors que Soko enfile les clichés au kilomètre? Même ma mère n’en dort plus la nuit.

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