C'est une vieille tradition. J'enregistre tout sur Iphone 5. Jusqu'à ce qu'il me lâche en pleine interview. Les victimes du jour ? Frustration, fameux groupe de post-punk bien connu des lecteurs de Gonzaï.

Frustration, c’est la toute première référence et la meilleure vente du label Born Bad. Tout simplement. Je les retrouve à Saint-Ouen, à quelques dizaines de mètres de Paris, dans un local de répétition qu’ils partagent avec Vox Low. Immédiatement, j’ai le droit à un chaleureux « C’est Albert Poivron, c’est ça ? » suivi d’un lapidaire « De toute façon, les journalistes nous posent toujours les mêmes questions ». Nous voilà à l’aise. Et rhabillés pour l’hiver. Le nouveau bassiste du groupe, Pat, ressemble à un étrange croisement entre Josh Homme et Biff Tannen, la brute épaisse de Retour vers le futur. Ca promet. Ces furieux reviennent avec « Empires of Shame », un nouvel album qu’un William Miller surexcité aurait certainement qualifié d’incendiaire. Oui mais voilà, on n’est pas dans Almost Famous, et je n’ai plus quinze ans. Eux non plus d’ailleurs. Tant mieux, car on devrait pouvoir creuser un peu pendant l’interview. C’était sans compter sur mon matériel de merde made in California.

GONZAÏ : Au fait, j’enregistre toute l’interview. C’est plus simple. On va commencer par la question de base  : Pourquoi Frustration ?

Fabrice (chanteur) : Simple. Le groupe se forme en septembre 2002 avec la volonté d’être complètement prêt avant de faire un concert. On n’était pas du tout pressés de trouver un nom. On a répété pendant 7-8 mois. Sans nom. Plusieurs options arrivaient : The Pertinence, Automatic, etc. J’ai même gardé la liste chez moi. Pendant la canicule de 2003, je me suis retrouvé chez moi à écouter Crisis, un groupe dont on était tous fans. J’ai entendu leur morceau Frustration, et je me suis interrogé sur le sens du mot. Je me suis levé dans la torpeur, j’ai regardé la définition dans le dictionnaire. Ca correspondait bien à ce qui m’animait à ce moment-là. Je savais qu’un groupe de punk-rock s’appelait The Frustrations, et que The Outcasts, vieux groupe de punk, avait aussi sorti un morceau du même nom.

Junior (claviers) : Frustration, c’est aussi le titre d’un morceau d’un groupe de mods, Purple hearts.

Fabrice : A l’époque on était 4 sur 5 à adopter ce nom de suite. Sauf Manu, notre ancien bassiste, qui voulait qu’on s’appelle The Few. C’était aussi un très bon nom.

Finalement c’est un choix lié aux sonorités. Il y aurait pu avoir un vrai message dans ce nom.

Junior : On fait une musique de frustrés.

Fabrice : Je suis toujours en colère, mais je revendique rien. Les autres membres le sont aussi. On n’a pas choisi ce mot pour viser le marché international, même si ça se dit pareil dans plusieurs langues. Le mot me plaisait. Frustration, c’est être insatisfait d’une situation et tendre à ce qu’elle s’améliore. C’est un sentiment qui peut me rendre très virulent.

En quoi ce nouvel album est différent des précédents ?

Pat : Déjà, je suis là.

Fabrice : C’est vrai, c’est le premier album avec notre nouveau bassiste. Ca fait trois ans que Pat nous a rejoints. Il a déjà fait le 45 tours en français sorti il y a quelques mois. Pour ma part, c’est le premier album où tous les morceaux me plaisent et où le tracklisting a été arrêté aussi rapidement. Vous pouvez parler aussi, hein, vous autres.

Pat, Junior, Guitariste : non, non vas-y.

[A ce moment là, je ne me rends pas compte que l’enregistrement s’arrête. L’iphone m’a lâché. S’en suivent 20 minutes de question forcément hyper intelligentes et de réponses fulgurantes qui tombent de fait aux oubliettes de l’histoire. Ca m’apprendra à partir au front avec du matériel fabriqué en Californie]

… Cette interview devait initialement avoir lieu samedi dernier chez Jean-Baptiste Guillot, le boss du label Born Bad. Je crois qu’Olivier Lamm de Libération ou Lelo Jimmy Batista (rédacteur en chef de Noisey) étaient conviés. Êtes-vous des hommes de réseau ?

Fabrice : Je ne sais pas, mais on croise du monde, c’est sûr. On est surtout des mecs très curieux des choses. Par exemple, on est des gros acheteurs de disques et on aime bien écouter des trucs divers et variés. Je me rappelle la première fois où, pendant une tournée, les mecs de Cheveu et notre manager m’ont parlé de Beak. Une semaine après, le groupe passe à Paris. Grosse claque dans la gueule. Pour en revenir à ta question, c’est vrai qu’on connaît pas mal de gens parmi ceux qui nous interviewent. On sait par exemple que le grand patron des Inrockuptibles nous adore.

Pat : Ah bon ?

Fabrice : Oui. J’ai un pote qui est maquettiste là-bas, et il m’a dit que JD Beauvallet était super fan du groupe. Mais on n’a jamais eu un papier de 4 pages dedans parce que le reste de l’équipe des Inrockuptibles n’est pas super fan. C’est…

[Relachâge de l’iphone. Je lutte et réappuie sur record]

Sans vous faire injure, vous arrivez à un âge certain. Comment percevez-vous l’évolution du milieu indé depuis vos débuts ?

Fabrice : J’ai 51 ans. A mon humble avis, on a affaire à un petit essoufflement depuis un an. Mais dans les 7 ou 8 ans d’avant, on n’a jamais eu autant de groupes intéressants. Dans tous les styles.

Pat : J’ai aussi l’impression que ça se professionnalise de plus en plus. On le voit notamment avec les…

[Et fuck, le machin patauge à nouveau. Une vieille chaussette gorgée de pisse serait plus efficace pour enregistrer cet entretien. Faudra que je pense à demander au rédac chef de Gonzaï du matériel de haute technologie pour les prochaines fois, tiens. Je garde mon calme et relance de deux]

… Ca se professionnalise même sur l’organisation de tournées, etc. Merci internet. Tout est plus facile pour tout le monde. Dans l’indé, tout le monde a récupéré le truc. On sait faire, alors on y va. Par exemple, tout le monde peut fabriquer ses t-shirts, ses badges, son vinyle, etc. Ca va au-delà d’une professionnalisation de l’enregistrement. C’est toute la chaîne qui devient plus pro.

Fabrice : Tu peux sortir ton vinyle tout seul. Lundi dernier, il y avait Thurston Moore à un truc Red Bull. Ca m’a fait mal au cul, mais bon… Pour l’occasion, ils ont sorti un trois titres qui est super en plus. 

« Ca ne me ferait pas forcément rêver aujourd’hui de bosser avec Fred Perry, mais on le ferait»

A propos, que pensez-vous du sponsoring par les grandes marques, les Grolsch, Heineken ou Red Bull ? Ca manque un peu de classe et d’indépendance.

Fabrice : Ecoute, on a joué dans un évènement Red Bull à la Caserne à Bordeaux. Il faisait super chaud. Il y avait beaucoup de Red Bull à boire, et aucune bouteille d’eau, aucune bière. Mais on va pas cracher dans la soupe. On a bossé avec Agnès B et Le Coq Sportif. Ca s’est très bien passé à chaque fois. Ca ne me ferait pas forcément rêver aujourd’hui de bosser avec Fred Perry, mais on le ferait. Pas pour la boucherie Sanzot par contre.

Pat : Les trucs de sponsoring, c’est compliqué. Tu sens bien que les mecs veulent se faire une identité underground sur ton dos. Si un jour on me propose de faire un truc pour Nike, ça me ferait trop chier. Ce serait super dur de refuser autant d’argent mais bon, c’est Nike. Des mecs qui font bosser des petits chinois. Avec le sponsoring, c’est dur de rester intègre dans ce milieu où l’argent devient rare.

Fabrice : On n’a pas de thunes ! On n’en vit pas ! Donc on peut dire non parfois, et oui parfois.

Pat : On peut aussi dire fuck !

Fabrice : Pas forcément fuck, mais non merci. Quand on a fait le Coq sportif, on était très contents. Nike c’est différent, ils doivent fabriquer des chaussures avec de la peau de fesses de chefs de village. 

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Votre musique a déjà été placée dans des films ?

On a eu une belle expérience. On a bossé pour La guerre est déclarée de Valérie Donzelli. Le film commence par notre morceau Blind. Et il est bien, donc c’est cool. Elle venait à nos concerts avec Jeremy Elkaim, son ancien mari, mais je ne les connaissais pas. Depuis, j’ai parlé avec lui. Et il est très sympa. Si ça se reproduisait, j’en serais ravi. Pas pour être connu. On ne ressent pas le besoin de notoriété. Mais on aime bien être surpris. Jouer dans des endroits bizarres, dans des ambiances étranges. D’autres supports, c’est toujours bons à prendre. Entre faire un film et jouer pour Nike, il y a un monde. On a participé à plein de court-métrages de skate. On a donné un morceau à des gens qui n’avaient pas un rond sans aucun problème. On donne notre accord dans l’heure généralement. On sait où on met les pieds, on sait bien que ces mecs ne vont pas faire un film sur les scouts des années 40 avec Jean Genet, tu vois. Donc un gros film, oui. Si Tarantino ou Sofia Coppola déboulent et nous demandent de participer sans changer notre musique, aucun problème. Une pub ? Faut voir. D’autant qu’on s’est déjà fait enculer sur un morceau.

Ah bon, lequel ?

Un DJ qu’on connaît bien a utilisé des bribes du morceau Faster, Faster pour une pub de Mennen qui continue à passer depuis 5 ou 6 ans. On n’était pas contents sur le coup. Mais on dira pas son nom, même si je pense qu’il doit continuer à faire du fric avec.

Vous auriez donc dit oui à cette pub pour Mennen ?

Pat : C’est pas aussi simple. Le morceau existe déjà et c’est le label qui propose. Tu t’imagines toujours pouvoir dire non, mais il y a parfois la gestion des droits qui fait que tu n’es pas forcément le décideur.

Fabrice : Peugeot a demandé aux Cramps de faire un morceau. Quand j’ai vu la pub à la télé, je me suis pas dit que c’était des vendus. Même chose pour Hasil Adkins, par exemple. Je vois bien que tu tournes autour du pot depuis tout à l’heure alors je vais être clair. Oui, l’image de la marque serait importante dans notre décision. Personnellement, j’ai aucun orgueil là-dessus. Ca va faire rire les autres, mais je dirais oui à une campagne Lustucru où tu verrais des gens manger des pâtes sur Excess, Excess par exemple. Ca me gênerait pas. Ca ferait plutôt chier quelques amis qui nous disent déjà qu’on se la pète. Par contre, Nike, c’est niet.

Pat : On en reparlera si on nous fait une proposition la semaine prochaine. On a toujours besoin d’argent.

Fabrice : Et Lustucru, vous êtes pour ? Par contre je ne ferai pas une pub pour Red Bull.

Pat : Je suis plus Red Bull que Nike.

Fabrice : Pour moi, c’est la même chose. Et en même temps… Je ne peux pas blairer Orange, mais si on nous propose de faire une sonnerie pour eux, on aura peut-être du mal à dire non. On n’est pas DIY à cracher sur l’argent.

Junior : Jacno a bien fait Groquick. Alors ça va, hein.

Venons-en Born Bad. Vous êtes la meilleure vente du label et sa toute première référence. Quelles sont vos rapports avec Jean-Baptiste Guillot, aka JB Wizz, le patron du label ?

Fabrice : On a connu JB quand c’était un petit trou du cul de mod de 16 ans et demi.

Junior : Un mod de Saint-Germain-En-Laye !

Fabrice : Oui, mais bien sapé. Il n’usurpait pas son trip. Ouvert sur plein de choses, le punk, etc. Un passionné ouvert qui commençait à connaître beaucoup de gens. Sinon, c’est un mec qui était très très très pénible. Un type hyper curieux qui voulait tout connaître. La photo, les groupes, etc. Il voulait tout prendre. Mais pas pour se la péter. Il avait déjà décroché du psychobilly, de la Oi !, du rocksteady. On l’a rencontré dans les soirées. Il buvait énormément et parlait beaucoup en te postillonnant dans la gueule. Il ne t’écoutait pas mais le peu de choses qu’on lui disait, il enregistrait. Et puis il a vieilli, il s’est assagi sur certaines choses, parce qu’il a été obligé. 

JB Wizzz pour Standard magazine

Vous et lui, c’est le contrat de confiance. Comment s’est passé le premier contrat ?

On a signé avec notre sang. C’est notre Tony Wilson. Un mec branché.

Vous imaginez-vous sortir un disque ailleurs que chez Born Bad ?

Hein ? Attend… Le premier disque, le maxi 45, il est sorti en auto-produit. Chez Manic Depression, un tout petit label de potes. JB n’était pas sur le truc, il était en phase d’observations comme souvent. C’est pas un reproche, c’est normal puisqu’il veut quand même vendre ses disques. On avait d’autres groupes de potes qu’il a pas pris, par exemple. Chez Born Bad, les rapports sont sains. Les mecs qui prennent un avocat pour suivre tout ça se retrouvent vite un peu exclus parce que c’est pas la démarche du truc. Par contre, tout se fait dans un joyeux bordel. On ne sait pas combien on vend exactement. C’est hyper bordélique. C’est un fatras dans la tête de JB. Dans sa cave aussi d’ailleurs. Mais est-ce que finalement ça ne nous plaît pas un peu ? C’est comme la comptabilité dans le groupe.

Junior : ce qui est sain, c’est qu’on ne sait pas où on en est, mais lui non plus. J’ai vu des producteurs, notamment dans le reggae, qui gardaient les deux exemplaires du contrat. Eux savaient très bien combien vendait le mec en question.

C’est qui le responsable de la compta dans le groupe ?

Fabrice : On s’en fout, c’est pas intéressant.

Alors parlons un peu de l’album.

Oui, c’est plus intéressant que…

[L’iphone coupe à nouveau]

« Le problème de Sonic Youth, c’est pas la musique, c’est le public »

Sans vouloir vous interroger sur vos influences, j’ai quand même noté quelques noms en l’écoutant. Vous me dites ce que vous en pensez ? Par exemple, l’introduction du premier morceau, c’est du Sonic Youth pur jus.

Pat : Je trouve que ça ressemble pas du tout à Sonic Youth, mais bon…

Nicus (Guitariste, qu’on n’avait pas entendu jusque là) : Si, si, il y a une petite dissonance.

Junior : Ce qui serait plus gênant, c’est que tu nous parles de Placebo.

Fabrice : On est rarement d’accord sur les groupes. On n’a pas tous les mêmes goûts. Tu me dis Sonic Youth… Je suis un fan de la première heure, j’ai eu la chance de les voir avec juste Hüsker Dü en 1987. C’était la tournée où ils se sont fait piquer tout leur matos. J’ai connu le groupe dès son deuxième album, et tout de suite, il y a quelque chose qui m’a énormément gonflé là-dedans. Le problème de Sonic Youth, c’est pas la musique, c’est le public. Venant du hardcore, de la Oi ! et du post-punk, j’ai très vite détesté les gens qui écoutaient Sonic Youth. Parce qu’ils regardaient les autres comme si c’était de la merde. Ils avaient aussi cette culture du non-look qui m’exaspérait. A un moment, j’ai eu peur que ça déteigne sur un groupe qu’on adore, Shellac. Mais heureusement, ce groupe était trop bon pour l’espèce de merde estudiantine pourrie qui se gargarisait de Sonic Youth. Les bobos et les hipsters du moment pouvaient pas comprendre Shellac ou Slint. Ils nous ont laissé My Bloody Valentine et Cocteau Twins parce que c’était trop vulgaire. Même si je déteste les Smiths, j’arrive à avoir aujourd’hui de l’indulgence pour les gens qui les écoutent. C’est souvent des gens biens qui n’ont pas pris un virage serré vers la pop pure après une période post-punk ou cold-wave. C’est respectable. Même si je sais que c’est pas grave d’écouter ABC, Go west des Pet Shop Boys ou Heaven 17. Alors que ceux qui écoutent Sonic Youth sont des super méga trouducs. Il y a une spécificité française là-dessus d’ailleurs. Dans les autres pays, Sonic Youth est considéré comme une sorte de Velvet qui aurait réussi. En France, c’est différent. Je sais pas d’où ça vient même si j’ai un avis sur tout.

Junior : T’as surtout un avis.

Fabrice : Je pense que plein de gens sont passés à côté de ce groupe parce qu’ils pensaient que c’étaient un groupe de trous de balles.

Pat : C’est exactement mon cas ! J’avais vraiment l’impression que c’était une musique élitiste.

Fabrice : Moi j’étais avec des potes qui écoutaient Agnostic Front ou Black Flag. Ils me disaient tout le temps « Ta gueule Fab, tu nous prends la tête avec Sonic Youth ». J’adorais ce groupe jusqu’à « Washing Machine ». Crême brûlée ou 100 %, c’est des morceaux incroyables. Et puis j’ai commencé à moins les apprécier. J’ai fini par les revoir à l’Elysée Montmartre, et là, j’avais juste envie de gifler tout le monde dans la salle.

Tu as parfois une diction qui rappelle Mark E. Smith de The Fall.

Fabrice : Sur les premiers disques de Frustration, c’est évident. Maintenant, je me sens beaucoup plus libre. Je cherche plus à faire du machin ou du bidule. On a forcément des influences, et je suis une véritable éponge. Après je vais pas te dire qu’on a été influencés par un tel ou un tel, c’est pas mon job.

« J’ai été ceinture violette de judo. J’ai aussi été enfant de choeur mais on s’en carre l’oignon »

C’est vrai mais votre musique est une émanation de la new-wave, du post-punk. Vous avez plus de 40 ans, mais j’ai l’impression que faites la même musique qu’à 15 ans.

Fabrice : Je pense que Junior va être d’accord avec moi. Quand Enola Gay d’Orchestral Manoeuvre in the Dark est sorti et que ça a été un succès planétaire, je ne connaissais pas le premier, ‘Electricity’. Les snobs n’employaient pas encore le terme mainstream, mais te disaient que c’était la musique que tu trouvais chez Euromarché. Et moi j’adorais ça.

Junior : J’adorais aussi Mad World de Tears for Fears.

Fabrice : Peut-être pas quand même…Mais on n’est pas snobs. J’adore One Step Beyond de Madness. Ca ne me gêne absolument pas. On est des gros fans d’AC-DC et de Rose Tatoo. Je trouve le son de « Nevermind » incroyable, même si je suis pas un amateur du disque. Pat est fan parce qu’il est plus jeune que nous.

Frustration_Nevermind

Junior : I just can’t get enough de Depeche Mode…

Fabrice : C’est génial !

Pat : J’ai jamais été fan de ça par contre.

Fabrice : Le premier ZZ Top aussi, c’est énorme.

Junior : Pour synthétiser, la réponse à ta question est évidemment oui. On fait la musique qu’on aurait adoré entendre à 15 ans. Voire qu’on faisait déjà à cet âge.

Pat : Je ne suis pas d’accord avec ça.

Junior : C’est parce que t’as pas le même âge que nous. Je te ferai écouter une cassette de ce que je faisais à 15 ans et tu seras surpris.

Votre musique est « tendue », c’est une « violence tout en retenue ». C’est écrit sur le site de votre label. Faites-vous du sport pour garder la forme ?

Fabrice : Du sport ?? C’est le deuxième gros mot que tu prononces avec indé depuis le début de l’interview. A trois, tu payes la prochaine tournée.

Junior : Moi j’en fais. Avant je faisais de la basse et c’était physique. Depuis que je suis derrière les synthés, je sors tout frais de scène pendant qu’eux sortent en transpiration.

Pat : Le sport, c’est pas fait pour nous.

Fabrice : Là aussi, on s’en fout. J’ai été ceinture violette de judo. J’ai aussi été enfant de choeur mais on s’en carre l’oignon.

FRUSTRATION /// Empires of shame // Born Bad (sortie le 14 octobre)
En concert les 12 et 13 octobre à la Maroquinerie, le 4 novembre avec les Liminanas à Angouême (La Nef) 

 

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