Le temps d’une rotation complète autour du système solaire, le duo composé d’Olivier Lamm et Stéphane Laporte a peaufiné son deuxième album inspiré par Lucien Rudeaux, un méconnu astronome du 20ième siècle qui aimait à dessiner des paysages fantasmés d’autres planètes. Un peu plus près des étoiles, on écoute tout de suite.

« Maintenant que tous les genres, tous les objets, toutes les images semblent avoir été inventés sur la planète terre, levons la tête pour trouver dans l’espace ce que nous sommes incapable de rêver ici bas ». C’est le message qui semble être contenu dans le ballon-sonde de « Sur les autres mondes » d’Egyptology, disque de recherche en kosmische musik où les deux ingénieurs ont usé leurs neurones sur des équations complexes : s’éloigner au maximum des formats standards, proposer de longs voyages stroboscopiques sans tomber dans les trous noirs, et même rendre hommage au Vangelis de Blade Runner sur Fußadbrücke Auf Dem Mond, track épique de 20 minutes illustrant une course poursuite entre Rick Deckard et un Replicant fringué comme Eddy de Pretto.

Egyptology 11 avril 2014

La vérité du disque, pourtant, est ailleurs. Composé en hommage à Lucien Rudaux (à qui le disque emprunte une illustration de 1937 pour sa pochette), « Sur les autres mondes » cherche le futur dans le passé et puise dans les travaux d’un astronome et dessinateur français – ayant construit son propre observatoire en 1894 dans la propriété de ses parents – ce frisson cosmique que les plus belles photographies de Mars Curiosity ne parviendront jamais à retranscrire. Rudaux, bien avant l’apparition de la NASA et de Hubble, imaginait à quoi pourrait bien ressembler les autres mondes dans des illustrations finalement pas si éloignées que ça des travaux de Druillet.

Egyptology-frontcover
Plus d’un siècle plus tard, Egyptology a donc décidé d’en composer la B.O., elle aussi imaginaire, afin de renouer implicitement avec la « théorie des anciens astronautes » qui stipule que des civilisations extra-terrestres auraient visité jadis l’Egypte pour transmettre leurs connaissances en mathématiques, astronomie et architecture, et inspirés aux scribes ces dessins d’ovnis, de pistes d’atterrissage ou encore d’astronautes qu’on retrouve autour de hiéroglyphes ancestraux.

Moins neuneu que le script du Cinquième Elément de Besson, ce deuxième album froid et lointain raconte donc tous ces possibles en évitant les habituels sas de décompression. « Puisqu’il n’y a plus rien à gagner, il n’y a plus rien à perdre ». Un mantra cosmique qui aboutit aujourd’hui à un disque extra-terrible à écouter en fermant les yeux.

Egyptology // Sur les autres mondes // Sortie le 23 mars chez Hands In The Dark
http://handsinthedarkrecords.com/surlesautresmondes/

8 commentaires

  1. …euh….Lucien Rudaux « pas si éloigné de « Druillet….c’est vraiment ne rien connaitre au space art pour sortir des énormités comme ça. ça n’a surtout Absolument rien à voir, même si les deux sont de tres bon artistes. Je te conseille de regarder en ligne Chesley Bonnestel » et Syd Mead, qui eux sont les héritiers de Rudaux. Quand à Druillet, c’est plutot l’héritier de Gustave Doré et de Piranèse!
    faut dépasser un peu le sujet mec, tu parles d’art là, par de visuels pour France 2!

  2. un bon album ,je félicite Olivier Lamm et son compère. mes bon ,Mr lamn bosse pour libé ,et je fatigue un peu cher bester que tu chronique les albums de tes potes et de ton reseaux de connaisance,on aimerais qu’il y ai plus de pluralité sur Gonzai

  3. j’ai pris le temps de bien écouté ,l’album est excellent ,je vais tiré les oreilles a mon disquaire pour qui me le commande ,complimento au label Hands In The Dark d’avoir sortie ce disque ,qui je l’espere fera carrière à l’etranger aussi

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