La chanteuse, aussi directrice du festival Rock in the Barn (Eure), sortira fin novembre un deuxième album intitulé « Deep Rest » enregistré dans une période sombre à base de mélancolie, de ruptures, d’addiction et de dépression. En exclu, on vous présente le titre Swedish Man, inspiré par une rencontre avec le musicien Herman Dune.
La musique française est-elle en train de « Zaho de Sagazaniser » ? C’est une évidence. Et il suffit de voir les jeunes artistes qui suivent la Française (genre Claude, Sam Sauvage, Pamela, Johnny Jane, etc.) pour se rendre compte de l’influence qu’elle peut avoir sur la nouvelle génération.
Est-ce qu’Agathe Plaisance suit également le mouvement ? « En même temps, ça va avec l’époque : on a accès à plein de machines, de synthés et des ordinateurs ultra-performants qui peuvent remplacer tout un orchestre », avance l’artiste de 26 ans. Mais pour elle, cette volonté de tendre vers une musique plus électronique est un projet qui a mûri au fil du temps. « Cette envie se dessinait déjà dans le premier album « Beautiful Damages » avec des morceaux comme Tracker Dog ou Witches Boom ». Agathe n’est donc pas une suiveuse.
Durant un an et demi, la chanteuse a composé, réécrit, trituré et mis en boîte huit morceaux aux côtés d’Arthur Guegan dans un studio situé à Evreux, l’Octopus Garden, nommé en référence à Alain Souchon — ça va on blague, calmez-vous. « Musicalement, ce disque est plus dense et plus audacieux, avec une place plus forte donnée à l’électronique et aux textures sombres. C’est un album très personnel : mélancolie, addiction, départs, ruptures, dépression… En fait, les chansons ont été écrites ou réécrites pendant une période assez sombre de ma vie », confesse la jeune musicienne.
La conception a été laborieuse. Le résultat est somptueux : « Deep Rest » est un album funèbre, ténébreux, menaçant et intrépide qui mêle une écriture folk avec des arrangements synthétiques minimalistes et froids. Les frappes sont méticuleuses, les coups poing sont ravageurs et les morceaux s’enchaînent sans perdre le rythme.

Pour situer, on est entre Aldous Harding, Michelle Gurevich, Nico et Genesis P-Orridge, avec des morceaux qui sonnent comme si Lael Neale avait produit un disque avec Geoff Barrow de Portishead aux manettes. Du Anika, mais en moins chelou. « La folk c’est ma base : l’écriture guitare-voix, les mélodies dépouillées. L’électro, c’est l’envol, la fièvre. L’électronique ouvre des espaces plus larges, plus vertigineux. Ça apporte de la profondeur et de la tension. Ça fait basculer la douceur vers un autre monde, ça passe par le corps. C’est ma façon à moi de faire du rock », explique Agathe.
Le premier extrait de l’album, intitulé Black Haired Boy, est sorti il y a trois mois. Un morceau sur lequel Agathe explore des nouvelles sonorités plus dures et violentes tout en gardant le contrôle, avec un chant à la fois distant, blasé et imperturbable. Le second single, Swedish Man, garde les mêmes éléments. Mais la voix se réchauffe et l’ambiance globale donne moins envie de gober des anti-dépresseurs. De toute manière, « Deep Rest » est un album qui oscille constamment entre la cold-wave, la folk et les musiques électroniques, avec des chansons faussement douces (Old Friend, This Morning, Deep Rest), de la bagarre (Black Haired Boy, Wine) et des bidouillages noises hypnotiques (Cocaïne). Le genre de disque qui débarque de nulle part et qui réalise un braquage méthodique quasi-parfait. Spoiler : Agathe a même gardé les meilleurs titres sous le coude pour la sortie de l’album.
Finalement, est-ce qu’Agathe Plaisance pourrait devenir la nouvelle punk française que l’on n’attendait pas ? Sa réponse : « Je ne sais pas si je suis la nouvelle punk française, mais il y a quelque chose de cet esprit qui me porte. J’ai de la rage et de la colère en constante maturation à l’intérieur de moi, et il y a de quoi la nourrir avec tout ce qui se passe dans le monde en ce moment. » Elle reste modeste, mais on a quand même envie d’y croire.
L’album « Deep Rest » sortira le 28 novembre sur December Square

Je continue a balancer entre abbaTésles & zzstop
hé la soso binet scalpleureuse c pas d grèves c une guerre quil faut dominer!
connes chics dans les prés! si messieursdames les commantateurs s’inquietent des reunions avec des anciens ministrs demissionaires, c& que peut etre ces ministres reste chez lecornu le taiseux …
ces gamines ont toutes la meme gueule/accoutrement
Sirah merda gauchiste indé pour emousser les bobs
en attendant les ‘meuffes’ du XV prennent une raclée a la mi_temps
‘tu’ drones ?