15 mai 2017

C’est bien c’est nouveau : YOWL

La première chose qui frappe, c’est la voix de Gabriel Byrde. Posée et calme, elle devient profonde, puissante, voire alcoolisée. Viennent ensuite les paroles, qui reflètent leur vie. La vie. Celle de jeunes musiciens de Peckham, banlieue au sud de la capitale anglaise en pleine gentrification où les cafés bobo se mêlent aux taudis à peine fréquentables.

C’est là que YOWL puise son inspiration, entre la dureté de grandir, devoir faire des choix et l’espoir de s’en sortir. Un premier EP, « Before The Sleep Sets In » a vu le jour en novembre 2016. Et dedans, une pépite passée presque inaperçue : Saturday Drag. Une chanson qui emmène dans l’intimité du groupe. Une ballade presque, mais au goût du jour : violente, mélancolique, morose. Le rythme s’intensifie, la voix devient de plus en plus grave et on plonge directement dans leur univers. Le chanteur inonde de paroles comme si elles étaient insignifiantes. Pourtant, c’est tout l’inverse. Et c’est là la force de YOWL : des paroles délivrées d’une manière laconique, comme si le groupe s’en foutait, alors que les thèmes sont eux, lourds.

https://soundcloud.com/yowl-2/saturday-drag

Après une série de concerts au Royaume-Uni et quelques dates en compagnie des Espagnols déjantés de The Parrots, les jeunes Anglais sont de retour avec une nouvelle chanson : My Headache Likes To Speak. Toujours aussi tumultueux, YOWL s’impose en puissance. Les capacités vocales du chanteur sont encore plus exposées, les rythmes se font et se défont dans un joyeux foutoir musical où le punk s’entrelace avec l’indus et le rock. YOWL, le cri du cœur.

3 Comments Laisser un commentaire

  1. il ya au moins je crois 2 @ 3 groupes du même ‘genre’ rue myrha en France 18°, enfin encore le 18° pour combien de temps?

  2. hi, optimo grabbacçiones , thanks for the name, mate, i will dj’ing on friday June 16 in Biarritz with a lot of grrizzzy motors, be there , hopes this french presss, will covered the event.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

partages
Aller enHaut

Ca vient de sortir

Gérard Manset : « la poésie a déserté ce monde »

Aujourd'hui, l'octogénaire publie Je ne veux pas, concocté au cordeau

« Bâtards » de JB Hanak : Comme Harsh Noise au pays du soleil levant 

Quatre ans après Sales chiens, roman autobiographique, JB Hanak récidive

On a demandé à Ghinzu pourquoi il a fallu 17 ans pour sortir un nouveau disque

Avant la sortie de l'inespéré nouvel album W.O.W.A ce 29