Année présidentielle oblige, Gonzaï fêtera en 2017 ses dix ans d’existence avec une nouvelle campagne d’abonnement qui se clôture le 16 décembre prochain. Notre programme : continuer d’emmerder le monde avec un magazine pop qui fête aussi la fin de son premier quinquennat. Ton bulletin de vote, comme toujours, c’est la croyance en nous.

Vous n’imaginez pas le temps qu’il faut chaque année pour écrire ces lignes. Non pas que le fait de tout remettre en question soit une corvée, ni que se mettre à poil avec ces campagnes d’abonnement sur Ulule nous empêche de dormir. La véritable pénibilité de l’exercice, lorsqu’on se veut à la fois média, organisateur de soirées et label, c’est parfois l’incapacité à parler correctement de soi-même. Nos détracteurs, qui croient souvent que Gonzaï est un repaire d’abrutis à l’égo surdimensionné, en seront pour leur argent. Mais voilà : comme chaque année, lorsque vient le moment de prendre la parole pour inciter nos lecteurs à se ré-engager pour que ce magazine atypique (on le pense vraiment) continue d’exister, les brouillons s’entassent sur le bureau comme autant de premiers jets foirés. Putain, mais comment expliquer simplement que nous sommes fiers de torcher tous les deux mois ce canard et que sans la réussite de ces campagnes d’abonnement, rien n’est possible ?

Couv-2013-2016

A chaque année son challenge. En 2017, Gonzaï fêtera ses dix ans (le site a été crée en mars 2007 dans une chambre d’étudiant) et sa cinquième année d’existence en tant que magazine. Inutile de sortir les violons pour écrire qu’on ne pensait certainement pas être encore là après tant de temps. Faisons plutôt l’inventaire des actions concrètes : des centaines d’articles, autant de portraits de nos idoles que de satyres des gens qu’on maudit, une passion jamais démentie depuis nos débuts pour la contre-culture déviante et une certaine idée de la résistance aux traitement fainéants. Mais ce n’est pas tout : Gonzaï c’est aussi des centaines de soirées organisées partout en France, plus de 20 sorties (digitale et vinyle) sur sa branche label et enfin presque 20 numéros papier dont certains, visiblement, déjà collector. La forfanterie voudrait qu’on s’accapare pleinement ce micro-succès d’estime, mais la vérité – attention là ça vous concerne – c’est que toutes ces nuits blanches à trimer n’ont de sens que si vous êtes assez nombreux pour lire, écouter et adhérer à nos professions de foi.

Pas de grand chambardement ni de « nouvelle formule » pour 2017 : nous continuerons à vous proposer une alternative à la presse actuelle grâce à des bouclages souvent rocambolesques où la moitié de l’équipe souvent s’étripe pour tirer le meilleur jus autour de cendriers souvent plein. Une petite nouveauté pour les collectionneurs, cela dit : la sortie d’un troisième tome anthologique avec la compilation des meilleures photos shootées pour Gonzaï depuis 2010.

Tout le programme est à découvrir en cliquant ICI ou ci-dessous. On aurait évidemment pu rédiger un joli communiqué factuel au ton neutre, engager un(e) attaché de presse pour faire le boulot à notre place et booster le buzz grâce à des post Facebook sponsorisés, mais la vérité, encore, c’est que nous en sommes incapables. Nous tenons férocement à ce bricolage ; il est la preuve que ce magazine, comme tout ce que nous faisons depuis dix ans, est humain avant d’être un business. Et qu’on laisse à d’autres les joies du publirédactionnel et des accroches de couverture mettant en scène des stars transparentes comme des portes vitrées. Nos promesses pour une presse indépendante en 2017, c’est maintenant. Et c’est à toi de voter.

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