Vendredi 3 avril. 17h30. Si n'était mon retard, c’est d’un pas lent trahissant mon manque d’enthousiasme que je pénétrais le Bataclan où Ghinzu se pr

Vendredi 3 avril. 17h30. Si n’était mon retard, c’est d’un pas lent trahissant mon manque d’enthousiasme que je pénétrais le Bataclan où Ghinzu se produisait ce soir. Mais comme je cours toujours après le temps comme un lapin de conte de fée et que les quelques minutes précédents chaque interview continuent à me faire stresser, c’est en courant que je m’y engouffre. Il n’y a pourtant pas le feu ! 15 minutes plus tôt j’apprenais que je n’interviewerais pas John Stargasm.

15 minutes plus tôt, comme un môme excité à l’idée d’affronter enfin le boss de fin, je me faisais une joie de rencontrer l’âme de Ghinzu. Je n’étais pas pleinement convaincu par Mirror Mirror, leur nouvel album, je le trouvais moins bon que son prédécesseur, ce que je pense toujours même si depuis, installant son propre mood, il est remonté dans mon estime, mais c’était de bonne guerre. Car le problème était là : comment faire mieux que Blow ? Cinq ans plus tard, ce disque justifiait encore la rencontre. Mirror Mirror en surlignait plus que jamais l’insolente perfection. Comment s’en remettre, qu’on soit l’artiste ou le fan ?

Je voulais savoir et pour ça c’est lui qu’il me fallait, John Stargasm. Frontman et tête pensante du groupe, c’est lui qui détient vision et sex appeal. Lui sur lequel on en apprend de belles en un simple clic sur Wikipedia. Son vrai nom est John David Israël et John David Israël est un winner de première. Il possède Dragoon, « label de disques sur lequel il a édité en 2006 le premier album du groupe rock Montevideo, dont il est également le producteur ». C’est aussi un publicitaire connu, notamment pour ses campagnes Eastpak. Un homme dont la win est de famille (« Il est le neveu du célèbre couturier et créateur Olivier Strelli ») et aussi dans celle de son épouse (« Il est marié depuis 2000 à Olivia Bodson, fille de l’homme d’affaires et politicien belge Philippe Bodson »). En gros, ça plane pour lui. Rien qu’avec ça (l’idée du businessman tranquille qui a quand même le rock aux tripes) j’aurais pu faire une bête d’interview. Mais non.

17h15. Coup de fil de Barclay : « Sylvain, tu n’auras pas John mais Mika ». Mika ? « Oui, le bassiste ». J’attendais le grand architecte, on me refourgue le maçon. Et on me dit que j’ai du pot parce que les mecs sont tellement crevés qu’ils ont annulé presque toutes leurs interviews, mais pas la mienne. » Oui, mais comme c’est dans la tête de John que je voulais entrer et pas celle du bassiste autant dire que c’est comme si mon interview était annulée. J’ai regardé s’évanouir d’un coup les trois quarts de mes questions. Celles censées faire le sel du truc.

« Tu parles pas mal de sexe dans tes textes, ta nana kiffe ? En fait tes textes oscillent pas mal entre romantisme béat et pulsions bestiales, pourquoi ? Ghinzu passe pour un groupe mégalo, ça te plait ? Ghinzu plait aux filles, comment te l’expliques-tu ? J’imagine que vous avez des groupies, c’est dur de résister ? Ces dernières années passées dans le tourbillon de Blow t’ont-t-elles permis de renouveler tes thèmes d’inspiration ? Il paraît que t’aimes pas qu’on vous compare à Muse, pourquoi ? Vous avez pourtant de nombreux points communs : la sympathie pour Queen dont on ressent l’influence dans Dream Maker, le gros rock chargé de prog et de cascades de piano, le romantisme apocalyptique, le goût des intitulés futuristes pompeux genre Interstellar Orgy, le chant trafiqué au mégaphone… D’où te viens ce côté « musique classique » que tu mets dans Ghinzu ? Au-delà de la musique vous avez un univers visuel très développé, c’est important pour toi l’image en plus de la musique ? Cet univers est très bling bling SF. Pour toi être rock c’est se prendre pour un super héro milliardaire ? Pour des rockers vous n’êtes plus tout jeune, vous avez des femmes, des enfants, des illusions perdues : quelles ambition as-tu pour Ghinzu ? Tu te vois durer encore longtemps ? »

John Stargasm je te l’aurais cuisiné avec tout ça. Il serait dit : « Enfin un mec qui connaît son affaire. Restons. » Et il aurait eu raison car j’en aurais eu encore en stock des questions, même des moins perso : « Avez-vous essayé de doter Mirror Mirror d’un hit du calibre de Do You Read Me ? pour lui assurer une bonne visibilité radio/télé ? Avec son onirisme léthargique qui se défragmente petit à petit en délire psyché le superbe dernier morceau de Mirror Mirror m’a fait penser à Kick Up The Fire, And Let The Flames Break Loose, le deuxième album de feu The Cooper Temple Clause. Connais-tu ce groupe ? Vos disques me font l’effet d’être des « blockbuster intelligent » comme on l’a dit de la trilogie Matrix. Qu’en penses-tu ? Pourquoi comme Archive semblez-vous avoir des facilités à placer vos morceaux dans les BO des films Europacorp. Vous êtes potes avec Luc Besson ? Cherchez-vous à supplanter dEUS et Venus réunis, les deux groupes phares du rock belge ?»

A quoi bon poser toutes ces questions à un bassiste incapable de se rappeler pourquoi son disque s’appelle Mirror Mirror ? Ce n’est pas lui l’ego du groupe, c’est John. John qui a les concepts, les clefs du château. Mais quand même, ne pas savoir répondre à ça, ça la fout mal. Comme ça la foutrait mal qu’un père ne sache plus pourquoi son fils porte tel nom et pas tel autre. Alors pour le sens des textes, je pouvais repasser. Ça aussi c’est John, et un peu Greg parfois, et Mika il s’y implique d’autant moins que ça se fait en toute fin de processus, à un moment où il a déjà fait son taf. Il continue de passer au studio, écoute les prises de chant, mais il a déjà la tête ailleurs.

On m’a dit que j’avais eu de la chance d’avoir eu Mika plutôt que John. Que John était dur avec les journalistes, le genre à garder Ray Ban et délivrer un festival de non réponses dans le plus pur style rockeur bas du front. Même qu’il avait fait ça la veille devant les caméras de CD’aujourd’hui. Mais non, là il aurait pas pu. Parce que je suis Sylvain (un faux journaliste) et que je n’ai pas de caméras (il n’y a que devant elles qu’il fait son numéro). Parce que je n’ai que moi et ma sincère envie de parler de ce qui l’habite, j’aurais su le dompter, l’amadouer.

La porte de la loge s’est ouverte sur un épais nuage de fumée. Un grand type mince aux courts cheveux poivre et sel en est sorti : Mika Hasson. Mika « Nagazaki » Hasson. Ça m’a surpris : je n’avais jamais pensé que ces mecs pouvaient avoir 40 ans, ou presque.

Pourtant ce soir, ça se verra que les mecs n’ont plus l’invincible furie de leur 20 ni de leur 30 ans. Ils peineront à porter leur vaisseau rock, une entreprise qui ne pardonne pas le sous régime. Et ce sera con. Con de voir John s’escrimer en signes à l’attention de son équipe technique et ces morceaux ne pas vraiment s’embrasser, décoller, alors qu’ils devraient nous arracher la tête. Il le sentira John, il le sentira qu’il est en deçà de son personnage rock frimeur, il en ôtera donc vite ses Ray Ban pour mieux s’offrir au public et se nourrir de sa clameur. C’est lui, le public, qui fera le concert. Lui qui, invincible, le sauvera in extremis dans sa deuxième partie, allant jusqu’à chanter le refrain de Do You Read Me ? comme si Ghinzu c’était Bruel. Lui qui, enfin, décrochera trois rappels, Mine (roulage de pétard à ma droite), Blow (« C’est définitivement mes dieux », une fille à ma gauche) et I Wanna Be Your Dog (« John je t’aime », une autre, plus loin). 22h30. Rideau. De la sueur partout. Globalement content.

18h. Flashback en loge. Le Mika qui me fait face n’est peut-être que bassiste du groupe et pas un jeune chien fou, au moins il fume pas que du tabac. Qui sait, peut-être que l’entretien va être marrant. Propice à moult délires et confessions. Mais j’ai eu comme un doute quand la porte se referme.

Bonjour Mika. Je suis là pour Gonzaï. Connais-tu ce site ?

Non. Gonzaï ça vient de gonzo ? D’Hunter S. Thompson ?

Oui. Gonzai vise à remettre du gonzo dans le journalisme rock. Mais dis-moi, d’où connais-tu Hunter S. Thompson ?

John, Fabrice (l’ancien batteur) et moi avions un groupe qui s’appelait Las Vegas Parano. C’était notre guitariste de l’époque qui nous avait fait découvrir ce bouquin. Et comme on en n’avait pas à ce moment-là, c’est devenu le nom de notre groupe.  C’est marrant parce que Las Vegas Parano ça ne veut rien dire parce qu’en anglais parano ne se dit pas parano mais paranoïd. Mais bon on s’en fichait un peu car on n’avait pas prétention à devenir un groupe international. Après d’Hunter S. Thompson j’ai lu La grande chasse au requin et j’ai vu Las Vegas Parano en film. Il est pas mal mais il est moins drôle que le livre.

Las Vegas Parano, c’est le groupe d’avant Ghinzu ?

Oui, ça a duré de 94 à 97. On a sorti un EP chez Sony. On a fait une cinquantaine de concerts, dont la plupart dans des maisons de jeunes en Flandre. On gagnait l’équivalent de 1000 francs français qu’on allait dépenser le soir même dans un bar karaoké. John reprenait du Elvis en enchaînant vodka sur vodka. A l’époque notre son était plus typé années 90, post grunge. On avait un guitariste métal et comme j’ai horreur du metal j’essayais de le contrer avec des basses plus mélodiques. Quand on a splitté John nous a dit qu’on se reverrait bientôt. Un jour il m’a appelé. Ils avaient déjà fait une répète. Ghinzu était sur le point de naître.

En France on vous a découvert à la sortie de Blow en 2004 et non à la sortie d’Electronic Jacuzzi en 2000. Dans les magazines on voyait 5 types réunis sous le nom de couteaux cuisine japonais et portant des perruques afro. Peux-tu me dire d’où est venu ce délire ?

Tout est venu par hasard le jour de notre premier show télé sur la chaîne locale Télé Bruxelles. A l’époque on n’avait ni nom ni album. D’ailleurs on n’était même pas vraiment invité dans cette émission puisqu’on était là en remplacement d’un autre groupe. Et le nom de Ghinzu est venu de Sanderson, notre contrebassiste. Il nous a fait : « Hey les gars, j’ai une chouette idée de nom de groupe : Ginsu 2000 ». Je ne connaissais pas cette marque, mais c’était une bonne idée en effet. On l’a juste un peu trafiquée pour se l’approprier.

A vos débuts le groupe comptait un contrebassiste ?!

Oui et il est parti parce qu’en tant qu’américain sans travail il était un peu illégal en Belgique. Parce qu’à l’époque Ghinzu n’était pas un travail, ça ne rapportait rien. Ce n’est qu’à partir de Blow qu’on a commencé à être un peu payé pour nos concerts. Et assez pour rémunérer une équipe technique au lieu d’exploiter des gens motivés le temps d’un concert ou deux.

Et donc les perruques ?

John en a trouvé une comme ça dans les loges de l’émission et il a décidé de la mettre pour la notre première apparition télé. C’est son côté fou-fou. D’ailleurs à ce jour-là à l’interview il a raconté n’importe quoi. Bref, on a trouvé que c’était un signe fort, sympa et on a donc décidé qu’on mettrait tous des perruques afro pour nos concerts suivants. Et voilà ça a duré 4 ans.

Ghinzu a de vraies racines rock. On le sent dans votre musique comme à l’évocation de ces petits détails et anecdotes sur Elvis, les perruques afro, Las Vegas Parano. Mais chez vous on dirait qu’il y a aussi tout un délire science-fiction. De qui vient-il ?

Oui, il y a de ça. ça vient de John et moi. On est assez branché science-fiction même si on n’a pas les mêmes goûts en la matière. Lui est plus Star Wars et manga alors que moi je suis plus la vraie SF anglo-saxonne. J’aime par exemple Philippe K. Dick et Dan Simmons. Et John Brunner ! Il faut lire Tous à Zanzibar de John Brunner, l’histoire a un prisme hallucinant et elle se passe en 2009 !

Chez vous cet ancrage musical assez « rock SF » est renforcé par un univers visuel fort et bien développé. Qui gère l’image du groupe ?

C’est plutôt John, avec notre ami Ben qui est là.

Bonjour Ben. Tu gères donc de l’image du groupe…

Ben : Oui, je m’occupe de leur com’ online, de leurs pochettes de disques, des affiches…

Parlons-en. En ce moment dans le métro parisien circule une affiche du groupe pour la promo de Mirror Mirror et de leur prochain concert. On y voit John micro en main avec des rayons lasers lui sortant des yeux. Ghinzu c’est un groupe de X men ?!

Ben : Elle a un côté cinématographique qu’on retrouve aussi dans les light show technoïd futuristes que le groupe utilise sur scène. Mais même là les mecs restent en costards noirs. Ghinzu ça doit rester classe.

Mika : Pour la pochette de Mirror Mirror j’ai d’ailleurs entendu dire qu’on avait plagié la pochette d’un disque du groupe Battles, mais ce n’est pas le cas parce qu’on ne connaissait pas leur disque. Et sur cette photo on montre notre vrai local et c’est le bordel.

C’est le bordel mais il y a tout de même un côté bling bling et SF à exposer toute la technologie que vous possédez ! Une idée de puissance et de richesse s’y exprime…

Mika : Pourtant on voulait au contraire montrer qu’il n’y a rien de glam là-dedans. On voulait montrer le côté brut…

Ben : Cette photo c’est juste un bureau éclairé aux néons. Il n’y a pas de mise en scène.

Mika : On a juste mis 2-3 morceaux de miroirs cassés par terre

Ok. Venons-en donc plus précisément à ce Mirror Mirror. On ne peut pas en parler sans revenir un peu sur Blow. Ce disque a eu un succès retentissant pour le groupe mineur que vous étiez à l’époque. Un succès amplement mérité vu le niveau du disque. Ce succès a-t-il dépassé vos espérances ?

Mika : Un peu, oui. On avait enregistré le premier album pour nous, sans savoir s’il sortirait un jour, et c’est un peu dans cet état d’esprit qu’on a fait Blow. On avait juste un peu plus d’attentes dans la mesure où entre temps on s’était plus fait connaître en Belgique et même en France en donnant 2-3 concerts sur Paris. On avait quelques fans. On s’est donc dit qu’on allait essayer d’être plus soigneux sur ce deuxième album, qu’il fallait qu’on progresse. Et voilà. Je ne sais pas vraiment ce qu’il en est pour les autres, mais effectivement Blow a dépassé mes attentes.

Le single Do You read Me est beaucoup passé en radio et en clip sur les chaînes musicales. 21st Century Crooners a illustré une pub pour le TGV et je crois même que d’autres morceaux ont été utilisés au cinéma.

Mika : Oui, Dragster Wave a servi la BO de Taken, Cockpit Inferno celle des Chevaliers du ciel, Til You Faint celle de Dikkenek et Blow celle d’un film flamand underground très gore qui s’appelle Ex Drummer. On a même signé une BO complètement originale pour Irina Palm, un film avec Marianne Faithfull.

Avec tout ça combien d’exemplaires de Blow avez-vous vendu ?

Mika : Environ 100 000, tout pays confondus.

Vous avez touché les Etats-Unis ?

Mika : Non, pas trop. Remarque la dernière fois je suis tombé sur un site qui commentait les Oscars. Le gars qui animait la soirée s’amusait à donner ses pronostics avant de décacheter les enveloppes et au moment d’élire la meilleure chanson de film, je ne sais plus qui a gagné, mais il a dit : « Je suis sûr qu’avant la fin de l’émission je vous trouve 5 chansons qui auraient largement mérité cet Oscar ». Et il a cité Dragster Wave, « by a vocalist named Ghinzu ».

Ben : Je peux me permettre d’intervenir à nouveau pour te donner quelques infos ?

Bien sûr !

Ben : En fait, on a quand même pas mal de retour des Etats-Unis grâce au placement de Dragster Wave sur le générique de fin de Taken car s’il a peu marché en France et en Europe il a été un des plus gros succès de film français aux Etats-Unis. D’un coup on a donc vu plein d’américains nous demander qui était le groupe qui faisait la musique du générique de fin de Taken et qui voulaient se procurer Blow sur le net.

Je trouve que la musique de Ghinzu a l’envergure pour mériter une sortie là-bas, aux States. Qu’en penses-tu Mika ?

C’est difficile de à dire quand tu es à l’intérieur du truc, surtout quand tu prends autant de temps pour faire un album. Nous quand on sort de studio on ne sait plus si ce qu’on a fait est bien ou pas. On a passé 2 ans sur Mirror Mirror, étalé sur différentes périodes, entre compos dans un chalet en Ardennes et retours au local de répète, retravaillant sans cesse les morceaux.

Composer Mirror Mirror fut-il laborieux ? Surtout au regard de la pression de devoir faire aussi bien que Blow ?

Non, on ne s’était pas fixé d’objectif précis donc ça n’a pas été laborieux pour ça, ça l’a juste été parce qu’on galère toujours pour pouvoir atteindre le résultat qui nous plait. On a tous des caractères très marqués et des goûts différents. Ça prend du temps à gérer… Mirror Mirror, on aurait très bien pu décider d’être encore en train de travailler dessus

Vous êtes une bande de perfectionnistes ?

Oui, même si on n’est pas spécialement de bons musiciens. Il n’y a que notre dernière recrue, Jean, le chanteur de Montevideo, un groupe qu’on a produit et un peu aidé, qui sache lire une partition. Donc voilà on n’est pas des techniciens de la musique. Par exemple, on ne sait pas te faire un solo à la Santana alors que dans tous les cafés concerts de blues du monde tu as plein de gars qui savent te faire ça. Nous on ne saura jamais et on n’en aucune envie.

Blow a en effet clairement montré que votre truc était de proposer des albums traversé par une vraie logique dramaturgique. Un voyage embrassant chaque titre et rendant caduque le concept de chanson. A mon humble avis, Mirror Mirror ne porte pas ce principe au point d’incandescence de son prédécesseur, mais il le reprend. Avec Mirror Mirror ne craigniez-vous pas de tenir une sorte de « Blow back »?

Non, parce qu’on n’a plus vraiment composé des morceaux dans le genre de ceux qu’il y a sur Blow. En plus depuis Blow la formation a changé. Kris Dane, guitariste-claviériste, et Fabrice, batteur, sont partis. Rien que pour ça on ne pouvait pas faire de Blow back.

www.myspace.com/ghinzu

 

 

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