Avec un titre pareil, l'Américaine a bien compris qu'elle ne passera jamais en rotation sur NRJ. 

On peut passer ses journées à se lamenter sur le c’était mieux avant en se mouchant sur de vieux albums poussiéreux, mais on peut aussi se dire que l’existence de personnes comme Kaitlyn Aurelia Smith, en 2018, permet encore de vivre dans son époque sans avoir à écouter tous les produits à dates de consommation limitées. On n’avait pas forcément besoin d’une nouvelle preuve pour s’en convaincre, mais le titre Abstractions, premier morceau du jeune label crée par la musicienne, s’écoute comme on prendrait un paire de claques en aller-retour dans la gueule. D’un côté, la réminiscence des essais électroniques de Terry Riley dans les années 70 (comme quoi), de l’autre le versant planant et psyché des Allemands époque mur de Berlin.

Publié dans le cadre des Electronic Series, le morceau inaugure donc une série d’illustrations musicales « sensée accompagner des discussions existentielles entre une plante et un être humain« . Là, deux hypothèses : soit toutes les pièces du cerveau de Kaitlyn Aurelia Smith ne sont pas correctement allumées, soit la musicienne la plus perchée des Etats-Unis dispose d’un cortex où elle aurait abattu toutes les cloisons pour disposer d’un gigantesque loft avec plein de farfadets défoncés à l’intérieur. On penche pour la seconde option.

 

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