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« Muance » : les peintures musicales de Chapelier Fou

Cinq EP et trois albums plus tard Chapelier fou débarque à l’heure du thé avec son nouvel album "Muance" ; ne vous y trompez pas, on est toujours sur du full instrumental.

Le futur musical : voilà la vision que l’on pouvait avoir de lui quand les premiers sampleurs et autres machines de mixage ont débarqué. Violon alto, clarinette et guitare pour ses musiciens, violon, guitare, mandoline, bouzouki, synthé et orgue farfisa pour lui. Telles sont les armes choisies par chapelier fou pour rider une fois encore la machine. Sonorité électro, intérieur classique, ouverture des samples sur des sonorités jazz be-bop, musique classique ou du monde, le surdoué de la musique dite « deltas » n’hésite pas à caser entre deux accords de violon des sons de flûte péruvienne, de bandoura ou encore de balalaïka.

Dit comme ça, ça peut ressembler à l’énumération d’ingrédients pour une recette ; et ça tombe bien parce que ce que nous a concocté pendant ces trois dernières années Louis Warynski (de son petit nom) est tout simplement le remède à la pression. Tu te poses dans ton canap’ ou dans ton lit, et là tu te laisses transporter dans son monde. Un monde merveilleux bercé de mélancolie, sans tomber dans le soporifique. T’es transporté, tu rêves les yeux ouverts, mais tu dors pas, j’te jure.

En fait cet album c’est de la peinture musicale. Chaque piste est un nouveau décor dans lequel on te plonge toi petit être perdu seul dans l’espace. C’est bizarre mais quand tu l’écoutes tu te sens comme Matthew McConaughey dans Interstellar, tu comprends pas vraiment ce qui t’arrive et t’as jamais vu ça, mais c’est magnifique et t’as pas envie que ça s’arrête. Alors t’as à peine le temps de dire ouf, que les onze titres sont déjà passés.

Chapelier fou // Muance // Ici d’ailleurs
icidailleurs.com/chapelier-fou

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