A 64 ans, l’anglais sort d’un long coma artistique de 17 ans en solo et réussit un blast électronique qui sonne presque comme du Aphex Twin diffusé à Ibiza aux heures creuses, vers 14H38.

Quelque part, Chris Carter est le chainon manquant entre le crane chevelu qui veut transpirer et le cerveau qui aimerait danser sans perdre trop de points de QI. Ca fait plus de 40 ans que ça dure. D’abord avec Throbbing Gristle pour le chapitre industrielle, puis avec Chris & Cosey, duo fondé avec l’autre membre de TG, Cosey Fanni Tutti, qui lui permettra d’éclairer brièvement les années 80 avec une funky racée, complètement tordue et annonciatrice à sa manière de l’Acid House tendance SM.

Trente ans après avoir révolutionner le genre, Chris Carter annonce « Chris Carter’s Chemistry Lessons Volume 1 », à paraître le 30 mars ; un album composé de 25 morceaux qui tend à prouver que l’ancien ingénieur du son de la télé anglaise n’a absolument rien perdu de sa capacité à brouiller les signaux. « On devrait y sentir l’influence de la vieille musique folk anglaise, et l’esprit radiophonique des 60’s ». Le premier extrait, Blissters, est tellement hypnotique qu’on l’échange contre toute la discographie de Brian Eno ces cinq dernières années, et si vous aimé les séquenceurs Kraftwerk plaqués sur des petites touchettes de Boards of Canada, alors l’info de ce comeback devrait donner à votre début année un gout moins pourri que prévu.

Rappelons qu’il est impératif d’avoir au moins écouté « Songs of love & Lust » et « Exotica » de Chris & Cosey avant ses 40 ans, au risque d’avoir non seulement raté sa vie, mais aussi sa mort.

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