Ils ont un nom de merde, un accent à couper au couteau, le cul entre 35 chaises et pourtant : ExParty réussit à conjuguer rock motorique, new wave maximale et post-punk anxieux. Revue express.
S’il y avait quelque chose qu’on n’avait pas mis dans notre bingo 2026, c’est bien la possibilité que l’un des plus beaux crushs de la saison débarque tout droit des terres maudites de Pau. Que voulez-vous ? Tout arrive.
Et c’est peu dire, car en plus d’une géographie terrifiante, le quartet ExParty ne veut pas que vous l’écoutiez : on a rarement vu une entité convoquer aussi bien le triptyque pochette horrible, blase oubliable et dégaines de collègues.
Pourtant, vraiment, prenez le temps d’appuyer sur ce putain de bouton Play.
Car ce qui marque d’abord dans l’album Mild Disconfort qui sort ces jours-ci en K7 sur Ganache et Coeur sur Toi, c’est son innocence vertigineuse. La bande a une manière passionnante de mêler obsession kraut, écriture presque pop, fulgurances 80 et anxiété 10’s dans un maelström étonnamment digeste et fonctionnel.
Au jeu des buzz words, invoquons pèle-mêle les angoisses furieuses de Delacave (ou plutôt de leur Chemin de la Honte), l’électricité de Gang of Four, les fantaisies mélodiques de Taxi Girl, le panache de Total Victory et l’épaisseur synthétique de Steeple Remove (putain, vous vous rappeliez, vous, que Gonzai était un label à une époque ?).
Le son de tout ce beau monde se croise au gré de morceaux qui filent à 10 000 à l’heure, dans un français terrifiant (« Parasite », cet énorme tube) ou dans un anglais au charme tout à fait Béarnais – ce qui, blague à part, ne vous dérange pas quand c’est un sombre groupe autrichien de 1983, alors ne venez pas chouiner.

Plus fort encore : tout ceci se croise sans jamais ne jamais tomber dans le simulacre, porté par une empreinte tout à fait singulière qu’il est, ma foi, jouissif de voir se dérouler au fil du tracklisting.
Bref, ne perdons pas plus de temps : le destin n’avait de toute évidence pas envie que vous écoutiez ce disque, mais nous oui. Alors allez le faire fissa.
POU! DIOU!
ça me rappelle ce groupe de montreuil : basic shapes
Xaviere le cormourant si t pas capable de gerer le service client, au moinsse change de t h on