Si vous aviez loupé la sortie du K7 de Tôle Froide en novembre dernier chez ABrecords et le Turc Mécanique (maison chérie du punk d’aujourd’hui), séance de rattrapage sur le petit recueil d’histoirettes punks et engagées.

L’album s’appelle K7. Parce que c’est une cassette, et si on en croit les filles, il « fallait bien qu’elles marquent quelque chose sur soundcloud ». On ne sait pas grand-chose de ces trois magiciennes mystérieuses, si ce n’est qu’elles s’appellent Leslie, Pauline et Morgane. La première est l’une des fondatrices d’ABrecords, petite maison Stéphanoise qui chaque mois sort un artiste de sa région (parmi lesquels Sierra Manhattan, Lady Fitness ou encore Régis Turner) également éditrice du bien nommé K7.
Evidemment, quand c’est un tel groupe qui sort son album sur cassette, ça ne fait pas le même effet que quand c’est une grosse machine qui surf sur le revival de l’objet analogique. Là c’est intime, ça donne envie de tendre l’oreille sur son walkman pour écouter ce que les voix qui chantonnent au loin ont à nous dire.

Les dix morceaux sont bricolés avec trois objets : un drum, un synthétiseur et une basse. Pas de guitare donc (est-ce ringard ?), mais le dénuement du son laisse la part belle au texte. C’est tant mieux parce qu’il vaut le détour, en disant tout bas ses sensations et réflexions sur les joies et peines intimes et les relations amoureuses pénibles (mais pas tant que ça parce qu’elles peuvent aussi bien se régler à coup de pied dans les couilles, comme quoi).

À l’intimité assumée s’ajoute la lutte heureuse, chantée avec une « énergie volcanique » et une « colère magique ». Combo gagnant, Tôle Froide affirme sans manières ni compromis son rejet de la tristesse, du patriarcat et de la Police Nationale. Un morceau est consacré à cette dernière et promet sans frissonner des chemises déchirées et des traits marqués face aux jets de lacrymo.

La reprise du culte « Maman a tort » de Mylène Farmer se cache dans également sur la tracklist. Papesse d’une sexualité sensible et ambiguë, voilà une bien sainte patronne sous lequel placer son album. L’autre égérie de K7, c’est l’institutrice au drapeau noir Louise Michel, la première des « Michel.les » à qui est pudiquement dédicacé le morceau d’ouverture de l’album.
K7 de Tôle Froide a donc de quoi réchauffer les cœurs, plier de la tôle (celle des voiture de flics si vous avez bien suivi) et faire rêver jeunes gens modernes et filles en fleur.

https://abrecords.bandcamp.com/album/k7

Soufflant le chaud et le froid, les filles de Tôle Froides sont à l’affiche du « festival des têtes brûlées », le Garage MU festival à la Station – Gare des Mines le vendredi 12 juin.

4 commentaires

  1. c vrai quand j’y passe ils/elles sont a block sur cogs, tres timides!!!!! mais avec leur cops alors la c le grand deballage de SAVOIR! Tres mediocre, pas a suivre !

  2. yo bro that true le guz leur demande un titre de tel aviv ils le cherchent en Allemagne, et n’ont pas dans les cogs donnes le ALGERIA suicide POVs NOUILLES !

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